Tribune libre - Ecrit par admin le Mercredi 14 mai 2008 22:40 - 2 Commentaires

GRANDEUR ET DÉCADENCE

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Pourquoi le monde musulman est paralysé?

15 Mai 2008

Les violons n’ont jamais été accordés

C’est au niveau politique, des libertés fondamentales, de la justice sociale et des rapports entre l’Etat et la société que les réformes décisives attendent d’être menées.

Même si la situation est hétérogène, que des progrès ici ou là sont bien visibles, et qu’il représente une sorte de dernier résistant moral aux dérives de notre temps, le monde musulman, dans sa forme contemporaine, est comme paralysé, en retard et dépendant. Tout en pratiquant l’esprit critique, il doit sortir du sous-développement, se réformer en profondeur et s’arrimer au mouvement du monde.
Certains considèrent que sur le fond se pose le problème des valeurs, de l’universalité, de l’ouverture au changement et à la différence. L’histoire est parfois mythe, légende sublimée ou dénigrée, et non point laboratoire créant le présent et l’avenir.Sur le plan pratique et sociologique interne, le conservatisme et l’inculture semblent dominer, en raison des courants archaïques et rentiers qui freinent la dynamique de progrès, et à cause des effets pervers de la colonisation et du contexte international marqué par le désordre et le recul du droit. Sur le plan théorique, par contre, la possibilité de produire une autre modernité, de conjuguer le spécifique et l’universel, de progresser et d’échanger avec les autres le savoir est une donnée évidemment irréfutable. Le rapport à l’universel s’énonce tout au long du Coran. La question se présente sous la forme du binôme unité/pluralité. Le rapport à l’autre différent est au centre de l’épreuve de la vie. En premier lieu, la différence est une épreuve naturelle, un don et un mystère: «Si Dieu l’avait voulu, dit le Coran, Il aurait fait de vous une seule communauté. Mais Il voulait vous éprouver en Ses dons. Faites assaut de bonnes actions vers Dieu. En Lui pour vous tous est le retour. Il vous informera de ce qu’il en est de vos divergences.» Personne n’a le monopole de la vérité, on a besoin les uns des autres pour se développer. La fermeture est une voie sans issue. Faisant une analyse de contenu du Livre fondateur des musulmans, le Coran, Jacques Berque en parle ainsi: «Unité se manifestant en diversité, ou diversité se résolvant en unité, ce Message unitaire constitue un trait essentiel de la forme et du fond.» La majorité des 6200 versets a trait à la question de la connaissance, de la pluralité, de l’ouverture: «Méditez, observez Nos signes (…) Nous avons créé tout cela en vérité», précise le Coran. La structure mentale du musulman devrait donc être éclairée en profondeur par la pédagogie de réflexion sur la pluralité du monde.

