Actuel * - Ecrit par admin le Jeudi 28 août 2008 11:46 - 24 Commentaires

Interview integrale du Professeur Addi Lahouari par El Khabar

L’Algérie ressemblera à la Somalie, dans dix ans, si jamais… »

elkhabar2thumbnail1.jpg- En lisant votre réponse à mohamed chafik mesbah publiée sur les colonnes du « soir d’algerie », on en deduit que le pouvoir est à l’origine de tous les maux du pays, vu l’absence d’autonomie syndicale et de séparation des pouvoirs…
Mais ces mêmes conditions n’existent pas chez nos voisins et les différents pays arabes. Cela ne les a pas empêchés de réaliser des progrès en matière de productivité de et savoir faire. Toutes les études aujourd’hui disent que le citoyen tunisien est le plus qualifié dans la région nord Africaine par exemple. Comment expiquez vous cela ?

Réponse : Je ne crois pas que les pays arabes que vous citez, notamment la Tunisie et le Maroc, soient des pays développés ou démocratiques. La situation est moins explosive qu’en Algérie, mais ces pays sont confrontés aux mêmes problèmes que nous rencontrons. En quoi réside la différence ? Au Maroc, en Tunisie ou en Egypte, il n’y a pas comme chez nous la division entre pouvoir réel détenu par l’armée et pouvoir formel représenté par le président et le gouvernement. Cette structure bi-polaire du pouvoir d’Etat que nous avons héritée de la guerre de libération est génératrice de dysfonctionnement de l’autorité centrale et de paralysie de l’administration. Depuis la mort de Houari Boumédiène, le pays est sans direction politique visible. Ni Chadli, ni Zéroual ne s’étaient imposés à ceux qui les avaient désignés à la fonction de Président. L’armée refuse un leader charismatique même s’il sort de ses rangs et elle refuse aussi des élections libres. Le système politique algérien ne ressemble à aucun autre dans le monde.

II - L’expérience du pluralisme politique en Algerie a démontré que le régime est prés à accepter le changement. Mais l’opposition ne veut pas dépasser ses préjugés par rapport à ce régime en proposant des solutions concrètes aux problèmes du pays. Ne pensez vous pas qu’il est temps de se liberer de la problématique de la légitimité historique du régime pour que celui-ci se liberer de ce complexe ?

R. Il n’y a pas de pluralisme en Algérie. Après octobre 1988, il y a eu des réformes qui devaient introduire le pluralisme mais les changements ont été superficiels parce que l’armée a refusé une transition vers un système avec alternance électorale. L’armée n’accepte que les partis qui la reconnaissent comme seule source du pouvoir. C’est pourquoi elle a rejeté le contrat de Rome signé par des partis qui échappaient à son contrôle. L’analyse des partis confirme cette hypothèse. Il y a trois partis de l’administration : le FLN, le RND et le MSP. Ils obéissent aux injonctions de l’administration et occupent l’Assemblée nationale après des élections truquées. C’est l’administration qui répartit entre eux les sièges de députés. Il y a deux partis d’opposition : le FIS et le FFS. Le premier a versé dans la violence après des élections qu’il a gagnées et a été dissout ; le second est marginalisé et interdit dans les médias. Il y a deux autres partis dont la position est ambiguë. Le RCD est un parti d’opposition aux islamistes, qu’ils soient dans le gouvernement ou dans l’opposition. Il a pendant un moment soutenu le régime et il semble aujourd’hui prendre ses distances, ce qui lui vaut de ne pas être présent dans les médias. Le PT n’existe qu’à travers de la forte personnalité de son leader, Louiza Hanoune. Elle est très présente dans les médias qui relaient chacune de ses conférences de presse. Pourquoi ? Parce qu’elle ne représente aucun danger pour le régime. Au contraire, elle sert de vitrine démocratique. En conclusion, le régime algérien n’accepte pas de partis d’opposition susceptibles de gagner les élections. Le pluralisme est un pluralisme de façade qui n’a aucune réalité.


Question : le FFS et le RCD sont boycottés par les médias publics ces dernières années, mais beaucoup de journaux privés continuent à couvrir leurs activités. Vous ne pensez pas que ces journaux ont échappés au contrôle du pouvoir ?

Réponse : Aucun journal privé n’échappe au contrôle du pouvoir puisque l’impression des journaux et la publicité relèvent du monopole de l’Etat. Ce sont des moyens de pression que les directeurs de journaux craignent. Les journaux ont le droit de critiquer le pouvoir formel, mais pas le pouvoir réel dans sa lutte contre le terrorisme qui est inefficace.
Quant au FFS et au RCD, ils sont rarement sollicités par la presse écrite pour donner leurs points de vue sur la situation politique et sécuritaire du pays, bien que de temps en temps leurs communiqués soient publiés.

Question : Bouteflika s’est il imposé à ceux qui l’ont désigné ?

Réponse : Bouteflika n’a aucune autorité et il ne s’est pas imposé à ceux qui l’ont fait roi. La situation politique est identique à celle de 1999 avec le terrorisme qui tue encore et la situation sociale et économique de la population s’est détériorée malgré l’augmentation des ressources financières de l’Etat. Son silence sur les attentats terroristes est un message à la population pour lui signifier qu’il n’a pas la capacité de demander des comptes sur la gestion de la lutte anti-terroriste aux responsables des services de sécurité.

