Actuel * - Ecrit par admin le Lundi 14 juillet 2008 19:27 - 7 Commentaires

Qui a tué qui ? – Question qu’on ne saurait éluder

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*Armand Veilleux - 13 juillet 2008

À partir de l’année 1992 l’Algérie a été emportée par une terrible vague de violence. Il s’agissait bel et bien d’une guerre civile, même si les autorités algériennes s’énervaient dès qu’on utilisait ce mot. Il y avait, d’un côté, l’ensemble des groupes assez divers appelés globalement les « islamistes » et, de l’autre, l’armée. Les violences atroces commises par les islamistes sont indéniables et bien connues.
Mais très vite des voix de plus en plus nombreuses d’Algériens et d’autres observateurs attentifs se sont fait entendre rendant la Sécurité Militaire algérienne responsable de certaines des violences attribuées globalement aux islamistes. À cela vinrent s’ajouter, surtout à partir de l’année 2000 des récits d’anciens militaires algériens.

Ces témoignages ont été assez nombreux et assez sérieux pour que plusieurs organismes internationaux de défense des droits de la personne, à commencer par /Amnisty International/, aient demandé à plusieurs reprises – mais toujours sans résultats – une enquête internationale impartiale sur cette violence. Chaque fois, la réaction orchestrée d’Alger – par le biais d’articles de presse virulents - a été non seulement de ridiculiser ceux qui soulevaient cette question, mais de considérer qu’ils voulaient exonérer les islamistes de toute responsabilité. Le service de propagande du DRS (la /Sécurité Militaire/) inventa alors le slogan du « Qui tue qui ? » — question qualifiée par eux d’/obscène/. Depuis lors, quiconque soulève l’une des questions restées sans réponse est ridiculisé et rejeté du revers de la main comme faisant partie de la clique du « Qui tue qui ? ».

Et pourtant la question « Qui a tué qui ? » reste une question légitime et nécessaire tant qu’une réponse pour le moins crédible n’aura pas été donnée. Cela vaut pour des dizaines de milliers d’Algériens disparus, très souvent après enlèvement par les forces de l’ordre. Cela vaut pour le chanteur kabyle Lounès Matoub[1] <#_ftn1> et pour Mgr. Pierre Claverie. Cela vaut aussi, évidemment, pour les sept moines de Tibhirine.

Dans le cas des moines de Tibhirine, plusieurs questions ont été posées depuis longtemps : 1) qui les a enlevés ? — 2) sur ordre de qui ? — 3) où et dans quelles conditions ont-ils été détenus durant deux mois ? — 4) quelles mesures furent prises par les autorités algériennes et par les services secrets français (DST et DGSE) pour les libérer ? — 5) qui les a tués et dans quelles circonstances ? — 6) qu’est-il advenu de leurs corps après leur mort ?

La réponse « officielle » à chacune de ces questions – réponse d’ailleurs jamais officiellement formulée par aucune autorité civile, algérienne ou française – est bien connue : c’est le GIA. Compte tenu de révélations crédibles qui se sont multipliées au cours des douze dernières années, cette version officielle fait eau de toutes parts, et donc, ces questions sont, plus que jamais, légitimes, et ce n’est pas la stupide rengaine du « qui tue qui ? » qui nous empêchera de continuer à les poser.

Un article paru récemment dans le journal italien /La Stampa/, sous la plume de Valerio Pellizzari[2] <#_ftn2> répond à l’une des nombreuses questions mentionnées : « qui les a tués et dans quelles circonstances ? ». Il s’agit de l’interview (en quelque sorte une « déposition ») d’un
haut fonctionnaire d’un gouvernement européen qui était en fonction à Alger au moment du drame et qui connaît bien cette affaire. Cet article est à prendre très au sérieux.

