Postit - Ecrit par admin le Mardi 2 septembre 2008 22:31 - 2 Commentaires

”Le poids du passé et la vision de l’histoire en Algérie”

Nous publions sur la page Tribune libre, un texte du Professeur Gilbert Meynier, sur la vision,bien souvent étriquée, malheureusement, de l’histoire de l’Algérie. La manipulation et l’occultation de notre histoire, par des apprentis sorciers qui voulaient une ”version” compatible avec leur discours, ont gommé de notre mémoire collective et de notre perception de nous mêmes, des siècles entiers de notre histoire. Merci à notre ami Gilbert Meynier de nous avoir fait parvenir ce texte lumineux.D.B


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Hanif Ait miniReply to this comment
sept 3, 2008 4:40

L’occultation d’une partie de notre histoire ancienne et contemporaine et la désinformation sont une réalité.

Le Maghreb a voulu avec le Kharijisme concilier islam et démocratie et les mouahidisme concilier islam et rationalité

Le premier fût farouchement combattu et les ibadites descendants de la dynastie rostomite qui prônent tolérance un islam non maraboutique, rationnel, universel, libéré de la main mise de l’orient qui prêche travail et moral, qui ont essayé de faire de leur rite une expression du nationalisme berbère ont connu durant leur tragique histoire pogrome, exode, persécution et continuent à subir jusqu’à présent préjugé, marginalisation,

les derniers événement de Berriane s’inscrivent dans cette politique. Avec l’installation des populations .étrangères à la région du Mzab et qui différent socialement, culturellement linguistiquement on vise à dissoudre et cassé le terroir ibadite, pourtant classé patrimoine culturel international par l’UNESCO.

Les fondements politiques d’el mohadisme qui constitue certainement la période la plus riche culturellement et la plus brillante de notre histoire musulmane qui a produit de grands génies tels que Averroès Ibn Baja, Ibn Toumart, Ali Ibn Moumen,, sont totalement .ignorés dans les manuels d’histoire..

Cette aliénation à l’orient et conspiration du silence sur les parties les plus glorieuses de notre histoire ont aggravé notre crise identitaire et empêché au Maghreb notamment à l’Algérie d’être l’interface et le pont entre l’Orient et L’occident comme c’est le cas pour la Turquie et La Tunisie.

Notre berbérité fût durant des siècles une tare, un handicap qu’on essaye d’enfouir dans notre subconscient et de cacher , pour accéder au pouvoir politique, il fallait exhiber son arabité, on assisté une vaste opération de falsification de nos arbres généalogiques jamais enregistré ailleurs, tout les marabouts même les berbères kabyles ont découvert qu’ils sont descendants de Moulay Idriss, de Fatima…

De même après 1962 le critère d’ancien Moudjahid fut le seul à être exigé pour accéder à toute fonction politique et même économique ou administratif, on assiste à la profusion de faux anciens moujahids qui ont colonisé et gangréné les institutions de l’Etat

La période turque fût elle aussi faussée et glorifiée outre mesure Beaucoup d’historiens notamment les arabisants (Ahmed Taoufik El Madani, Mouloud N’Ait Kacem un autre berbère) parle de l’Etat algérien durant la colonisation ou protectorat Othoman. La présence à Alger des consuls et non des ambassadeurs occident démontre le contraire. Ces prétendus historiens ont par contrer totalement ignoré Le grand Emir Abdelkader, homme de savoir, foi de cœur, d’Etat, de combat et de tolérance qui a aurait pu servir de guide et d’exemple pour nos « dirigeants «

Enfin, l’histoire contemporaine connaît elle aussi des falsifications regrettables et inadmissibles, la marginalisation de Massali El Hadj père du nationalisme algérien et de son mouvement et nationalistes qui l’ont soutenu, ainsi que Farhat Abbas et d’autres hommes politiques engagés et intègres est une aberration et injustice

adminReply to this comment
sept 9, 2008 11:45

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