III- Que voulez vous dire par « institutionnaliser les pouvoirs sociaux » ? Les syndicats et « ONG » d’une manière générale ? Les structures sociales traditionnelles ?…

Réponse. Dans toute société humaine, il y a des conflits, des intérêts divergents et des pouvoirs sociaux. J’appelle pouvoir social la formalisation des intérêts socio-professionnels dans la société comme le pouvoir économique, le pouvoir syndical, le pouvoir religieux, etc. Ces pouvoirs sont sociaux et non politiques parce qu’ils ne participent pas aux élections comme les partis. Leur existence, leurs libertés et leur fonctionnement dépendent de la liberté politique garantie par la Constitution et protégée par la séparation des pouvoirs : exécutif, législatif et judiciaire. Une société ne peut pas se développer aujourd’hui si les pouvoirs sociaux ne sont pas reconnus et protégés par la loi. Aucun Etat arabe ne les reconnaît officiellement et c’est pourquoi il n’y a pas un seul Etat arabe qu’on pourrait qualifier d’Etat de droit. Dans tous les Etats arabes, c’est le pouvoir exécutif qui prime. La sociétérépond alors soit par la passivité, soit par les émeutes.


Question : les « ARCHS » sont un pouvoir social qui a tenté de se substituer aux partis politiques en Kabylie. Bouteflika a réactivé les « ZAOUIAS », qui représentent aussi un pouvoir social et religieux, à des fins électorales. L’institutionnalisation des pouvoirs sociaux est donc en cours. N’est pas ?

Réponse : Les archs se sont constitués en Kabylie parce que les partis politiques n’ont pas été en mesure de jouer leur rôle de partis d’opposition. Quand on ferme le champ politique aux partis, la rue intervient sous forme d’émeutes. L’institutionnalisation des pouvoirs sociaux n’est pas en cours, puisque la liberté syndicale est interdite et le pouvoir judiciaire n’est pas autonome.
Quant à la réactivation des zaouiates, cela s’inscrit dans une stratégie de neutralisation des islamistes dont le bastion est dans les villes. Avant la colonisation, l’islam des villes était l’allié du pouvoir central et l’islam rural, avec les saints belliqueux, était une menace. Aujourd’hui, c’est l’inverse. L’islam urbain est contestataire et l’islam rural est pacifique parce qu’il a perdu sa force militaire, la tribu. L’islam rural n’a pas la force pour s’opposer à l’islam urbain. Le siba est désormais dans la ville, dans les quartiers populaires prêts à s’enflammer.


IV- Pensez vous que le DRS continue à contrôler la société Algérienne à tous les niveaux ?

Réponse : Il est interdit de faire de la politique en Algérie. Et si vous faites de la politique, vous aurez affaire au DRS qui est une police politique. Qu’est-ce que faire la politique ? C’est élire librement le président de la république et les députés en leur qualité de détenteurs de l’autorité publique. Or en Algérie le président est désigné par une dizaine d’officiers généraux et les députés sont choisis par l’administration parmi ses trois partis, le RND, le FLN et le MSP. Si un citoyen conteste ce schéma, il aura affaire au DRS.


V- Si c’est le cas, qui pourra succéder au DRS ? Voyez-vous un parti politique en Algerie capable d’imposer ses règles ?

Il ne s’agit pas de succéder au DRS qui est une institution de l’Etat et qui ne devrait s’occuper que de sa mission : l’espionnage et le contre-espionnage. Il n’a pas à infiltrer les partis, syndicats et les journaux privés. Ce n’est pas son rôle, si toutefois on veut que l’Algérie soit un Etat de droit. Le DRS, qui est un service de l’armée, appartient à tous les Algériens. Il doit protéger l’Etat contre les étrangers et non contre les Algériens qui cherchent à l’occuper par les élections. La solution pour revenir à votre question est de reconnaître officiellement les partis d’opposition et d’organiser des élections à travers lesquelles l’électorat choisit ses représentants.


VI- le pouvoir de l’argent pourrait il succéder au DRS ?

Aucune société ne peut empêcher ses membres de désirer d’accumuler de l’argent. L’URSS a essayé de le faire et elle s’est effondrée 70 ans après ; la Chine a libéralisé son économie et a demandé à ses citoyens de s’enrichir par les activités privées. Chez nous, des fortunes colossales se constituent dans l’illégalité la plus totale avec la complicité d’officiers supérieurs qu’aucun juge ne peut convoquer. L’affaire Khalifa est un très grand scandale qui a porté atteinte aux intérêts de l’économie nationale mais les auteurs des détournements sont encore en fonction. . L’accumulation des richesses en plus ne provient pas du travail productif mais de la spéculation. Elle est d’ailleurs interdite aux citoyens ordinaires parce que sans piston, la douane, les impôts, la justice, et tous les autres services de l’Etat n’offrent pas un cadre favorable à l’investissement privé. Ce sont des services gangrenés par la corruption qui décourage toutes activité productive. La seule solution est de rendre la justice autonome ; ainsi, les citoyens pourront se défendre contre les fonctionnaires corrompus.

VII- pensez-vous que si on avait laissé le FIS siéger à l’APN avec une majorité écrasante en 92, l’Algerie serais dans une situation meilleur que celle qu’on connaît aujourd’hui ?

Personne ne peut répondre à votre question parce que personne n’a la capacité de prévoir ce qui se serait passé si les élections n’avaient pas été annulées. Par contre, nous pouvons dire que si en décembre 1991, le scrutin était à la proportionnelle et non à la majorité des deux tours, - ce que ne voulait pas l’armée – le FIS n’aurait eu que 33% des députés de l’Assemblée nationale et il aurait été obligé de chercher une alliance avec le FLN ou le FFS qui auraient posé leurs conditions. On aurait eu dix ans de crise gouvernementale (ce n’est pas grave, l’Italie est en crise gouvernementale depuis 1946) et on aurait évité les 200 000 morts et la perte de confiance dans les institutions.


VIII- le régime ne veut pas de leader ni de l’état de droit, mais la société aussi. Exemple les Algériens considère que donner des pots de vin pour fuir les impôts, la douane… est acte juste parce que le régime est corrompu et surtout parce que les impôts « harame » ?