Tout appelle à l’ouverture dans la vigilance
La première dimension qui illustre ce sens de l’ouverture est liée à un point visé par la révélation: l’égalité foncière des êtres humains. Il est rappelé avec clarté, que les êtres humains sont de la même espèce, ont la même origine et le même devenir: le retour au Dieu unique, créateur de la vie. Le Coran s’adresse à toute l’humanité sans exclusive. L’autre est mon semblable: l’autre est d’abord le même. L’égalité foncière des êtres est première. Il est inévitable qu’entre des hommes qui descendent d’un ancêtre unique, il y ait sur le plan de la prime nature (la fitra), une espèce d’union (muwassala), une nécessaire fréquentation (mukhalata) qui entraînent forcément un partage pour progresser. Pour un musulman authentique, il est logique d’être imprégné de l’idée que les êtres humains sont semblables dans leur humanité, à partir d’une racine unique et pour une destinée commune. De ce fait, il est vital de respecter les autres êtres humains dans un bénéfice mutuel. Ainsi, chercher à bénéficier de leurs expériences et de tirer des leçons de leurs réussites et difficultés dans la vigilance, est un devoir. Tout appelle à l’ouverture dans la vigilance
Ainsi, pour les musulmans raisonnables, tous les hommes sont égaux par leur humanité, même si le Coran distingue les croyants (en général) et ceux qui ne croient pas. Mais le fait de faire mention de ces derniers, qu’Il appelle infidèles, dénégateurs, oublieux, ingrats, montre que leur existence n’est pas niée. Ils peuvent, par l’exercice de la raison, accéder à des formes objectives de maîtrise du réel. Les règles du jeu sur terre (mais il ne s’agit pas d’un jeu) restent valables pour tous, croyants et incroyants. Sur ce point, il est significatif que le mouvement soit celui de la tolérance foncière et de l’ouverture.
Le Coran dit: «Que celui qui le veut croie, que celui qui le veut soit un incroyant.» La différence réside dans le fait que le Message se décline en promesses en direction des croyants et en menaces à l’adresse des incroyants. Mais Dieu seul connaît le secret des coeurs: nul être humain n’a le droit de se faire le juge d’un autre. Dans ce sens, la Révélation s’adresse à toute l’humanité sans exception, c’est le caractère universel du Message.
La deuxième dimension qui fonde le sens de l’universel, de l’ouverture et de la prise de conscience du caractère essentiel de la relation au devenir, c’est le fait que chacun est responsable. D’où qu’il n’y a pas d’institutions cléricales en Islam et chacun doit interpréter et raisonner. Assumer la difficulté du vivre, c’est s’engager dans la confiance, raisonnablement, sens de la foi. Cet engagement signifie effort, raisonnement, mouvement, travail et non point fatalisme et soumission passive. La vie doit être reçue par la raison, pas seulement par le coeur.
Exercer sa raison est le propre de l’homme afin d’atteindre l’universel et élever la condition humaine. Quarante-cinq fois le concept de raison est cité par le Coran qui précise «Ceux qui savent sont-ils semblables à ceux qui ne savent pas?». Ce privilège de l’intelligence et le besoin de la recherche commune avec les autres peuples est inscrit au coeur même du bien-fondé du Message: «Si Nous avons fait de vous des peuples et des tribus, c’est en vue de votre connaissance mutuelle. Le plus digne au regard de Dieu, c’est celui qui se prémunit davantage.» Il s’agit de pratiquer l’ouverture, l’interconnaissance par l’exercice du dénominateur commun, la raison; il s’agit de réfléchir sur la meilleure façon d’apprendre à vivre et de sortir des mythes et des fables pour civiliser et développer la société humaine. La pratique de l’interconnaissance comme objet de l’existence, la prise de conscience que l’exister se présente sous la forme d’une logique à découvrir et du rapport unité-pluralité, voilà qui est conforté par de nombreuses orientations majeures qui incitent à la réflexion et résonnent dans la mémoire. Certes, sans écoute de l’Appel qui retentit de l’infini, en nous ou par la révélation, mais aussi sans travail rationnel par l’échange et le débat, aucun peuple ne peut progresser et réaliser l’équilibre.
La troisième dimension majeure qui devrait orienter la structure mentale des musulmans est la question de la liberté, elle se résume en un verset décisif: «Pas de contrainte en religion.» Croire relève du mystère de l’âme, de la liberté de conscience, de la responsabilité de chacun, de l’intimité du coeur, de la prédisposition du caractère. Le Coran précise: «Il ne t’appartient pas de juger de leurs intentions, comme il ne leur appartient pas de juger les tiennes; (…) doux, humain, enclin à l’indulgence, adresse-toi à eux avec douceur.» Un célèbre dire authentique du Prophète (hadith) exprime avec éclat sa position sur la question de la différence: «La différence/divergence est une miséricorde», dit-il, ce qui signifie qu’elle est un axe clef du projet pour l’humanité. Sa dénégation est une faute, sa reconnaissance est un bienfait, tout en se gardant de relativisme, de toute confusion.
Selon l’Islam, en droite ligne du monothéisme, la liberté est le fondement de l’existence. Le respect de la liberté de l’autre, c’est la reconnaissance à la fois de sa singularité, tout être est unique. L’être humain a une dignité, une histoire et un devenir propre. La liberté de pensée est la condition du progrès. Certes, il n’y a pas de liberté sans loi, ni de valeurs communes sans responsabilité, mais on doit respecter la liberté de création, de critique et de recherche scientifique. L’épreuve de la vie, l’existence elle-même est portée par la liberté, le risque du vivre, en conséquence la contrainte, sans raison, est irrecevable. Refuser la créativité, l’opinion différente, le raisonnement objectif, c’est s’inscrire dans la dénégation. Les savants savaient que tout n’est pas religieux. La civilisation musulmane a orienté vers le vrai, et dominé le monde par sa tolérance et son esprit scientifique. Sans nostalgie, ni passéisme, on peut affirmer que c’est un argument historique irréfutable, que rien sur le plan des références originelles n’empêche le progrès scientifique aujourd’hui pour nos sociétés. Bien au contraire, nos sources recèlent des richesses, qui peuvent nous permettre de réinventer une nouvelle civilisation. Cependant, les obstacles sont nombreux.