Disons tout d’abord que Valerio Pellizzari n’est pas le dernier des scribouillards à la recherche d’un sujet pour gonfler son ego. C’est un grand journaliste de réputation internationale, qui a couvert toutes les grandes guerres des dernières décennies depuis le Cambodge jusqu’à
l’Irak en passant par l’Iran et l’Afghanistan. Il n’a pas sauté sur le premier scoop rencontré. Il enquête depuis plus de dix ans sur le drame de Tibhirine et il n’avait encore rien publié, attendant d’avoir quelque chose qui apportait vraiment du neuf. /La Stampa/ est un grand journal dont la direction n’aurait pas accepté de mettre en première page cet
article sans vérifier le sérieux de ses sources. La personne interviewée démontre dans son témoignage une grande retenue et une grande cohérence. Sa façon de parler est celle d’un véritable professionnel. Elle a sans doute voulu, après un très long silence, soulager sa conscience et faire en sorte que la vérité soit connue. Sachant ce qui peut arriver aux témoins et à leurs familles, on comprend que cette personne ait voulu garder l’anonymat. Son témoignage demeure très important, d’autant plus que d’importants témoins qui n’ont pas encore été entendus par les juges d’instruction Marc Trévidic et Philippe Coirre (qui ont remplacé le juge Jean-Louis Bruguière sur ce dossier depuis les élections législatives françaises de 2007) pourront sans doute corroborer ses dires.

Évidemment, plusieurs éléments de ce témoignage étaient déjà connus de ceux qui ont suivi de près cette question. Dès les semaines qui ont suivi l’inhumation des frères à Tibhirine des informations circulaient en Algérie, en particulier à Blida, voulant que les moines n’aient pas été décapités mais tués dans une intervention de l’armée. Il n’était pas clair s’il s’agissait ou non d’une bavure. J’ai moi-même entendu cette rumeur de diverses sources à l’époque de la mort de Mgr. Claverie, en 1996, quelques mois après celle des moines. J’ai communiqué alors cette information à Henri Tincq, de passage à Rome, et il l’a mentionnée dans un article du journal /Le Monde / (7-8 juin 1998), qui a fortement déplu à Alger. Je l’ai également transmise plus tard à John Kiser, de passage à Rome, et il a pu la corroborer en Algérie en 1999 et y ajouter quelques détails, qu’il a publiés dans son excellent livre sur les moines de Tibhirine en 2003. Selon certains la source de cette information aurait été l’interception faite par l’ambassade française d’un message radio de l’armée algérienne. C’est ce que rapporte Kiser dans son livre. Personnellement, j’avais entendu une autre version ; l’information aurait eu comme source une « confidence » du commandant de la base d’hélicoptères de Blida à un confrère occidental. La traduction française du livre de Kiser, parue en 2006, ajoute sur ce point quelques petits détails mineurs, tels que la phrase du pilote de l’hélicoptère « Zut ! nous avons tué les moines ».

Certains ont dit que l’article de Pellizzari n’apportait rien de neuf. C’est faux. Le premier élément nouveau de ce témoignage, c’est la /cohérence/. Jusqu’ici tous ceux qui ont enquêté sur ces faits étaient arrivés à se faire une idée assez claire de ce qui s’était passé, en recoupant des témoignages divers et en mettant ensemble des informations complémentaires. Ici nous avons une description cohérente de ce qui s’est passé, faite par quelqu’un qui a eu, au moment des faits, accès aux sources d’information algériennes, sans doute et probablement aussi
françaises.

Mais la /grande nouveauté/ qui ressort de ce témoignage, c’est que non seulement les autorités algériennes ont élaboré un montage macabre pour cacher leur bavure – ce qui pouvait déjà se déduire de ce qu’on savait – mais que les autorités françaises, qui n’ont pu l’ignorer, participèrent à ce /cover up/, le médecin légal de l’ambassade de France ayant participé à l’examen des corps – et cela, une semaine avant l’annonce de a mort des moines par un faux message du GIA. Il semble même, à entendre ce témoignage, que ce macabre montage ait été décidé d’un commun accord par les autorités algériennes et françaises. Cela peut expliquer la demande faite alors aux familles de ne pas venir à Alger pour les funérailles (une d’entre elles n’a pas obtempéré à l’ordre) et l’intention d’enterrer sept cercueils plombés sans que personne ne voie ce qui se trouvait à l’intérieur.