Il y a un vide politique en Algérie et les institutions ne véhiculent pas l’autorité qui est la leur. Le président n’a pas le pouvoir que lui confère la Constitution, les ministres n’ont aucune autorité et cela se transmet à tous les échelons de l’administration gouvernementale. Dans cette situation, certains fonctionnaires essaient de tirer profit de leurs fonctions. La corruption se généralise, le citoyen perd confiance et perd l’esprit civique. L’Algérie est devenue une jungle. Le plus fort prend la plus grande part. Vous ne pouvez pas faire diriger un peuple qui a fait une révolution populaire (1954-1962) par un service de sécurité. Les Algériens expriment un besoin d’Etat de droit et il faut le satisfaire sinon dans dix ans le pays ressemblera à la Somalie.

Question : pourquoi vous avez choisi l’exemple de la somalie

Réponse : Personne ne souhaite que l’Algérie ressemble à la Somalie, mais si jamais les émeutes locales prennent une dimension nationale, ce sera l’anarchie et ce sera la somalisation. La situation politique et sociale ne cesse de se dégrader et il faut prendre des mesures pour inverser la tendance.


VIV- L’élite scientifique en Algerie est confronté à une élite traditionnelle « tribale » comme dit Hamrouche. Comment imaginez_ vous la solution à cette confrontation ?

Il n’y a pas d’élite scientifique en Algérie. Il y a des universitaires qui essayent de faire fonctionner l’université mais ils n’arrivent pas à former l’élite scientifique de niveau international dont le pays a besoin.

Lahouari Addi
Professeur de sociologie
Institut d’Etudes Politiques de Lyon


Article vu 1,148 fois | Mettez une note à cet article !

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (11 votes, moyenne: 4.45 sur 5)
Loading ... Loading ...



24 Commentaires

Vous pouvez suivre les messages de ce sujet a travers le flux RSS RSS 2.0 .
Vous pouvez commenter cet article, ou faire un trackback depuis votre site.
Vous pouvez aussi répondre à un commentaire en cliquant sur la flêche près du nom de l'auteur du commentaire.


Emir_khaledReply to this comment
août 28, 2008 13:34

Desole DB, I Need to write in English……Pour casser les TABOUS comme dirait S.F……

I live in a cold place……where NOBODY talks to NOBODY…….

As much I have respect YOU……..please make it personnel …. you provide us as ALGERIAN…—->
FRENCH…or ARABIC SPEAKING……..

PLEASE FORGIVE ME….. we can ALL write in tahiabladi.com. Make it easy to
US who maybe WILL never see ALGERIA……..P……E…….S……E…..A…….S……E

Adm: Vous pouvez envoyer vos commentaires en anglais. Nous sommes entrain d’étudier les possibilités techniques pour recevoir des textes en arabe.Cordialement. D.B

DEB…………KHALED (As D.A has put it…..)

Emir_khaledReply to this comment
août 28, 2008 13:47

D.A veut dire Dehbi Abdelkader…….Mon nom est Khaled……mais je ne suis pas BED……pas plus que l’autre Khaled…..

Khsarra….

Khaled tout court….

lalmaniReply to this comment
août 28, 2008 14:09

Clair et net ! Il n’y a pas l’ombre d’une démocratie en Algérie malgré Octobre 88. On en vient à se demander si le fameux “chahut de gamins” n’a pas enfanté d’un mort-né. Un peu comme pour les américains et l’opération “Desert Storm” qui s’est arrétée aux portes de Baghdad en Février 1991 et a permis au seigneur de Baghdad, Saddam Hussein, et sa famille, de rester en poste qques années de plus. Correction y fut apporté par les mêmes belligérants en 2003 et Saddam Hussein ainsi que sa famille furent cette fois-ci liquidés, au sens propre du mot. En Algérie il nous faudrait un deuxième 05 Octobre 88 avec cette fois-ci une prise de pouvoir entière par la population. J’apporte régulièrement ma contribution sur ce site [et d’autres qui en valent la peine…] et reste persuadé que Djamaleddine Benchenouf, Addi Lahouari, Salaheddine Sidhoum, tout comme Ait-Ahmed et Hamrouche sont de véritable démocrates et d’immenses patriotes qui ont le pays dans les veines et dont les tentatives pour éclairer les lanternes de “nous autres algériens” dans ce long tunnel que nous traversons et louables et nécessaire. Moi même, fervent défenseur d’une Algérie démocratique, et partisan d’une transition sans violence vers un gouvernement de RESPONSABLES et une APN avec des députés élus PAR LE PEUPLE et non par l’ARMEE, me bat depuis des années pour ce but. Mais un peu à la Don Quichotte qui affronte en vain des moulins géants je suis de guerre lasse… Cette guerre des mots que nous menons contre la corruption, l’irresponsabilité des juges et ministres, est un peu comme Messali Hadj affrontant le pouvoir colonial français. Avant que Boudiaf, BenBella et Co. ne créée l’Organisation Spéciale qui sera le déclencheur de la LUTTE ARMEE qui donnera qques années plus loin le 1er Novembre 1954. Octobre 88 est un peu notre OS à nous, qui n’avons d’oppresseurs que les Colonels ! J’entends déjà un nouveau chant qui vient lui aussi de nos montagnes “Min djibalina talaa assaout… A bon entendeur salut.
PS: J’en ais marre de voir des Algériens se noyer en mer en tentant de se sauver du pays des colonels ou ils sont nés et ont grandis et oú un Premier Ministre les accusent d’avoir voulu partir d’Algérie rien que pour se marier avec une blonda. J’en ais plus que marre d’entendre des idiots comme Daho Ould Kablia insulter ceux qui ont pu se faire une place à l’étranger par leur seul mérite. Des gens comme celà ne devraient pas avoir le droit d’occuper des postes importants dans mon pays. Ils sont méprisables.

lalmaniReply to this comment
août 28, 2008 14:15

Correctif: Octobre 88 est un peu notre OS à nous, qui n’avons d’oppresseurs que les Colonels ! Il faut lire :Octobre 88 est un peu notre OS à nous, qui n’avons connus d’oppresseurs que les Colonels !

