Chronique - Ecrit par admin le Lundi 18 août 2008 20:54 - 3 Commentaires
KIOSQUE ARABE : LES «HARRAGATE» DE SARDAIGNE
Le Soir d’Algerie
Par Ahmed Halli
halliahmed@hotmail.com
Il y a deux façons de regarder un verre contenant du liquide : la première, résolument optimiste, le voit à moitié plein tandis que pour la seconde, plus portée au pessimisme, le verre est à moitié vide. L’optimisme et le pessimisme étant les choses au monde les mieux partagées, on ne risque pas un conflit territorial ou une guerre civile pour le contenu d’un verre.
A moins de se lancer dans une discussion philosophique (ce qui n’est pas encore interdit) sur l’origine du contenu du verre, sa conformité avec l’éthique ou sa teneur en alcool. On ne perd rien, d’ailleurs sinon un peu d’équilibre, à entamer une discussion éthylique de longue haleine sur la vision plus ou moins trouble qu’on peut avoir de l’autre moitié du verre. Encore qu’à certains stades, l’optimisme l’emporte haut la main et prime sur toute autre considération que l’état comateux qui ne permet plus à l’œil de distinguer quoi que ce soit. Quelle que soit l’âpreté du débat, les éclats restent circonscrits et ne font pas plus de dégâts qu’une tempête dans un verre d’eau ou de vin. Il en va autrement des relations entre gouvernants et gouvernés où la décantation est nette et sans équivoque. D’un côté, il y a les optimistes qui gouvernent et affichent leur béatitude. De l’autre, en dessous, se trouvent les éternels sujets au pessimisme, communément rassemblés sous le nom de peuple. C’est en son nom que se déclenchent des révolutions qui ne devraient profiter qu’à lui mais dont il ne tire, en fin de compte, aucun profit. Au nom du peuple, les optimistes des étages supérieurs annoncent aux pessimistes d’en bas que nos réserves de change et d’or n’ont jamais été aussi abondantes. Ce qui devrait semer l’allégresse dans les cœurs et requinquer l’humeur vagabonde du pouvoir d’achat. Hélas, pour les gouvernants et pour les gouvernés, le Ramadan est à nos portes avec son cortège d’exigences alimentaires, et avec lui la fameuse rentrée scolaire. Vous savez : la reprise de cette école qui coûte de plus en plus cher pour ne rapporter que des peccadilles et grossir les cohortes de chômeurs. Alors, avec un gouvernement optimiste qui ne doute de rien et un peuple pessimiste qui ne croit plus en rien, ou presque, lequel aura raison ? Mon côté pessimiste me dit que le dernier mot reviendra aux lyncheurs de Sidi-Aïssa, renforcés par le «K.K.K.» de Chetaïbi et les prêcheurs de l’éclipse lunaire. Il y a quand même, dans les médias arabes et algériens, des nouvelles qui incitent à l’optimisme. Si on devait décerner la palme de la meilleure nouvelle de la semaine, elle irait incontestablement, selon moi, à cette équipe féminine de «harraga» qui a établi un record olympique. Parties des côtes de Annaba, ces treize femmes ont accosté en Sardaigne, après une vingtaine d’heures de navigation sur une barque artisanale. Il faut saluer le courage et la détermination de ces femmes qui démontrent que le désir de partir n’est pas exclusivement masculin. Le quotidien Ennahar-Al-Djadid nous dit que ces treize femmes ont préparé dans le plus grand secret cette expédition, ce qui dément l’autre idée reçue sur les femmes qui ne savent pas tenir leur langue. Ce groupe (le chiffre 13 est-il fortuit ou estce pour conjurer le mauvais sort ?) comprend une universitaire, des chômeuses et une majorité de coiffeuses, précise encore le journal. Pour ceux qui peuvent se demander pourquoi il y a autant de «harragate» chez les coiffeuses, il y a une explication qui tient la route : comme il y a de plus en plus de femmes qui portent le hidjab, le métier de coiffeuse n’est plus aussi rentable. Dans une société comme la nôtre, les coiffeuses déjà regardées avec