On comprend dès lors le silence embarrassé de la presse française — sauf /Ouest-France/, le /Figaro International/ et /Rue 89/ et des sites Internet à portée internationale à savoir /Algeria Watch[3] <#_ftn3> / et /Tahia Bladi/ /[4]/ <#_ftn4> — après la publication de /La Stampa. / La conspiration du silence des autres, y compris /Le Monde/ et /La Croix/, a-t-elle été spontanée ou recommandée d’en haut ? On comprend qu’à l’approche des grandes manifestations autour de /l’Union pour la Méditerranée/, on ne voulait pas indisposer le président Bouteflika, alors qu’il avait fallu le pèlerinage à Alger d’une grande quantité de ministres et d’émissaires français pour le convaincre de venir à Paris pour cette occasion.

Mais cela aurait pu être une occasion en or. Lors d’un passage en France au cours de la dernière campagne présidentielle on avait interrogé Monsieur Bouteflika sur cette affaire des moines de Tibhirine et il avait répondu mystérieusement que « toute vérité n’est pas bonne à dire », ajoutant « lorsque j’aurai toutes les informations je les dirai ». Si on lui avait posé la même question aujourd’hui, peut-être aurait-il trouvé que le moment était venu de dire la vérité. Mais peut-être, la France n’a-t-elle pas intérêt à entendre cette vérité.

En tout cas, tout ce qu’on sait maintenant enlève évidemment toute crédibilité aux conclusions de la mission rogatoire en Algérie confiée par le juge Jean-Louis Bruguière aux autorités algériennes elles-mêmes. D’autant plus qu’on ne peut exclure que la « bavure » décrite par le
témoin interrogé par Pellizzari ait pu ne pas être totalement accidentelle.

Les juges Trévidic et Coirre devront reprendre à leur propre compte et sur d’autres bases cette partie algérienne de leur enquête.

Armand Veilleux - 13 juillet 2008

Commentaire: Merci au père Armand Veilleux de rester cette sentinelle vigilante qui espère la lumiere et qui tente de la faire. Nous tous, avec lui, et avec tous ceux qui sont en quête de justice et du bien souverain, nous continuerons inlassablement à faire la lumière sur ces évènements tragiques, et qui font injure à notre qualité d’Hommes.
Nous voulons que la lumière soit faite sur cette tragédie. Nous voulons que l’opinion publique, du monde entier, découvre, sous leur véritable jour, ceux qui ont plongé notre pays dans la détresse et le malheur. Non parce qu’ils ont tenté, comme ils l’ont fait accroire, de sauver la République du péril islamiste, quels grands mots pour de tels gredins, mais pour garder le pouvoir par lequel ils assouvissaient leurs sordides désirs. Des désirs de puissance et de richesses. Au détriment d’un peuple martyrisé. Nous aurions tous compris que des militaires aient commis une bavure. Ce mot terrible qui sert à justifier des crimes. Mais nous aurions tous voulu que ces généraux assument leur erreur, qu’il demandent pardon, qu’ils rendent les dépouilles de nos frères moines, car ce sont nos frères, à leurs familles, qu’ils compatissent et qu’ils entrent en contrition. Des regrets sincères. Au lieu de cela, ces monstres, car il n’y a pas d’autre mot pour les qualifier, ont ordonné qu’on décapite les victimes, et qu’on les décapite, comme l’aurait fait un boucher, et qu’on donne aux opinions occidentales le macabre spectacle de ce que sont capables de faire ces islamistes dont ils veulent épargner à l’occident la terrifiante cruauté. Ces remparts de la liberté et de la république! Quoi de plus odieux!
Voilà pourquoi nous nous sommes éxilés de notre patrie, pourquoi nous nous sommes jetés sur les chemins amers de l’exil, et parfois de l’indignité!
Voilà pourquoi nous nous réjouissons de la proximité de nos frères humains comme Armand Veilleux, qui viennent ajouter leur voix à la nôtre. Pour dénoncer l’innommable, et combattre le mal.
A tous ceux de nos frères humains dont la naturelle indignation rejoint la nôtre, nous disons, aidez nous à faire éclater la vérité sur le malheur qui frappe notre peuple. Aidez nous à combattre les forces terrifiantes qui meurtirssient notre jeune nation, et qui compromettent gravement l’avenir de nos enfants. Montrez au monde entier que si des millions de nos jeunes compatriotes rêvent de pouvoir s’arracher un jour à leur patrie, s’ils se lancent à corps perdus dans des entreprises périlleuses, jusqu’à traverser la mer méditérannée à bors de fragiles esquifs, pour venir en Europe, s’ils risquent leurs jeunes vies, s’ils s’arrachent à l’amour de leurs parents, s’ils quittent, sans espoir de retour, leurs familles, leurs amis, leurs traditions, s’ils viennent s’ajouter, dans le meilleur des cas, aux cohortes d’immigrés clandestins, avec toute l’incertitude des lendemains, c’est parce que leur pays est devenu un enfer. C’est parce que l’Algérie est devenue pour eux un cloaque qui fait fermenter toute fraîcheur et toute vie. S’ils se jettent, avec l’énergie du désespoir, dans les bras du terrorisme, qui est, bien souvent, l’objet de manipulations de ceux là même qui les oppriment et les broient, c’est parce qu’ils ont désappris l’espoir. Venez à leur secours. Aidez les à retrouver la liberté et la dignité. Car ils sont vos frères opprimés. Quelle que soient vos croyances.
D.B