L’absence de débats démocratiques
Certains considèrent qu’ils sont culturels, qu’il faut sortir des carcans religieux, des traditions fermées, et sclérosées. Lorsqu’on parcourt, comme Ibn Khaldoun, l’histoire dans cette région du monde, on constate que la décadence s’enclenche quand le système est rattaché uniquement à un souverain, un groupe ou une dynastie sans base. La marginalisation des individus et des peuples, l’absence de la prise en compte de leur situation culturelle, économique, sociale, de leurs besoins et aspirations aboutit au sous-développement. Les peuples réalisent leur autonomie relative de décision après une critique en règle des systèmes qui monopolisent les pouvoirs. D’autres affirment qu’il faut imiter l’Occident qui domine le monde sur la base du savoir technique. D’autres enfin prétendent que l’économie est le nerf de la guerre, qu’il faut se remettre au travail. Ces points de vue ont une part de vérité. Mais, il faut se rendre compte que, premièrement, tous les problèmes se posent en même temps. Une seule dimension ne peut résoudre la question du développement et de la civilisation.
Deuxièmement, la crise est générale, d’abord en Occident dont le modèle marchand s’éprouve en impasse et risque la déshumanisation, malgré des prodigieux progrès. Troisièmement, le point faible des sociétés musulmanes est politique. C’est d’injustice que se plaignent les citoyens. C’est au niveau politique, des libertés fondamentales, de la justice sociale et des rapports entre l’Etat et la société que les réformes décisives attendent d’être menées. L’absence de bonne gouvernance, de participation, de projet de société cohérent pose des problèmes d’avenir. Au centre de ce débat, l’école, la question des élites, celle des compétences et des ressources humaines.
Tant que l’on craint l’émergence de nouvelles élites, que l’on refuse les débats, on restera dépendants. Soumettre à la volonté de quelques-uns la masse des musulmans est un procédé qui ne peut plus fonctionner. La preuve: les taux d’abstention réels aux «élections» dans la plupart de ces pays. Sortir du sous-développement? C’est évidemment possible, mais cela relève d’une responsabilité collective et nécessite un prix, celui des ruptures et non du changement dans la continuité.
L’histoire des musulmans de notre temps est malheureuse dans la mesure, non pas où elle connaît, comme les autres, des avancées et des reculs, mais du fait que la fuite en avant persiste, et dans une sorte de malédiction, ne se manifeste pas la possibilité de tirer une leçon des impasses et paralysies. Cette possibilité s’appelle la démocratie. Le désespoir des nouvelles générations, la crise de confiance à l’égard des responsables, et le doute vis-à-vis d’eux-mêmes sont dus à l’absence de débats démocratiques.

(*) Professeur des Universités
Site www.mustapha-cherif.net

Mustapha CHERIF


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abouwalidReply to this comment
mai 16, 2008 18:59

Bonjour, M. Mustapha CHERIF

Je viens de lire votre article paru dans le journal l’expression d’aujourd’hui ( 15.05.08) intitulé

‘ pourquoi le monde musulman est paralysé ‘

A la lecture de cet article, je n’ai pas pu m’empêcher de vous écrire, pour vous donner mon point de vue, qui est le suivant ;

Dans votre écrit,

Vous appelez les musulmans à reconnaitre l’existence de l’autre, alors que c’est l’autre qui ne veut pas nous reconnaitre, puisqu’il nous voit ceux d’entre nous qui sont attachés à leur religion comme des êtres attardés et obscurs, et par-dessus tout, comme terroristes potentiels.