suspicion ne peuvent se convertir à la coiffure pour hommes. Il est encore plus difficile pour elles de devenir barbiers (barbières ?), sachant que la passion de nos dirigeants pour l’Iran promet de sales quarts d’heure aux imberbes. Alors bravo aux coiffeuses, et aux autres, qui ont opté pour la destination danger et mis le cap sur la Sardaigne. Ce faisant, elles ont montré au monde leur profond détachement de la mère patrie et leur préférence pour l’optimisme italien. Une nouvelle revigorante qui nous parvient de Gaza : le fils d’un haut dirigeant du Hamas vient de jouer un mauvais tour à l’auteur de ses jours en se convertissant au christianisme. La défection de Mossaâb aurait pu passer inaperçue s’il n’était le fils de Hassan Youssef, célèbre dirigeant du Hamas, note Joseph Bichara, correspondant du magazine Elaph en Palestine. Du coup, la chaîne américaine Fox-Newss’est intéressée à ce cas et a interviewé le jeune Mossaâb sur les circonstances de sa conversion. Le nouveau converti a porté des accusations graves contre les dirigeants du Hamas, tout en épargnant son père qu’il a couvert d’éloges. Mossaâb Hassan Youssef affirme que le point de rupture a été atteint lorsqu’il a vu de ses yeux des dirigeants du Hamas assassiner et torturer des centaines de Palestiniens, dont des membres du Hamas, accusés de collaboration avec Israël. Il précise que la sauvagerie de ces dirigeants, visibles quotidiennement à la télévision selon lui, l’a amené à réfléchir sur beaucoup de choses, considérées comme sacrées ou intouchables en Palestine. Cependant, ajoute-t-il, tous les sympathisants du Hamas ne sont pas aussi violents et n’ont pas du sang palestinien sur les mains. Il y a aussi des personnes frustes qui soutiennent le Hamas parce qu’elles sont persuadées que le mouvement représente Dieu et l’Islam. Quant aux dirigeants du Hamas, ils ont crié au complot sioniste visant à déstabiliser le Hamas et à amoindrir ses capacités offensives. Une théorie qui a dû faire bien rire le grand poète Mahmoud Darwish qui repose sur la plus haute colline de Ramallah, face à Al-Qods. Mahmoud Darwish, le poète de la Palestine, contre qui se sont déchaînés la semaine dernière les partisans du Hamas sans observer le respect dû aux défunts et sans égard pour sa stature. Alors que le monde entier rendait hommage au poète et au patriote disparu, ses compatriotes de Gaza désignaient en lui le communiste et l’apostat. S’ajoute une autre abjection que rapporte notre ami Lakhdar Afif dans l’hommage qu’il rend à Darwish sur le magazine Elaph.«Après la démission de Mahmoud Darwish des organes dirigeants de l’OLP, Yasser Arafat l’a puni en lui coupant les vivres, écrit Lakhdar Afif. C’est ainsi que Darwish a vécu, reclus dans son appartement à Paris, ne possédant même pas de quoi offrir un café à ses visiteurs. L’abjection est une seconde nature chez les dirigeants en terre d’Islam et au fil des siècles. Le conquérant de l’Andalousie, Tarek Ibn Ziad, n’est-il pas mort en mendiant dans les rue de l’opulente Damas. Simplement parce qu’au lieu de lui couper la tête, le calife l’a récompensé en lui coupant les vivres. En dépit de cela, j’ai été surpris d’apprendre que Mahmoud Darwish avait vécu dans la pauvreté à Paris. J’étais persuadé que la cuillère en argent de Yasser Arafat ne quittait jamais sa bouche depuis qu’ils s’étaient rencontrés. J’ignorais que Arafat qui était généreux avec les «plumes aboyeuses» arabes – un chien qui aboie avec moi est mieux qu’un chien qui aboie contre moi, disait-il —avait affamé le poète de la Palestine. Si j’avais su que Mahmoud Darwish rengainait sa faim en silence, je l’aurais invité à se joindre avec moi à la file devant les restos du cœur. Le dernier refuge pour ceux qui refusent de mettre leur plume au service des grands de ce monde que nous connaissons».