[1] <#_ftnref1> Le procès devant faire la lumière sur son assassinat a été renvoyé une première fois il y a sept ans, et vient d’être renvoyé de nouveau.

[2] <#_ftnref2> Texte italien :
http://www.lastampa.it/redazione/cmsSezioni/esteri/200807articoli/34524girata.asp

traduction française sur le site Tahia Bladi
http://www.tahiabladi.com/index.php/1954/les-moines-en-algerie-tues-par-les-militaires/
et aussi
http://www.algeria-watch.de/fr/article/just/moines/revelations_fonctionnaire.htm

[3] <#_ftnref3> http://www.algeria-watch.de/

[4] <#_ftnref4> http://www.tahiabladi.com/

Site d’Armand Veilleux
1. Article en relation : L’homme qui voulait pardonner mais ne savait pas qui
2. QUI TUE QUI EST UNE VRAIE QUESTION.
3. Voir l’article sur le quotidien Ouest-France
4. Retrospective d’un article d’Armand Veilleux sur la Raison d’Etat
5. Les moines en algérie tués par les militaires
6. Article en relation : Lire le rapport Al Karama for Human Rights/Haut commissariat aux droits de l’homme des Nations Unies du 4 avril 2008, Algérie : La torture reste une pratique courante


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Salah-Eddine SidhoumReply to this comment
juil 14, 2008 23:03

Toute mon estime et mon profond respect au père Armand Veilleux avec mon modeste soutien dans sa quête de vérité concernant l’ignoble assassinat de ses compagnons moines de Tibhirine. Votre combat pour la vérité, toute la vérité est aussi le nôtre, concernant les dizaines de milliers de victimes de cette guerre contre les civils déclenchée en 1992. En un mot contre ces crimes contre l’Humanité perpétrés contre un peuple et des dizaines d’étrangers innocents.
Ni les mensonges d’un régime illégitime ni les complicités de la France officielle n’empêcheront la vérité d’éclater tôt ou tard.
Les criminels de tous bords doivent savoir qu’il n’y a de mensonge ni de manipulation qui puissent durer éternellement et que nul droit ne se perd tant qu’existe un revendicateur.
Dr Salah-Eddine Sidhoum.
Militant des Droits Humains.
Alger.

BrahimReply to this comment
juil 14, 2008 23:49

Tous mes respects, mon estime et ma solidarité à l’ensemble de nos frères Cisterciens qui durant ces 12 années vécues à l’enseigne du mensonge d’État(s) ont inlassablement perpétué le message de fraternité et d’amour insufflé par le testament de Frère Christian envers leurs frères algériens. Que nos frères Trappistes sachent que tant que coulera une once de sève de vie dans nos veines, nous lutterons à leur côté afin que vérité, toute la vérité soit faite sur l’assassinat des sept moines de notre Dame de l’Atlas. Sans haine, sans esprit de revanche mais avec volonté et opiniâtreté. Ce n’est qu’à cette condition que cette funèbre page d’histoire parmi tant d’autres, froidement planifiée par des monstres qui ont voulu jeter l’opprobre sur sur l’âme profonde de tout un peuple, sera enfin tournée.
Fraternellement,
K Brahim

belaidReply to this comment
juil 15, 2008 13:28

Merci mon Père Armand.
Un de mes écrits à un Père ( Père Jan ) qui était en Algérie depuis les années soixante dix et qui est toujours sur place .Je voulais par ce témoignage montrer ce que pensent les Algériens envers ces ” Hommes ” avec un grand H et encore merci à Tahia Bladi de nous donner toujours cette espoir pour que justice un jour puisse triompher dans cette chère Algérie .