Vous appelez à un rapprochement culturel entre les peuples, alors que l’autre peuple ne cesse de nous humilier en blasphémant sur nos valeurs religieuses.

Vous appelez à une coopération dans le domaine de données universelles, alors qe l’autre ne reconnait que ses données et ce sont celles là uniquement qui sont universelles, comme si aucune donnée d’origine musulmanes n’est valable, ( alors que leurs données, sont reprises sur celles des musulmans ).

Vous parlez de dialogue des civilisations, alors seul que leur civilisation est valable, ( exemple l’interdiction du port du foulard ) imaginez un seul instant une jeune française habitant en arabie séoudite et fréquentant l’école arabe, et qui sera obligée de porter le foulard pour s’intégrer avec le reste des élèves, je sais qu’il y aura une levée de bouclier et on parlera de la liberté de culte et d’expression ( peut être même d’acte terroriste).

Et les exemples sont légion.

Maintenant, pour répondre à votre questionnement, je vous dirai que le monde musulman est paralysé et il sera ainsi ( peut être s’aggravera au fur à mesure des années ) et la faute nous incombent à nous tous et particulièrement à nos ulémas et penseurs et ce parc que nous nous sommes éloignés de la voie d’ALLAH.

Pour l’exemple, je vous cite la situation suivante par analogie.
Imaginons un père ayant un fils qui ne fait que des choses blâmables toute la journée, au lieu de le punir, son père l’encourage d’une manière indirecte en lui donnant tout ce dont il a besoin, et ce malgré qu’il n’est pas d’accord avec ce qu’il fait, le fils continuera dans sa voie, puisque son père lui donne tout

Maintenant, imaginons l’inverse, c’est-à-dire que le père au lieu de tout donner à son fils, lui coupe tout pour lui rappeler qu’il n’est pas d’accord avec ce qu’il fait, là le fils se posera la question et essaiera de se corriger pour avoir les faveurs de son père.

Maintenant, revenons à nous les musulmans, c’est la même chose avec notre créateur ( ALLAH ), il nous envoie des messages pour nous dire qu’il n’est pas d’accord avec ce qu’on est entrain de faire, et si on veut retrouver la paix, la quiétude, l’épanouissement et le développement, nous devons nous poser la même question que le fils pour retrouver les faveurs d’ALLAH.

Sinon, comment expliquer que lorsqu’un musulmans travaillant pour les autres réussie, et lorsqu’il travaille pour son pays échoue.
Maintenant, revenons à nos ulémas et penseurs islamiques, qui de ces deux catégories des gens a soulevé un des problèmes d’illicité que vit un pays musulman .

Par exemlpe en ALGERIE, qui de vous tous a parlé des choses suivantes :
1 – L’usure pratiquée par nos banques, alors que la religion de l’état est l’islam et les banques sont gérées par des musulmans
2 - De la fabrication et de la commercialisation des boissons alcoolisées, (alors l’état à fait du vin MASCARA une fierté nationale)
3 – L’immortalisation du de nos programmes de télévisions
Etc…

Maintenant revenons à vous, sans vouloir vous juger, j’ai noté un fait qui ne m’a pas plus, c’est votre visite chez le pape, alors qu’il vient de dire des choses méchantes sur notre Prophète ( QSSSL).

Surtout que les média ont fait de cette visite un scoop, comme si vous vous êtes rendu à un rdv avec Dieu, alors que normalement c’est lui ( le pape ) qui doit vous courir après pour vous voir et non l’inverse, un proverbe dit ( ezz rouhek izzek n’ness ).

Voila Monsieur mustapha CHERIF , je vous ai donné mon point de vue, sans vouloir vous offensé ni porter un jugement sur votre illustre personnalité, car je ne suis ni de taille ni de niveau.

Salutations distinguées

Abouwalid.

MimiReply to this comment
mai 17, 2008 15:11

Salam Alaykoum Monsieur abouwalid,

Après lecture de votre commentaire adressé à M. Mustapha CHERIF je tiens tout simplement à vous soutenir dans vos dire, car je suis complètement d’accord sur ce que vous avez énoncé mais je tiens à apporter mon point de vu sur le port du voile que vous avez bien voulu inclure dans votre commentaire et je vous en remerci.