A. H.
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3 Commentaires
Aghiles(El-Kseur)
Voilà l’avenir que promettaient les laicofaschistes de Nezzar and Co au peuple algérien:un enfer que l’on ne peut fuir qu’en se suicidant .Ce journaliste “plume aboyeuse” de la presse des Généraux au lieu de dénoncer ce régime assassin fait une digression sur le Hamas,pour plus taper la victime du boureau sioniste!
Azul
Aghiles(El-Kseur)
Voilà l’avenir que promettaient les laicofasciste de Nezzar and Co au peuple algérien:un enfer duquel pour s’échapper il faut se suicider en se jetant à la mer sur des esquifs de fortunes.Ce journaleux “plume aboyeuse” de la presse des Génénraux fait une digression sur le Hamas au lieu de dénoncer ce pouvoir criminel qui est la source même du malheur de notre peuple.
Azul
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Il n’est pas dans mes habitudes de répondre à ce qui s’écrit sur moi et sur la période de ma gestion des affaires de l’État dans la presse nationale.

J’ai sciemment opté pour le silence, non pas pour éviter de dire la vérité, mais en raison du sens de l’honneur d’être un moudjahid et ma perception de responsabilité, en tant qu’homme d’État, m’empêche d’entrer dans des débats autour de questions sensibles qui prennent, fort malheureusement, chez nous, dans la majorité des cas, le caractère d’un débat stérile, du verbiage de bas étage, d’un règlement de comptes et de l’insulte.Ce qui a été publié dans certains quotidiens nationaux comme Lire la suite …
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Un évènement insolite rarissime vient de marquer l’histoire sociale du pays d’une pierre « noire ». C’est avec une peine mêlée de haine que j’ai appris cette nouvelle insensée que rien ne peut justifier ni, encire moins, pardonner aux responsables. C’est un acte honteux qui doit être tatoué sur le front de chaque personne qui a le pouvoir de remédier au phénomène de la Harga et qui continue de tergiverser ou de temporiser. Désemparées et excédées par l’injustice sociale criarde qui ne les a pas épargnées, voilà que les femmes algériennes touchées par le marasme et le désespoir commencent par fuir leur pays via le circuit de la Harga. J’allais intervenir sur le même sujet pour parler de nos jeunes mâles et voilà que nos jeunes « Harragates » viennent de leur voler inextrémis la une. Honteusement dévalorisées et marginalisées par leur statut social d’éternelles assistées, elles ont fini par comprendre qu’elles ne doivent plus rester cette tare honteuse en prenant la périlleuse mais ô combien courageuse décision de quitter leur pays quitte à aller se jeter dans la gueule du loup. D’ailleurs, elles ont bien raison de ne plus croire en ces discours encenseurs et mensongers que les autorités du pays ne cessent de ressasser à l’intention des jeunes pour les dissuader de ne plus tenter l’aventure suicidaire et de quitter le pays pour partir à la recherche de cet Eldorado perdu. C’est peut être par atavisme ou par entêtement que les jeunes refusent d’écouter ces sermons trompeurs que les autorités essaient de leur adresser. Intempestives, nos consoeurs suicidaires viennent d’écrire une autre page noire qui viendre s’ajouter au long palmarès noir de nos tyrans xénophobes et maléfiques. On leur a souvent menti qu’ils ne croient plus personne, même pas le discours de la raison qui leur parait érroné parce que souvent galvaudé par des laudateurs empressés, des valets empressés et dociles dont le seuil souci est de palire à leurs maîtres. Braver la mort est devenu un challenge que nos jeunes sont appelés à relever pour fuir les discours assomants qui sont devenus une denrée avariée donc impropre à la consommation. À l’isntar de leurs frères, les jeunes femmes refusent de symboliser le déshonneur pour ce pays pris en otage par des boucaniers voraces et insatiables alors qu’ils et elles ne sont coupables d’aucun délit sauf, peut être, celui de déranger par leur présence inopportune. Va-t-on, enfin, finir par accorder une attention à cet appel de détresse pressant qui est lancé aux autorités du pays, à ceux qui détiennent les rênes du pouvoir ou, au contraire, on va continuer de feindre ne rien voir et de ne rien entendre comme de coutume. Décidément, mes