“Il n’ y a que les personnes qui vous ont connu qui peuvent apprécier le travail que vous faites envers les opprimes et les démunis .
Je me rappelle , il y a quarante ans du dévouement que vous avez envers vos élèves .J’étais, un parmi les élèves qui étaient pauvres
Je sais que sans vous et votre institution , je ne serais pas en mesure de vous écrire aujourd’hui , c’est grâce à vous qu’on a pu s’instruire et vivre dignement .
La preuve , malgré les menaces des GIA vous êtes restés en Algérie .Vous ne pouvez pas partir et laisser vos enfants .Mon père , je vous remercie pour tout et surtout pour prononcer le mot PÈRE car avant je ne l’avais jamais dis car je n’ai jamais connu mon père .

A bientôt .Belaid

belaidReply to this comment
juil 15, 2008 13:33

Un petit rectificatif .Quand je dis des GIA , je voulais dire : Groupes Inconnus Armées .

BrahimReply to this comment
juil 15, 2008 17:24

A toutes fins utiles, voici un état des lieux au 15 juillet 2008 de la réaction des principaux titres de presse et médias télévisés Français que j’ai contactés afin de connaître les raisons ‘éditoriales ?’ ‘politiques?’ ou ‘autres ?’ du phénoménal black-out dont ont fait l’objet les révélations faites par Valerio Pelizzari de ‘La Stampa’ sur le massacre des moines trappistes de Tibhirine et de Mgr. Pierre Claverie Evêque d’oran. A chacun de se faire une opinion.

France-Inter : Rédaction Contactée.
Réponse : pas de réponse

France-Culture : Rédaction Contactée.
Réponse : pas de réponse

France-Info : : Rédaction Contactée.
Réponse : pas de réponse

Europe 1 : rédaction contactée
réponse : Voici le texte du mail :
Ceci est une réponse automatique
Bonjour,
Et merci pour votre courriel,
Nous l’avons transmis à la rédaction
Merci de votre fidélité

RTL : Rédaction contactée
réponse : Voici le texte du mail :
Bonjour Nous avons transmis votre mail à la rédaction RTL vous remercie de votre fidélité
Cordialement Relation Auditeur Dominique Dantin db

iTélé (redaction.itv@canal-plus.com) : Rédaction Contactée
Réponse : pas de réponse

Canal + (redaction.itv@canal-plus.com) : rédaction contactée
réponse : pas de réponse

France 2 : rédaction Contactée
Réponse : Une réponse, sans suite - voici le texte de la réponse :
Bonjour,
Vous faites part de vos suggestions concernant la ligne éditoriale des journaux télévisés de France 2. Vous souhaitez qu’un temps d’antenne soit consacré aux révélations faites par certains quotidiens concernant l’assassinat de Monseigneur Claverie.
Je vous remercie d’avoir pris le temps d’écrire à France 2 pour signaler ce fait.
J’ai transmis votre proposition à la direction de l’information, afin qu’elle en prenne connaissance. Vos suggestions et observations sont utiles pour permettre à la chaîne de vous proposer des émissions qui répondent à vos attentes.
Je vous remercie de votre fidélité et vous souhaite d’agréables moments en compagnie des programmes de France 2.

Bien cordialement,

Franck Vautier
Chef du Service Communication Téléspectateurs

France 3 : Rédaction Contactée
réponse : Une réponse classée sans suite, voici le texte du mail :
Bonjour,Vous avez exprimé votre opinion à propos d’une émission de la Rédaction de France 3. Je vous remercie d’avoir pris le temps d’écrire à la chaîne pour faire part de votre réaction. J’ai transmis votre mail à Marie-Laure Augry, Médiatrice des Rédactions, afin qu’elle en prenne connaissance et vous apporte une réponse.

