Revue de presse - Ecrit par admin le Lundi 18 août 2008 18:11 - 6 Commentaires

Le président pakistanais, Pervez Musharraf, démissionne

LE MONDE | 18.08.08 | 14h00 • Mis à jour le 18.08.08 | 14h38
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Visé par une procédure de destitution, le président pakistanais Pervez Musharraf a décidé, lundi 18 août, lors d’une allocution télévisée, d’annoncer sa démission. Après avoir longuement dénoncé “les fausses accusations portées contre lui”, le chef de l’Etat quitte donc ses fonctions la veille du lancement de cette procédure par le gouvernement.

En dépit de cette décision, le chef de l’Etat a affirmé avoir, “en toute bonne foi”, fait face aux défis rencontrés par son pays sur les terrains économique, politique et face à la montée de l’islamisme. “Malheureusement, a-t-il ajouté, certaines personnes ayant des intérêts personnels ont lancé de fausses accusations à mon égard, ils ont trompé le peuple.”

Il a également vanté les progrès réalisés en terme de démocratie sous son mandat et le rôle clé qu’il a joué pour la stabilité du pays. Enfin, il a tenu a rappeller qu’il pouvait se targuer d’une intégrité morale qu’il a semblé, sans les nommer, dénier à ses adversaires politiques qui réclamaient son départ.

Les deux leaders de la coalition au pouvoir depuis leur victoire aux élections législatives de mars, Asif Ali Zardari, le veuf de Benazir Bhutto, pour le Parti du peuple pakistanais (PPP) et l’ex-premier ministre Nawaz Sharif, pour la Ligue musulmane du Pakistan avaient annoncé, le 7 août, le lancement de cette procédure.

Le Parlement pakistanais devait examiner, avant mardi, l’acte d’accusation visant les chefs de “mauvaise administration et violation de la Constitution”. MM. Zardari et Sharif lui reprochaient, notamment, d’avoir limogé, en 2007, près de soixante magistrats, dont ceux de la Cour suprême, pour assurer sa réélection et d’avoir instauré, pendant un mois, l’état d’urgence pour ensuite l’imposer. M. Musharraf, alors chef des armées, était parvenu au pouvoir, en 1999, lors d’un coup d’état sans effusion de sang.

M. Musharraf a donc décidé d’éviter le bras de fer institutionnel avec le gouvernement. La procédure de destitution aurait pu durer, en théorie, des semaines, voire des mois avant à aboutir. Pour sa part, le président Musharraf disposait du droit constitutionnel de dissoudre l’assemblée nationale, voire de déclarer l’état d’urgence, ce qu’il a refusé de faire.

Sa décision ouvre donc une nouvelle ère politique du Pakistan. Le pouvoir civil reprend ainsi le contrôle d’un pays qui a été dirigé, plus de la moitié de son histoire, depuis 1947, par les militaires. L’armée, qui s’estime traditionnellement, garante des intérêts du Pakistan, semble ne pas avoir l’intention de s’opposer à cette évolution. Le chef d’état-major des armées, le général Kayani, qui a remplacé, en 2007, l’ex-général Musharraf ne paraît avoir considéré que le départ du chef de l’Etat remettait en cause la stabilité du pays.

M. Musharraf, fidèle allié des Etats-Unis, après avoir fait soutenu ce pays après les attentats du 11 septembre 2001, n’a fourni, au cours de son allocution, aucune indication sur son avenir. Sa démission, en théorie, met fin à la procédure de destitution. M. Musharraf s’était d’ores et déjà déclaré opposé à tout exil et avait affirmé qu’il voulait rester vivre dans son pays.

Cette décision ne remet donc pas en cause l’équilibre actuel de la coalition qui dirige le Pakistan. MM. Zardari et Sharif devraient, sans doute, procéder à une redistribution des cartes. Le leader du PPP n’a pas fait mystère qu’il briguerait le poste de chef de l’Etat si celui-ci se libérait. M. Sharif, farouche opposant à M. Musharraf, sort grand vainqueur de ce bras de fer.

Jacques Follorou

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M. Musharraf “bon allié” de Washington en dépit de désaccords

Pervez Musharraf a été un “bon allié” des Etats-Unis, a déclaré, dimanche 17 août, la secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, avant que le président pakistanais annonce sa démission.

“Le président Musharraf a été un bon allié, a dit Mme Rice. Chacun sait que nous avons été en désaccord avec ses décisions concernant la proclamation de l’état d’urgence, mais il a tenu parole, il a quitté l’uniforme et il y a aujourd’hui un gouvernement démocratique au Pakistan.”

Condoleezza Rice a refusé de dire si Washington accorderait l’asile à M. Musharraf en cas de démission. “Ce n’est pas une question à l’ordre du jour et je veux juste maintenir notre attention sur ce que nous devons faire avec le gouvernement démocratique du Pakistan”, a-t-elle répondu sur la chaîne de télévision Fox News. - (Reuters, AFP.)