amis « Tahiabladistes », on a tout vu et tout entendu ces derniers temps dans ce pays. En effet, voila que le phénomène de la Harga vient de connaître un nouvel épisode inédit à cause des personnes qui ont décidé de l’utiliser pour quitter le pays en douce. Cette fois, ce sont treize jeunes femmes algériennes qui viennent de débarquer sur l’ile de la Sardaigne qu’elles ont pu rallier, à partir de la ville d’ANNABA, et grâce à une embarcation de fortune comme des « grands (es) ». Le désespoir est devenu tellement impossible à supporter que mêmes les algériennes désemparées démoralisées et dégoutées par la vie qui leur est imposée par ceux qui nous gouvernent qu’elles ont fini par prendre la poudre d’escampette en recourant à la voie la plus périlleuse, la « Harga » pour fuir le marasme et l’injustice qui sont devenus les maîtres des lieux en Algérie. Ce geste insensé mais ô combien plein de témérité que viennent de réussir ces treize jeunes algériennes n’est pas un évènement de société anodin mais, bien au contraire, un signe de désespoir qu’elles viennent de lancer à la figure de ceux qui gèrent les affaires de ce pays et qui sont incapables de trouver les solutions qui, pourtant elles existent, pour redonner l’espoir à ce peuple décontenancé et ne sachant vers quel saint se vouer. Cet appel de détresse doit donner des sueurs froides et réveiller les consciences de ceux, les âmes sensibles, parmi ces responsables incapables qui se sont proclamés les maîtres du pays et qui sont devenus la risée de la planète qui les observe avec mépris et dérision. – (D’ailleurs, il ne faut point s’étonner à l’esprit clairvoyant et encore lucide vous dira : « Les vampires qui gouvernent ce pays ne pourront s’éterniser ni dans les sphères du pouvoir qu’ils ont induement squatté ni dans la vie. Le rêve qu’ils vivent finira bien, un jour, par tourner au cauchemar pour que le peuple décide de les bouler dans la poubelle de l’histoire. Au crépuscule de leur vie de vampires, ils vont s’apercevoir qu’ils avaient vécu futilement et il sera trop tard pour eux de regretter d’avoir fait tant de mal à ce peuple qui a subi leur dictature de manière stoique et qui se fera le malin plaisir de leur demander les comptes devant le Créateur de l’univers. Sa seule préoccupation présente est de les maudire matin et soir en attendant leur chute prochaine de ce piédestal où ils se croyaient à l’abri de la malédiction divine qui finira bien par les rattraper un jour proche. Amen !)- En définitive, que faut-il penser de l’acte insensé que viennent de commettre ces jeunes femmes qui ont fui leur pays pour aller se jeter dans les bras des étrangers ? Y a-t-il une seule raison qui puisse excuser cet acte suicidaire ? À mon humble avis, aucun, sauf celui d’avoir voulu attirer l’attention de ceux qui feignent regarder ailleurs alors que le feu est en train de bruler la chaumière. Ces gérants irresponsables et irrévérencieux n’ont pas une once de magnanimité ni pour le peuple ni pour le pays qui les sustente comme des sangsues à la soif inextinguible et qui leur assure, en priorité absolue, une vie de Pachas digne de celle des mille et une nuits alors que leurs frères de sang meurent par cargaisons entières sur les rives de l’Europe du Sud. N’ont-ils pas honte à cause de la faillite de leur système de gestion bancal qui a depuis longtemps montré ses limites mais qu’ils persistent, contre vents et marrées, à imposer au pays ? Ces incapables ont été coupables de toutes les turpitudes odieuses qu’ils ont fini par ne plus mesurer l’ampleur de leur tyrannie sans nom qui risque de conduire le pays vers des lendemains incertains ou de le précipiter dans un cyclone de révolte dont personne n’est en mesure de mesurer les retombées qui ne peuvent qu’être catastrophiques. Imbus de leur statut de gardiens du pays ils refusent d’écouter le langage de la raison et partir, loin, très loin et laisser place aux jeunes compétences qui sont la seule solution viable pour ce pays qui se meurt à petit feu. Qu’ils s’en aillent là où ils ont planqué leurs fortunes ! Qu’ils débarrassent le plancher ! Dépité, j’ai envie, avec tous mes respects pour tous mes frères et sœurs « Tahiabladistes », de leur def… sur leur face de rat ! A.K.