Le monde : rédaction contactée
Réponse : pas de réponse

Libération :rédaction contactée
Réponse : pas de réponse

La Croix : rédaction contactée
Réponse : pas de réponse

Le progrès : rédaction contactée
Réponse : intérêt sans suite

Ouest-France (Le quotidien à plus fort tirage et le plus vendu en France) : Rédaction contactée
Réponse : Article publié le lendemain

Revue Golias : Rédaction contactée
Réponse : Très professionnelle - Intérêt marqué - article à Paraître jeudi 17 juillet 2008

HammaReply to this comment
juil 16, 2008 15:53

Salam à vous tous.

Merci au père Armand Veilleux et à tous pour la contribution à faire éclater la vérité sur la tragédie des moines trappistes (Paix à leur âme).

Ce que dresse Mr Brahim comme état des lieux à la réaction des pricipaux médias Français n’est en fait qu’une preuve supplémentaire mais combien grave de la conivence Algéro-Française au nom de la raison d’état.

Le silence de la France contre les richesses nationales Algériennes, voilà peut-être aussi la véritable raison de ce black-out médiato-politique dans cette affaire.

Il est inadmissible qu’un président questionné sur cette affaire dise que “toute vérité n’est pas bonne à dire” et bien qu’il n’ait pas été au pouvoir au moment des faits, cela n’enlève en rien à sa responsabilité de faire toute la lumière sur cette affaire.

En Colombie, l’état Français et Sarkozy en tête ont tout déployés pour libérer Ingride Bétancourt des mains des Farcs, quelque soit le procédé utilisé, seul le résultat comptait et il était là.

Qu’en était-il pour les pauvres moines de Médéa?

Aussi bien que les présidents Chirac et Sarkozy d’une part, Zeroual et Bouteflika d’autre part restent impliqués directement dans cette affaire car elle est survenue au moment de leur mandats respectifs.
Les uns étaient tenus de faire libérer les moines (chose qui a échouée) et les autres de faire toute la lumière sur leur assassinat (chose qu’ils occultent).

Saurons-nous un jour une autre vérité que celle rapporté par Mr. V. Pellizzari dans la Stampa? J’en doutes!

Le gouvernement Algérien et son armée feront-t’ils des excuses officielles aux familles des victimes et à la France pour cette bavure? J’en doutes!

La France et son armée feront-t’elles à l’Algérie et aux familles des victimes des excuses officielles pour sa colonisation et ses essais atomiques de Reggane? J’en doutes aussi!