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6 Commentaires

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djamelReply to this comment
août 19, 2008 8:49

Pour la stabilité, et la paix dans cet région du monde, je pense que la démission de MUSHARAF est un acte de bravour

djamelReply to this comment
août 19, 2008 8:50

je pense aussi a travers cet acte tous ceux qui n’ont pas de légitimité populaire ferons de même

HammaReply to this comment
août 19, 2008 11:32

@djamel: Salam.

Espérons-le mais ne comptons pas trop sur!

Cette partie du globe est une véritable poudrière et je doutes fort qu’après cette démission honorable de Musharraf et après l’assassinat de Benazir Bhutto, il puisse y avoir stabilité et démocratie.

Le clanisme politique et religieux est la cause de l’instabilité du Pakistan et le retour en force des Islamiste n’augure rien de bon pour ce pays.

Les USA et Israël prennent très mal cette démission qui dans le contexte géopolitique et géostratégique n’arrange pas leur affaires sur le plan sécuritaire. Le pakistan disposant de l’arme nucléaire pourrait être une sérieuse menace si elle venait à tomber entre les mains des Islamistes partisans de Ben Laden qui sont nombreux dans la région.

RezkiReply to this comment
août 19, 2008 15:31

Je me demande si Mohammed Iqbal, père spirituel du Pakistan, dont le portrait est accroché derrière Pervez Musharraf dans la photo illustrant l’article ci-dessus, pouvait imaginer, ne serait-ce qu’un instant, où en serait aujourd’hui le pays dont il a rêvé…

elmoroReply to this comment
août 19, 2008 17:00

ecore une gifle pour les arabes. il n ‘ y a plus qu’eux qui ne demissionnent jamais mais aussi plus grave qui ne luttent pas pour se debarrasser de la merde qui les gouverne