adminReply to this comment
août 28, 2008 15:02

Je crois que le Professeur Addi a tout a fait raison, sauf pour le temps qu’il laisse a l’Algerie de se ”Somaliser”
Je ne crois pas, en l’état de la situation, que le pays pourrait tenir encore dix longues années. L’etat de délabrement extrême, non seulement de nos institutions, de l’État lui même, mais surtout de la cohésion sociale et des valeurs de celles-ci, nous font craindre le pire. Le phénomène des harragas, de la prostitution vivrière endémique, de la menace d’une explosion sociale généralisée, qui sont autant de coups de boutoirs aux ciments qui tiennent le socle sur lequel repose notre nation, tout comme l’apparition de cet étrange phénomène des attentats suicides, laissent présager le pire. Si rien n’est entrepris rapidement, nous ne pourrons plus, ni même le régime, contrôler une situation qui pourrait dégénérer en anarchie totale, dans des scénarios extrêmes, avec l’émergence de seigneurs de guerre, sur des lignes de fractures qui n’attendent plus que l’occasion de se prononcer et de béer. Le tribalisme, le régionalisme, l’intégrisme en seront les premiers terreaux.
Un signe, cependant, augure que quelque chose de tres serieux secoue les clans qui dirigent le pays. Pour la première fois, dans l’histoire de la presse privée algérienne, des contributions comme celle du Professeur ADDI, désignent ouvertement et sans détour le DRS et d’autres milieux occultes comme étant le vrai centre décisionnel du pouvoir.
Cela pourrait signifier que des ”decideurs” sont devenus conscients des périls qui menacent le pays, et donc leur propre existence, et qu’ils ont décidé d’impliquer les élites algériennes dans ce qui pourrait être une recomposition du champ politique.
Ceux qui pourraient être derrière ce ”feu vert” donne a la presse privée, de permettre a des intellectuels d’aller au fond des choses, et qui ont une parfaite connaissance des périls imminents qui menacent notre pays, ne peuvent être que les premiers responsables du DRS. Voire le premier responsable du DRS.
Personne dans le régime, n’aurait pu autoriser une telle initiative sans leur accord direct et personnel.
Le silence incompréhensible du chef de l’état, et la paralysie totale de la vie politique, a quelques mois seulement de l’échéance présidentielle, pourraient signifier que le régime est en fin de course, mais qu’il fait preuve de maturité en tentant de re-initier une vraie dynamique politique, qu’il avait lui même étouffée.
Ces contributions du Professeur Addi, et leur contenu, n’ont pu paraitre dans la presse privée algérienne que parce que les principaux décideurs ont compris que s’ils continuaient de saper systématiquement toute initiative politique qui ne soit pas sous leur influence, la situation finirait par leur echapper totalement.
En s’engageant dans cette timide, mais significative initiative, ils viennent d’inaugurer une démarche, honorable, qui pourrait susciter une vraie normalisation du champ politique, et le retour a une normalité relative.
Nous devons être attentifs a ces signaux, les relever et les encourager. Les ”décideurs” militaires, du DRS notamment, quels que soient les motivations qui ont impulsé ce commencement d’ouverture, et cette conscience politique, doivent être rassurés sur leur propre sort. Il nous appartient de leur renvoyer des signaux favorables, et surtout notre disposition a la paix, a la concorde, et a une vraie réconciliation, dans la mesure ou celle-ci est mise entre les mains de la société civile, et non diligentée par leurs propres relais.
Nous sommes a une croisee des chemins. Nous pouvons choisir, tous ensemble, d’emprunter la seule voie qui nous mènera vers des lendemains meilleurs, pour sauver notre pays de cette ”Somalisation” qui nous guette.
Le peuple algérien est capable de relever le défi d’une vraie reconstruction de son présent. Mais en connaissance de cause, avec la maitrise de son propre destin, et non en continuant d’être une foule malléable entre les mains d’apprentis sorciers.
Les contributions du Professeur ADDI sont aussi intéressantes dans leur contenu que dans le contexte dans lequel elles se deroulent. D.B

YenayerReply to this comment
août 28, 2008 15:14

Très bonne interview. Mais il ne dit rien de nouveau. Tout ce qu’il dit sur le pouvoir, sur l’absence de démocratie, sur l’absence de l’opposition, sur le muselage de la presse , etc … est connu par toute personne qui suit la “scène politique et médiatique” algérienne.
Enfin, bref…c’est toujours bon de rappeller les choses.

Cependant deux remarques :

- En 1991, Ahmed Ghozali avait promis des elections propres. ces élections ont eu lieu mais elles sont loin d’avoir été propres et bien organisées. Je ne pense pas que l’on peut dire que le FIS ait gagné ces elections : il y a eu 1 million de bulletins nuls. le FIS a “gagné” des elections ternies par des irrégularités massives ..

- Je ne pense pas que prendre l’exemple de la Chine comme modèle deréussite de la libéralisation de l’économie soit une bonne chose.
Mr Addi devrait éviter de suivre la pensée dominante, et le rêt à penser des think tank neo-liberaux. Il suffit de lire les articles les plus sérieux sur la Chine et son régime répressif pour apprendre que des pans entiers des richesses ( naturelles et industrielles , entreprises etc .. ) de la Chine ont été accaparées par des aparatchiks du Parti Communiste pour 1 yuan symbolique .
Et que ce vol des biens du peuple chinois se sont édifié les fortunes actuelles des milliardaires chinois. Et que cette politique libérale a ruiné des millions de paysans qui se trouvent totalement paupérisés , etc ..
Alors la Chine !! Non merci ..

Emir_KhaledReply to this comment
août 28, 2008 15:21

A DB….