Salah-Eddine SidhoumReply to this comment
juil 17, 2008 14:43

Le message de notre frère signant sous le pseudonyme Dessack m’amène à parler du rôle de la France officielle dans le drame algérien en général et dans la désinformation en particulier.
Parler de ce que certains ont appelé déjà la «seconde guerre d’Algérie » et de la désinformation, c’est parler inéluctablement du rôle de la France officielle et du lobby néo-colonial dans la tragédie algérienne.
Il est indéniable que la France officielle a joué un rôle non négligeable dans la prolongation de la guerre, par son soutien inconditionnel à la politique répressive de l’oligarchie. Il est important ici d’ouvrir une parenthèse pour clarifier certains faits. Pour lever d’emblée toute équivoque, nous distinguerons clairement dans notre écrit la France officielle du peuple de France. Si nous persistons à dire que la France officielle et ses réseaux mafieux politico-financiers ne sont pas étrangers à l’aggravation de la guerre, nous insisterons aussi sur le fait que l’écrasante majorité du peuple français s’est réfugiée dans une indifférence teintée de compassion. Seule une poignée d’intellectuels aura le courage de dénoncer l’horrible « machine de mort » et la politique de mystification du drame algérien. Je salue à l’occasion leur attitude très digne, faisant honneur à la véritable patrie des Droits de l’Homme.
De l’aide militaire à l’aide financière en passant par la vaste campagne diplomatique de soutien de l’oligarchie au sein des institutions politiques et financières internationales, la France officielle aura joué pleinement son rôle néo-colonial. En tant que militants des droits de l’homme, nous garderons à l’esprit l’impressionnant travail de coulisses que déployèrent ses «agents » lors de la session de la commission des droits de l’homme de l’ONU à Genève, durant le printemps de l’année 98. Alors que des preuves irréfutables de violations massives des droits de l’homme se trouvaient entre les mains des experts internationaux de la dite commission, les représentants français déployèrent des efforts surhumains pour éviter une motion de condamnation de l’oligarchie d’Alger.
Les querelles et fréquentes scènes de ménage, savamment entretenues entre Alger et Paris, par médias interposés, ne sont en fait que des montages grossiers des communicateurs des deux rives, pour tromper l’opinion publique. L’intrication des intérêts de l’oligarchie militaro-financière et de certains milieux politico-mafieux français n’est plus à démontrer et certaines vérités doivent être crûment dites aujourd’hui.
L’esprit colonial n’a en réalité jamais quitté l’Algérie malgré les apparences et la notion de colonisabilité n’est pas une simple vue de l’esprit. De part et d’autre de la Méditerranée se sont tissés des liens plus que douteux entre une minorité algérienne de nostalgiques de l’Algérie des bachaghas, atteinte d’une « francomanie » névrotique qui virera à une véritable francofolie, et un lobby néo-colonial hexagonal avec ses réseaux extrêmement bien structurés, constituant de puissants groupes d’influence et de pression économique et politique.
La répartition des rôles se fera avec une admirable synchronisation. Ce lobby aura ses hommes politiques (Pasqua et ses réseaux, Marsaux, Bonnet, Stasi, Sarre, Lang, Audibert, Chesson, Soulier..) ses journalistes attitrés (Taveau, Schemla, Adler, Paul-Marie de la Gorce, Nahon, Kahn, Leconte, Benyamin, Ghozlan, Julliard ….), ses mercenaires intellectuels (Glucksman, Lefort, Henri-Levy, Herzog, Finkelkraut, Brukner, .). Français et Algériens sincères connaîtront tous, les honteux rôles joués par les acteurs de ce lobby dans la guerre de désinformation menée durant les six premières années du conflit. Doit-on rappeler pour l’Histoire, le tristement célèbre CISIA (comité international de soutien aux intellectuels algériens) et son indigne…. indignation sélective, l’odieuse partialité du député André Soulier au sein de la commission européenne en visite en Algérie lors des massacres, les multiples meetings de soutien à la politique d’éradication tenus à la Mutualité, qui constituaient de véritables encouragements au terrorisme d’Etat et au meurtre, l’ignoble émission de désinformation de plus de 4 heures d’Arte (Nuits Algériennes), sous la direction de Daniel Leconte qui soulèvera l’indignation de certains journalistes français, les reportages et autres écrits télécommandés de certains philosophes de l’imposture qui joueront le rôle d’envoyés «spécieux » en Algérie sous la garde très rapprochée des services spéciaux. Doit-on aussi rappeler les grossières provocations et machinations policières contre certains opposants politiques réfugiés en France et les nombreuses arrestations arbitraires qui se termineront au bout de quelques années par des non-lieux, tout comme les pressions exercées contre certains avocats et magistrats français, pratiques indignes de la patrie des droits de l’homme. Pour la France officielle, spécialiste dans l’élevage des dictatures en Afrique, la raison d’Etat et la protection de ses affidés prenaient encore une fois le dessus sur les valeurs et les principes universels de défense de la personne humaine dont elle était sensée en représenter la patrie.
Dans une correspondance datant de 1997, un ami intellectuel français qui ramait courageusement durant cette période de désinformation à contre-courant de la «pensée dominante » m’expliquait cet état d’esprit du « milieu » résiduel nostalgique de l’Algérie de papa (et de Fafa) en m’écrivant à juste titre : « L’Algérie depuis 166 ans, nous sert à nous français, à nous unifier, à nous rassurer quant à l’avenir, à nous persuader que nous sommes dans la bonne voie (alors qu’en vérité nous en doutons). Notre hymne national dit :”Qu’un sang impur abreuve nos sillons !”. Depuis 1830, nous avons décidé que l’Algérie serait le ‘’sang impur” que nous pouvions faire couler à loisir. Le FIS fut le bouc émissaire de nos pêchés, et il ne s’est rien passé d’autre, ces quatre dernières années que ce qu’avaient connu l’Emir Abdelkader ou Mourad Didouche. C’est toujours la même histoire ! ». Sages et courageuses vérités qui expliquent beaucoup de choses en ces temps d’imposture intellectuelle et de néo-colonisation rampante!
Il y a une autre vérité pas toujours bonne à dire et qui est que ce lobby néo-colonial français n’aurait jamais pu jouer ce rôle dans l’entretien du brasier algérien, sans la complicité du régime illégitime qui était à l’époque aux abois et d’une certaine faune d’alphabètes nationaux de service, de cas sociaux et de pantins politiques sur lesquels le peuple d’ailleurs ne s’était jamais trompé. Cette faune sera érigée par décret du Diwan Etalihine (que constitue le pouvoir occulte), en représentante exclusive de la société. C’est ce que j’ai appelé la société servile, faute de société civile. Constituée plus particulièrement de la minorité élitiste opportuniste et khobziste, maîtrisant parfaitement l’histoire de ses maîtres Outre-Méditerranée mais ignorant superbement celle de ses ancêtres, elle jouera à la fois le rôle de commissaire politique, de commando médiatique et de diplomate parallèle et sillonnera l’Europe et plus particulièrement la France pour vomir des contre-vérités sur la tragédie que vivait la Nation algérienne meurtrie. Une véritable œuvre d’insalubrité politico-médiatique. Plateaux de télévision et salles de meetings lui seront grandement ouverts à Paris dans cette présentation honteusement simplificatrice du drame algérien.
Comme nous le disons toujours, nous ne pouvons aller à une véritable Moussalaha (réconciliation) sans une réelle moussaraha (dialogue franc). Et il est temps de dire la vérité, toute la vérité à notre Peuple qui a longtemps été trompé par les aventuriers et les imposteurs instrumentalisés par ce pouvoir criminel. Il est temps aussi que ceux qui ont été utilisés dans cette politique de mystification et de désinformation, reconnaissent leurs erreurs et fassent leur autocritique franche et sereine. Nos Amis sud-africains et chiliens ont eu le courage de le faire. Pourquoi pas nous ?