elbordjiReply to this comment
août 19, 2008 19:29

Salut, mes amis “Tahiabladistes” ! J’ai pris la peine de jeter un rapide coup d’œil sur les commentaires de mes amis « Tahiabladistes » et je m’empresse d’écrier mon post pour réagir à cette nouvelle de la « démission » de Musharraf. Je vous avoue que cela fait bien quelque jours que je voulais préparer ce post mais j’avais un doute, je m’attendais à ce que les USA interviendrait pour porter secours à leur valet qui commençait déjà à vaciller dangereusement depuis que l’opposition avait gagné haut la main les élections législatives. La chute du dictateur était prévisible. Tombé en disgrâce depuis belle lurette, il vient de s’écrouler du haut de son piédestal comme un vulgaire pantin désarticulé lui qui se croyait indétrônable. Il a été chassé du pouvoir mais on préfère dire qu’il «a été démissionné ». Et si on disait qu’il a été « DERACINE », n’est-ce pas plus subtile ? Un tyran qui abdique n’est pas une mince affaire, c’est un évènement historique dont le jour doit être marqué d’une grosse pierre blanche. Les coups de buttoir de l’opposition ont bien fini par donner leur fruit. Je suis sûr et certain que je ne vais pas être de l’avis de beaucoup de mes amis « Tahiabladistes » pour plusieurs raison mais j’assume ce que je vais écrire parce qu’il sort tout simplement de mes tripes. La chute d’un tyran est toujours un évènement digne d’être fêté comme il se doit, tel est le cas du président pakistanais déchu Pervez Musharraf qui vient de choir aujourd’hui comme une feuille morte qui tombe d’un arbre. Dure a été la chute forcée. C’est bien la pression de la justice du peuple représenté par ses élus qui a fini d’avoir raison d’un dictateur qui se croyait intouchable ; donc avis aux amateurs. Il est vrai que cette « démission » ne va pas arranger les affaires des USA et d’Israël par contre, elle arrange bien les affaires des Pakistanais qui avaient bien subi sa tyrannie pendant plusieurs années. Quant à ces islamistes qui font tellement peur aux uns et aux autres, c’est bien leur pays et leur avenir qui étaient confisqués par des despotes qui se sont imposés par la force. Ils ont bien le droit d’être gouvernés par des élus qu’ils auraient eux-mêmes choisis et non par des arrivistes et des faussaires qui se seraient imposés en bourrant les urnes et en manipulant les chiffres et les résultats des élections pour placer leurs valets et autres pions domestiqués aux bons endroits ; tel est le cas chez nous en Algérie. Moi personnellement j’applaudis à la chute d’un tyran putschiste qui finit dans la poubelle de l’histoire. Ce n’est qu’aujourd’hui que les victimes de ceux qui furent victime de ce régime illégitime qu’ils pourront dormir en paix et aux vivants de vivre sous un régime démocratiquement élu. Le bourreau enfin déchu ; il a été « démissionné » a bien fini la scène politique par la petite porte comme le vulgaire intrus qu’il était. Il n’y aura que ses serviteurs zélés, ses thuriféraires empressés et ceux qui vivaient à ses basques qui vont le regretter et je ne peux que les comprendre. Le glaive de la justice populaire a fini par le bras des vaillants élus du peuple qui a su attendre patiemment son heure de gloire. Voyez-vous mes chers amis et frères internautes, avec le temps et grâce à la volonté de Dieu et celles des hommes épris de justice, même les despotes imbus de leur invincibilité finissent par trébucher pour ne plus se relever. Le « vent » de la justice a fini par le faire tomber lui dont la tête était plus près des étoiles que de son peuple. Tant pis pour lui et pour tous ses protégés et autres adorateurs patentés qui vont finir par redevenir des citoyens ordinaires exposés, je voulais dire obligé de rendre des comptes à la justice de leur pays. Nul n’est éternel en ce bas monde, mes chers frères. Bon débarras « président » Musharraf ! Raus ! Berra ! J’espère bien que la justice pakistanaise qui tire sa force et son essence du peuple va, enfin, lui demander des comptes pour tous les sévices qu’il leur a fait subir tout au long de son long règne sans partage. Que de morts et de malheurs, il a sur la conscience ! Je constate, finalement, que le Pakistan n’est pas un pays où le pouvoir des élus du peuple n’est pas un vain mot mais une réalité tangible ; et ils viennent de le prouver en précipitant la fin d’une dictature qui se croyait intouchable. Là-bas, ce ne sont pas des « béni oui-oui » qui chauffent les fauteuils du Sénat ou ceux de la chambre des députés mais des hommes intègres et qui ne se laissent pas téléguider par les ficelles des marionnettistes tapis derrière les rideaux. Là-bas, ce ne sont pas des députés qu’on peut acheter par un lot de terrain ou un passeport diplomatique ou par une prime ou une voiture de luxe ; ce sont des élus qui ont été choisis par leurs électeurs pour défendre leurs droits et veiller aux intérêts de leur pays qui est une nation qui inspire le respect et l’admiration méritée. Avis à ceux qui se croient insaisissables ou qui auraient oublié que le vent pouvait tourner à leur défaveur et les faire chuter du haut de leurs inexpugnables tours d’ivoire pour finir au bas de l’échelle aux pieds du peuple qui se fera bien la joie de leur demander des comptes. Ce peuple marginalisé, martyrisé, piétiné, honni, affamé, persécuté et ignoré, aujourd’hui, le droit de dresser les gibets pour tous les traitres qui l’ont stigmatisé s et longtemps accablé de leur injustice oppressante. Ils ont bien le droit de regarder leurs bourreaux se balancer au bout d’une corde de potence comme de vulgaires bandits de grands chemins. Qu’ils paient pour les turpitudes et les avanies qu’ils ont fait subir à leur peuple ! C’est la loi du Talion ; œil pour œil, dent pour dent ! La justice Divine fera le reste et l’Enfer est assez vaste pour accueillir toute cette racaille et les oppresseurs des peuples qui doivent payer pour leurs forfaitures et leur déloyauté envers les peuples qu’ils ont longtemps persécutés. Prenons la liberté d’extrapoler pour cerner un autre volet du sujet qui nous concerne aujourd’hui, l’arme atomique détenue par le Pakistan, ce pays musulman frère. Trop de bruit pour rien ! Quant cette bombe atomique que d’aucun veulent « préserver » des mains de ces « ogres islamistes » qui risquent de déclencher une guerre nucléaire, je crois que ceux qui le pensent réellement sont atteints du syndrome de la phobie des « barbus » qui ne feraient pas mal à une mouche. Je leur conseille de regarder des vrais mégalomanes qui se trouvent en Israël et aux USA qui représentent plus de dangers pour l’humanité que tous les « barbus » inoffensifs qu’on veut, injustement, transformer en ogres sanguinaires. Ce ne sont pas les « barbus » qui ont bombardé Hiroshima et Nagasaki, que je sache ! Dormons tranquilles, les « musulmans » ne sont pas des fous, ce sont, ne vous en déplaise, je veux parler de ceux qui ont déjà perdu le sommeil et qui ont déjà commencé par se terrer dans leurs abris anti atomiques. Ces musulmans qu’on veut taxer de « FOUS de DIEU » sont des gens sensés. Ils sont, n’en déplaise à tous leurs détracteurs irréductibles, des gens plus intelligents et plus humains et plus humanistes que les Bush et leurs acolytes qui souhaitent de toute leur âme que ces « musulmans » perdent la raison pour commencer à lancer des bombes atomiques à droite et à gauche comme des forcenés qui auraient perdu la raison. Ne croyez-vous pas que le danger le plus imminent vienne de Bush et des Dirigeants israéliens qui complotent pour frapper l’Iran pour avoir osé se doter de la technologie qui pourrait lui servir à fabriquer une bombe atomique alors qu’Israël, ce pays ami des USA possède déjà plus d’une centaines d’ogives nucléaires prêtes à être balancées sur les pays musulmans et les pays arabes. Je souhaite ne pas m’être trompé sur toute la ligne et je prie le Tout Puissant qu’Il préserve le Pakistan et tous les pays du monde de tout danger. Force doit être à la justice du peuple qui doit être inébranlable et imperturbable. Cordialement, votre frère A.K qui vous salue bien.

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