Toujours en MAITRE DB…..j’admire ta prose….et ta TENACITE…..cela fait chaud….et renvois a MOI ….l’ESPRIT COMBATIF de mes ancetres……

Je n’ai rien a donne a cette NATION que j’AIME….PLUS CE QUE MA VIE……le peux que je gagne VA a droite et a gauche…..

Amicalement Votre

Emir_KhaledReply to this comment
août 28, 2008 15:57

@Yanayer,

En refusant toute experience humaine sur tout les plans, religieux, economique…etc….on se pretend le DROIT….d’etre le NOUVEAU PROFETE…..

De grace…..fait-nous les economies de telles refexions……le dernier profete est Mohamed.. (PBOH)…

Soyons constructifs, et essayons avec le peux de moyens de pressions, de faire avancer les les choses…je parle de l’ALGERIE…..bien sur…..USA ET EUROPE ont les moyens de se proteger…..

Sans facon et avec amitie…..

Khaled

IssamReply to this comment
août 28, 2008 16:03

Je suis tout a fait d’accord avec M. Benchenouf quand il a souleve le caraceter particulier de ce soudain interet accorde pas la presse privee proche du pouvoir a l’intellectuel L.Addi, aussi bien dans sa forme que dans son contexte socio-politique.

Mais j’ai du mal a y voir clair pour etre honnete. Que veulent-ils ? un mea-culpa ? car en choisissant Addi il ont choisi l’auteur de la regression foconde. Veulent-ils admettre leur erreur de jugement le lendemain de l’arret du processus electoral ? daner imminent ? La cas Karazic ? Le cas Al Bachir ?

Wait and see.

AmineReply to this comment
août 28, 2008 17:04

@admin:

J’ai bien aimé votre analyse, mais vous avez oublié que s’il y aura une démocratie, les généraux qui gouvernent le pays seront traduits devant une cours pénale pour leurs crimes contre le peuple algérien.

Je ne crois pas que les chefs de la DRS iront à la mort avec leurs propres grés, avec la possibilité que leurs enfants, petit enfants et proches perdent leur héritage et pouvoir.

Adm: J’ai dit que si les mécanismes d’une réconciliation, et des conditions intrinsèques qui permettront d’y aboutir, sont mis entre les mains du peuple, et non au service d’une manipulation politicarde, tout ce qui pourra nous mener a l’avènement d’une ère de justice et de paix sera le bienvenu. Il n’y a pas de doute que la vérité doit éclater, que les auteurs de la tragédie reconnaissent leurs crimes et expriment leur repentance, et que les victimes de la tragédie et leurs familles acceptent de confier au peuple tout entier le droit de pardonner. Il ne peut y avoir de vraie réconciliation que si celle-ci repose sur une totale adhésion populaire. Personnellement, et ce n’est la que mon avis personnel, je ne suis pas contre une vraie politique de réconciliation nationale, menée en toute transparence, et qui ne pourra être possible que si toute la lumière est faite sur la tragédie. même ceux qui ont été a l’origine du complot qui a ensanglante le pays, islamistes ou généraux soient-ils, ont intérêt a crever l’abcès, pendant qu’ils sont encore en vie. Il y ira de la quiétude et du renom de leurs propres enfants. D.B

radjef saidReply to this comment
août 28, 2008 17:46

Bonjour. Ce qui m’a frappé dans cet entretien c’est la légerté insoutenable des journalistes d’Al Khabar qui ont pris l’honorable Addi Lahouari pour quelqu’un qui ne maitrise pas son sujet. La maniere tres ridicule avec laquelle on a voulu lui faire arracher les vers du nez , l’a certainement fait rire. Addi Lahouari, tres honnete intellectuellement, ne peut pas jouer le jeu pour plaire au régime des généraux.

lag_logReply to this comment
août 28, 2008 18:53

avant tout je tien a remercier Addi lahouari pour son analyse tres pointue et a la qu elle j adhere sans hésitation vue l integrite et l honnêteté de l homme qu il est , et en réaction au post de LALMANI ,moi … est c est mon avis hein vous n etes pas obliger d y adhérer ,pour moi octobre 1988 n étais q une manipulation des barbouzes parce que voyant la situation actuelle et celle d octobre 88 je dirais q en 88 c étais les années ou en ce la coulais douce la belle vie quoi par rapport a maintenant.mais malgré ca le peuple a crache son dégoût a la face du système,… mais maintenant…je vous laisse juge dites moi que j ai tord réveiller moi de ce cauchemar…. dites , un peuple qui renie un système pourri de 88 n est il pas capable de vomir ce même système 20 ans après ….je craint que cette prétendue révolte populaire n étais que manipulation savamment préparé par les hommes vert (al aaskar).

Mourad TlemcenReply to this comment
août 28, 2008 18:57

A Yeannayer: vous ne méprisez pas uniquement le FIS ,mais vous méprisez toute solution qui peut
venir du Musulman,soit elle est bonne ou mauvaise,je me demande pourquoi cette méchanceté
envers l’Islam? et pourtant ?
A lalmani : concernant Dahou ould el Kabla , dernièrement il a eu une idée géniale en proposant aux
non élus du peuple ,et ce pour absorber le chomage des jeunes Algériens,de créer un nouveau poste
de travail ,je vais vous le dire mais S.V.P ne le dites à personne ( professionaliser les trotoiristes)c’est à dire,les gardiens de voitures,pourquoi pas cireurs de souliers en meme temps,je lui conseille ces
2 boulots pour ses enfants.pour rappel son passage à la tete de la wilaya d’Oran ,ould el kabla a
financé pas mal de projets douteux,bien sur avec un complice de 1er choix,mais je tairais son nom.
La seule solution qui peut sauver notre chère patrie Algérie c’est de nous unir et d’enlever cette
DERSA (DRS) car elle est pourri et elle nous fait beaucoup mal et de mal.