Fraternelles et respectueuses salutations.
Salah-Eddine Sidhoum

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1 déc 2008 17:23 - 12 Commentaires

Nouveaux développements dans l’affaire du diplomate Mohamed Ziane Hasseni : Mohamed Samraoui et Hicham Abboud convoqués comme témoins

Par Noureddine Khelassi, La Tribune, 1 er décembre 2008

L’affaire du diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni serait enfin entrée dans le vif du sujet avec la convocation comme témoins des anciens officiers du DRS algérien, le colonel Mohamed Samraoui et le capitaine Hichem Abboud. Les deux hommes, selon des
sources concordantes, ont été convoqués par le juge Baudoin Thouvenot, en charge du dossier d’enquête, avec obligation de se présenter devant lui à la mi-décembre. En cas d’absence, le magistrat aurait recours à des mandats d’amener à l’encontre de ces deux témoins qui résident respectivement en Allemagne et en France. Lire la suite …

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4 déc 2008 1:41 - 0 Commentaire

Les vérités de l’ancient Président Chadli Bendjedid sur la révolution

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Il n’est pas dans mes habitudes de répondre à ce qui s’écrit sur moi et sur la période de ma gestion des affaires de l’État dans la presse nationale.
Chadli Bendjedid
J’ai sciemment opté pour le silence, non pas pour éviter de dire la vérité, mais en raison du sens de l’honneur d’être un moudjahid et ma perception de responsabilité, en tant qu’homme d’État, m’empêche d’entrer dans des débats autour de questions sensibles qui prennent, fort malheureusement, chez nous, dans la majorité des cas, le caractère d’un débat stérile, du verbiage de bas étage, d’un règlement de comptes et de l’insulte.Ce qui a été publié dans certains quotidiens nationaux comme Lire la suite …

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