Et je m’adresse aussi à vous M. Mustapha CHERIF avec tous mes respects.

Qui des ulémas ? et Dieu sait combien il en existent de par le monde est venu manifester sont mécontement et revendiquer le non d’accord contre cette loi stupide lorsque ces hommes de loi voulaient la faire entrer en vigueur d’autant plus qu’ils ont réussi à le faire, comme si il fallait une loi pour nous les musulmanes qui le portons avec convictions sincère pour Dieu pour être d’accord en même temps sur cette loi et d’enlever son foulard pour entrer dans les normes selon lesquelles qu’il faille suivre le chemin des non croyantes et pratiquantes pour être considéré comme un être normal et répondant aux critères de la modernité et moi je dis NON et NON je ne suis pas d’accord ???

Je suis pour la modernité, mais de là à aller oublier ses propres valeurs, ses origines, ses convictions et pratiques religieuses qui incombent à la musulmane et bien je suis contre.

Et malheureusement ces hommes de loi ont bien ris car ils ont réussi à imposer cette loi aux pauvres musulmanes qui n’avaient comme choix que d’enlever celui-ci à contrecoeur d’ailleur à défaut de se voir reffuser une scolarité normale, un travail même avec diplômes et expériences à l’appui ……. Se sont vu obligées de faire un choix et bcq ont opté pour garder leur foulard (hijjab) quoi qu’il advienne et d’autres sous contrainte de l’enlever sous peine d’être expulsées de leur travail ou d’autres de l’enlever parce que elles y étaient obligées vu que elles sont seules à subvenir à leurs besoins comme par exemple celles qui ont des enfants à charge etc … Et bcq le font à contrecoeur sans être à l’aise du tout vis à vis de Dieu mais juste par obligation.

Et après ça vous dites que : c’est Haram d’enlever son foulard pour travailler, c’est Haram d’enlever son foulard pour suivre des études etc ….. le Haram vous l’imposer bcq à la femme mais vous vous oubliez; il est Haram à vous aussi les ulémas et penseurs islamiques de vous croiser les bras et de dire tjrs OUI à ceux qui veulent nous imposer leurs lois avec lesquelles on est pas forcément d’accord.

Dites moi pourquoi ils n’ont pas fait une loi interdisant le port du décolleté plongeant, de la mini jupe, du string qui dépasse de leur soit disant vêtement etc …. Alors qu’ils ont fait une loi interdisant un simple foulard qui n’a comme faute que sa DECENCE ???

Où est la télérance ?, le dialogue ?, le respect de civilisation ?, la reconnaissance de la différence de l’autre ?, le respect de l’autre ?, de sa culture ? , de sa religion et pratique ?, où est la non discrimination ?, où est la fraternité ?, ….. De la part de l’AUTRE vis à vis de nous Musulmans et musulmanes ??????

On dirait que l’être humain musulman est constamment obligé de se justifier du pourquoi du comment, du comment du pourquoi, etc … alors qu’il est tout à fait normal pour ceux qui ne sont pas musulmans de ne pas se jutifier du tout, est ce que c’est normal ça et bien NON ce n’est pas normal .

Ils veulent tjrs nous faire porter le chapeau que c’est nous les mauvais, nous les criminels, nous les méchants, nous les terroristes, nous les différents, c’est nous qui devont nous intégrer à eux etc etc … mais ça oubli que c’est eux qui ne veulent pas s’intégrer à nous, nous accèpter avec nos différences, notre couleur etc etc tout ça parce que on est juste différent de part notre religion et pratique alors que nous musulmans on se considèrent depuis tjrs et à ce jour semblable à tout le monde puisque c’est NOTRE SAINT CORAN QUI LE DIT : “Si Dieu l’avait voulu, dit le Coran, Il aurait fait de vous une seule communauté mais IL a fait différentes communautés pour que vous vous accèptiez avec vos différences; car c’est dans la différence qu’il y a enrichissement”.

Salam Alaykoum Ourahmatou Allah Oubarakatouh.

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