radjef saidReply to this comment
août 28, 2008 20:42

@admin: Bonjour. Je suis tout à fait d’accord avec vous. Je me souviens , il n’y a pas longtemps, sur un compte rendu sue le passage de Addi Lahouari à l’université de Tizi. Toutes les redactions auxquelles on l’a proposé, l’ont rejeté. Un directeur m’a traité de tous les noms quand je lui ai proposé le papier. Par contre là ou je ne suis pas d’accord avec,c’est lorsue vous dites que ce pouvoir est conscient des dangers qui le guetent et guetent le pays. Ce pouvoir est inconscient. Il donne la parole aux elites non pas pour les associer à l’exercice du pouvoir, mais pour faire croire à la veille de l’échéance d’avril 2009 dont il craint un boycott massif qu’il est ouvert et ne refuse pas le dialogue

yenayerReply to this comment
août 28, 2008 21:53

@Emir_Khaled

Je suis étonné par le commentaire que tu m’adresses.
Je résume les choses :

1- J’ai dit que j’ai bien aimé l’interview de Addi même si ca ne m’apprend rien, mais que c’est bien que ce qu’il dit soit redit. Il y a des gens qui ne savent peut-etre pas.

2- J’ai dit que je ne considère pas ue le Fis avait gagngé les élections en 1991 car elles n’étaent pas propres ces elections

3- J’ai dit que si on veut une alernative en Algérie, la Chine est un très mauvais exemple… très très mauvais. Il n’y aucune liberté en Chine comme en Algérie !!!!!!

Tu n’es pas d’accord avec ces trois points ? Exprime toi. Donne ton avis. Argumente. Démolis ce que je dis. je suis prêt à lire et prendre en compte toute argumentation. Je suis même prêt à être convaincu que j’ai tort.

Or, dans ton commentaire tu ne discutes aucunement de ce que j’ai écrit, donc je ne vois absolument en quoi tu fais avancer les chose. Et malgré ça tu appelles à être constructifs !!! Il faut être un minimum cohérent.

Est-ce que je suis venu te reprocher tes louanges dithyrambiques à Mr Benchenouf ? Non. Parce que c’est ton droit et surtout je ne connais pas Mr Benchenouf. je ne connais que ses écrits et je ne permettrais de juger de uqoi que ce soit le concernant.

Alors s’il te plait ne recommence plus à me coller des étiquettes : Je ne prend pour personne !! Respecte un peu l’opinion des autres .

Merci pour ta compréhension.

Arezki NAIT AMARReply to this comment
août 28, 2008 21:59

Interview du Professeur Lahouari ADDI par El Khabar

Prémisse de l’ouverture du régime d’Alger : C’est trop beau pour être vrai !

Je salue notre éminent professeur Lahouari ADDI pour sa contribution qui consiste à éclairer la lanterne de nos pseudo-dirigeants sur le drame qui se déroule dans notre pays !
L’interview est magistral , c’est impéccable , c’est très bien , il n’y a rien à dire ni à redire,intrinsèquement parlant !

Cependant , cet interview n’aurait jamais paru dans un quotidien privé ou public si elle n’a pas été commandée et financée par le service presse du DRS dirigé par le Colonel Fewzi ! Tous les Algériens et Algériennes savent que le DRS contrôle les medias algériens! Sans son aval , vous piétinez sur place et vous ne faites rien de bon !

C’est un coup d’éclat médiatique destinée à soigner l’image de nos dictateurs âgés,fatigués,essoufflés,usés et démoralisés par 17 années de lutte contre le terrorrisme et sans y parvenir à l’éradiquer ni à trouver une issue politique fiable pour sauver le pays du naufrage.

Nos vieux dictateurs , âgés et agonisants , commençant un peu à craindre Dieu , veulent faire un peu de Sadaka (l’aumône) à l’occasion de ce Ramadhan 2008 : Ils donnent des couffins de ravitaillement aux pauvres et un interview magistral aux intellos ! C’est une affaire d’équitabilité entre le ventre et le cerveau ! Comme celà , ils passeront un mois de Ramadhan tranquille !
Après l’Aid Sghir , ils retournement à leur sale besogne habituelle !

C’est une simple pause dans la vie d’une vieille dictature , 1962 - 2008 , qui ne sait plus à quel saint se vouer pour sauver sa peau ! C’est beaucoup plus un signe de détresse car le Président est gravement malade et on n’a pas de nouvelles de lui depuis un bon moment ,qu’un signe d’ouverture politique !

Vous avez oublié qu’en 1979 , quand Boumediène été mourrant et agonissant la DSM de Kasdi Merbah nous avait fait le coup de cap Sigli pour nous dresser contre le régime de Hassan II ? Tout celà Zaâma pour unir le peuple et préparer les funérailles de Houari Boumediène .

Le pouvoir militaire est très inquiété de l’après Bouteflika et il n’a pas une solution fiable de rechange car la donne a changé !

Je recommande de la vigilance à tout le monde.

Salam Aalaikoum.Tanmirth.

AbdelwahabReply to this comment
août 29, 2008 9:51

Franchement, je voyais le coup venir quand à la saga du débat intellectuel «initié et provoqué» par le pouvoir via Chafik Mesbah comme…«Maitre de Cérémonie d’Ouverture»… aux élites algériennes, en l’occurence le Pr. Addi. On dirait que le fameux «interstice» dans la façade obscure du DRS commence à s’élargir de plus en plus, surtout avec ce dernier interview…du jamais vu !
Et ce n’est pas fini….ça vient juste de commencer ! On veut banaliser la« structure»qui a été responsable, « malgré elle», de la crise multidimentionelle et tragique que l’Algérie n’a jamais vécu de son existence…Allons nous encore accepter ce future scénario de la banalité de la structure, une fois que la saga du débat terminé, contre un semi-ticket de liberté politique, avec la promesse solonelle de délivrer l’autre bout du ticket, une fois que les garanties de non-poursuites judiçiaires acquises pour la totalité des « Opérateurs militaires et civils» de l’impénetrable «structure» depuis 1958 ….
En tous cas, ça s’enclenche sérieusement cette fois-çi. Le Message est clair. Même le coup tordu de l’arrestation de Hassani à Marseille, n’est autre qu’un gage de bonne volonté de la «structure», vis à vis du FFS afin de lui montrer ses fiables intentions et de l’inviter au débat intellectuel et «interactif»( puisque online) qui finira par rejoindre les élites de chaque bord, l’élite civile et celle du pouvoir dans le but de créer, sans crier sur les toits, le future «Algerian Think-Tank» qui trouvera une sortie de crise en douceur….et sans justices.
Dans cette interview les questions paraissaient être posées et formulées de manière à s’attendre des réponses crues et plausibles, prononcée par la langue savante et açerbe de notre chér Prof Mr.Addi.
Autrement dit, El-Khabar a été le support ou le médium à travers lequel le DRS s’est présenté finalement ,à travers cet interview , que son choix a été porté sur les élites civiles indépendantes et démocrates, pour négocier son prochain «sauf-conduit»…ou bien sa dissolution pure et simple, comme l’avais déja proposé ce même Prof Addi lors l’une de ses propositions de sortie de crise à la turque…pourquoi pas…aprés tout, le pouvoir en algerie, a toujours été congénitalement contaminé par des réflexes «janissaires», bien avant le virus «boussoufien»…
Alors…soit disant…la balle est dans notre camp…à nous les intellects….le défi de notre vie…une portion charnière de notre tumultueuse histoire….En ce qui me conçerne, j’attends de voir encore la suite de ce «pseudo-débat-initié»….
Alors à la prochaine action…«jamais vu avant »,,,,,

jilaReply to this comment
août 29, 2008 10:33

il est devenu patent en Algérie de faire des constats mais aucune solution concrète positive pacifique n’est jamais proposée pour application!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
N’est il pas temps que ceux qui sont capables de le faire se manifestent?surtout si on sait qu’une somalisation semble imminente d’après ce qui précédé!

kamelReply to this comment
août 29, 2008 14:43

@Azul felek a D’DA Arezki NAIT AMAR:

Votre commentaire tombe à point nommé pour répondre à une question que je me suis posé. Comment un journal “réputé” être un des canaux de l’armée, s’est il ouvert à ce point à M. ADDI. Ce dernier a dû lui-même répondre au journaliste avec la plus grande méfiance.

Je voudrai vous poser une question en votre qualité, d’ancien de la boite noire, puisque vous qualifiez les chefs de “vieux dictateurs”.

Y aurait il un espoir à porter sur les jeunes officiers de l’armée et du DRS. Seraient-ils motivés par le rétablissement de la bonne santé de l’Algérie et du recouvrement de l’Etat de droit ou sont-ils tout simplement la relève de leurs aïeuls “de jeunes dictateurs”?

Tanemith

Arezki NAIT AMARReply to this comment
août 29, 2008 17:58

@ Frère Kamel ,

Je ne t’apprends rien en te disant que dans chaque institution de l’Etat il y a des gens intégres et patriotes qui travaillent réellement pour leur pays alors que d’autres se servent dans les caisses pour se remplir les poches en plus de toutes les tares que nous leur connaissions . Ce système a longue vie car il existe depuis 1962, date de notre indépendance.
Les officiers de l’Armée ou du DRS engagés dans l’Armée depuis le début des années 80,en grande majorité instruits et cultivés vomissent leurs supérieurs. Ils cohabitent très difficilement.Ce sont des gens qui souffrent quotidiennement ! Bien sûr qu’il y a de l’espoir avec eux parce que ce sont de vrais patriotes et des démocrates et ils luttent seulement à leur façon!
En ce qui concerne l’interview du professeur Lahouari ADDI , je l’ai très bien expliqué plus haut dans mon intervention : C’est un interview sur commande du Colonel FEWZI ,Chef du Service Presse du DRS . Le point commun entre Lahouari ADDI et le Colonel Fewzi c’est la région dont ils sont originaires tous les deux à savoir l’ ORANIE.

J’espère que j’ai bien éclairé ta lanterne !
Salutations Fraternelles.


Adm: Vous n’avez rien éclairé du tout. Bien au contraire. Vous faites fausse route et vous entachez gratuitement, et gravement, la probité et l’honneur d’un intellectuel de valeur, que je connais personnellement, et dont je m’honore d’être l’ami. Addi Lahaouari est un universitaire intègre, l’un des rares de notre pays à aborder les problèmes de notre pays de la façon remarquable, et très courageuse, qui est la sienne. Ces affirmations péremptoires, régionalistes et calomnieuses ne vous honorent pas. Je laisse passer le commentaire, pour que vous ne persistiez pas dans votre erreur, et que vous puissiez penser que je vous ai censure parce que vous aviez raison. D.B

Arezki NAIT AMARReply to this comment
août 29, 2008 19:02

M. Djamel Eddine !

Je n’ai pas dit un seul mot contre notre éminent Professeur Lahouari ADDI que tout le monde respecte pour sa probité intellectuelle !
C’est pas parce que j’ai dit qu’il est de la même région que le Colonel Fewzi que je le traite pour autant de régionaliste !Mais ce n’est pas possible ! C’est le pouvoir qui pratique le régionalisme depuis 1962 avec le clan d’Oujda et le clan de Ghardimaou !Franchement vous m’avez déçu en faisant une telle lecture ! Je vous croyez sage et serein et finalement je constate que vous avez les mêmes défauts que tous les Algériens!
Jamais de ma vie je n’ai été un régionaliste et je ne me permettrais pas de traiter un grand homme comme M. ADDI de régionaliste .
Dommâge pour ce malentendu !
Amicalement et sans rancune.

AbdelwahabReply to this comment
août 30, 2008 5:23

Quand on pratique un terrorisme d’état pour faire assoir ou perdurer un régime dictatorial oligarchique; deux catégories d’action s’imposent comme outils tactiques de gestion à ce dernier:
l’action du maintien de la violence par des actes de sang causant trés souvent des dommages collatéraux et indélibiles et l’action subversive des manipulations de masses et divers opinions en gérant quotidiennement la psychologie des foules des différentes couches de la société .

Doit on comprendre cette fois-çi que le débat intellectuel « initié» par le DRS soit en dehors de ces deux catégories d’actions ? Possible… mais…généralement, ce qui compte dans ce jeu infini, diabolique et cybernétique…ce sont justement les réactions «prévisibles» de ces actions ? Alors lequelles seront ? Pouvons nous décoder les messages «subliminaux» à venir ?
Si vraiment le débat est sincère, pourquoi tant de gymnastique et de tergiversation de la part du pouvoir…pourquoi ne pas aller droit au but…pourquoi aller chercher le Pr. Addi pour qui le présente sous son vrai nom, aux yeux de l’Algérie et du monde entier…ce n’est pas une mince affaire…et c’est cela qui « pimente» un peu ce pseudo-débat.
Cela veut dire que le compte à rebours a commencé quelques part dans les cerveaux de certains généraux…l’heure de la retraite approche et… à grands pas !….« On dirait qu’il y a eu une pression ou un déclic en haut lieu…?»
(A suivre)

HammaReply to this comment
août 31, 2008 11:35

@Arezki NAIT AMAR: Salam.

C’est quoi votre problème? et c’est quoi cette histoire d’interview sur commande financée par le DRS? Le Pr. Addi est loin d’être un enfant de choeur pour se prêter à ce genre de marchandage ni de tomber dans la facilité d’accorder ce genre d’interview au premier quotidien venu. Et comme vous l’a retroqué Mr. Djameleddine, vous n’éclairez personne bien au contraire, vos commentaires tentent de semer la confusion.

Ne prenez pas à mal mon intervention, j’estime seulement que la probité du Pr.Addi n’étant pas à prouver, je ne comprends pas comment vous pouvez vous prêter à ce genre d’insinuation sur sa contribution. Si une certaine presse est dilligentée par le DRS et qu’elle ouvre ses colonnes à l’élite du pays, c’est tant mieux pour la démocratie. Celà prouverait au moins qu’il y a un vent de changement dans les comportements. Un journaliste qui pose des questions épineuses, c’est très rare dans notre pays et plus encore rares sont les intellectuels qui s’expriment devant une presse locale.

Merci et Salam.

ammi mousaReply to this comment
août 31, 2008 13:36

Je suis tout d’accord avec Addi .Le peuple et l’etat sont presque egaux .Le peuple vraiment tres ignorant et l’etat a abondonne le peuple . La situation du jungle qui regne en algerie .Les accidents montrent l’exemple de l’algerien .Tout qui peut et a des moyennes a quitte le pays .C’est pourqoui les jeunes quittent le pays ,malgre savent bien que peut etre c’est leurs fins .

Répondre

Commentaire

Sujets les plus populaires




Acheter ce livre


Actuel *
3 déc 2008 23:39 - 0 Commentaire

Impressions de Genève

Header ‘Le Quotidien d’Algérie’
Ma réponse à un lecteur du Forum de la Dignité et du Changement
SIDHOUM SE Al-Jazeera
Par le Docteur Salah-Eddine Sidhoum

Le colloque organisé par la Fondation de Cordoue n’a rien à voir avec le forum de la dignité et du changement. Les compatriotes de toutes tendances politiques et idéologiques qui y ont participé l’ont fait à titre personnel et ne représentaient que leurs modestes personnes. Cependant, l’esprit du colloque va dans le même sens que celui du forum : travailler en vue du rassemblement des volontés sincères intellectuelles et politiques sur la base de valeurs sociales et de principes démocratiques acceptés et respectés par tous afin d’enclencher cette dynamique populaire du changement. Lire la suite …

Plus d'articles dans Actuel *


Actuel **
1 déc 2008 17:23 - 12 Commentaires

Nouveaux développements dans l’affaire du diplomate Mohamed Ziane Hasseni : Mohamed Samraoui et Hicham Abboud convoqués comme témoins

Par Noureddine Khelassi, La Tribune, 1 er décembre 2008

L’affaire du diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni serait enfin entrée dans le vif du sujet avec la convocation comme témoins des anciens officiers du DRS algérien, le colonel Mohamed Samraoui et le capitaine Hichem Abboud. Les deux hommes, selon des
sources concordantes, ont été convoqués par le juge Baudoin Thouvenot, en charge du dossier d’enquête, avec obligation de se présenter devant lui à la mi-décembre. En cas d’absence, le magistrat aurait recours à des mandats d’amener à l’encontre de ces deux témoins qui résident respectivement en Allemagne et en France. Lire la suite …

Plus d'articles dans Actuel **


Actuel ***
4 déc 2008 1:41 - 0 Commentaire

Les vérités de l’ancient Président Chadli Bendjedid sur la révolution

Logo Liberté

Il n’est pas dans mes habitudes de répondre à ce qui s’écrit sur moi et sur la période de ma gestion des affaires de l’État dans la presse nationale.
Chadli Bendjedid
J’ai sciemment opté pour le silence, non pas pour éviter de dire la vérité, mais en raison du sens de l’honneur d’être un moudjahid et ma perception de responsabilité, en tant qu’homme d’État, m’empêche d’entrer dans des débats autour de questions sensibles qui prennent, fort malheureusement, chez nous, dans la majorité des cas, le caractère d’un débat stérile, du verbiage de bas étage, d’un règlement de comptes et de l’insulte.Ce qui a été publié dans certains quotidiens nationaux comme Lire la suite …

Plus d'articles dans Actuel ***