ZOOM - Ecrit par admin le Lundi 7 juillet 2008 7:12 - 11 Commentaires
“Les moines en Algérie tués par les militaires”
Article traduit de l’italien par Tahia bladi
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06/07/2008 - ENQUÊTE
Après douze années un haut fonctionnaire occidental dévoile la vérité : « Un hélicoptère de l’armée algérienne mitrailla le bivouac où ils étaient retenus»

Par VALERIO PELLIZZARI
HELSINKI
«Les sept moines Français séquestrés dans la nuit entre le 26 et le 27 mars 1996 a Tibhirine par un groupe islamique infiltré par la sécurité militaire (ndt DRS), furent tués depuis un hélicoptère de l’armée algérienne. L’engin aérien survolait la zone des reliefs montagneux de l’Altlas Tellien autour de Médéa en compagnie d’un autre hélicoptère. C’était la mi mai, après le crépuscule. L’équipage avait repéré le feu d’un campement et le chef d’escadrille en personne, un colonel, avait tiré sur le bivouac. Depuis quelques temps déjà, les forces régulières ne s’aventuraient plus sur le terrain dans cette zone impraticable, faiblement peuplée et contrôlée par les intégristes : elles se limitaient à faire des reconnaissances aériennes et à combattre avec l’aviation. Après l’attaque, les engins aériens atterrirent près du bivouac. Les hommes à bord comprirent vite qu’ils avaient frappée la cible erronée. Le chef d’escadrille appela le commandement de la base d’hélicoptères détaché à Blida et dit clairement : “Nous avons commis une idiotie, nous avons tués les moines”. Ce fut ainsi que se conclut la séquestration».
La personnalité qui raconte cet événement parle pendant trois heures, durant deux rencontres séparées et sans la médiation d’aucun interprète. Elle se trouve provisoirement en Finlande. C’est un haut fonctionnaire d’un gouvernement occidental qui durant ces années là travaillait à Alger, avait des relations personnelles avec des personnages locaux très importants, et qui n’avait pas de contacts avec le monde opaque des services. Elle tient à le souligner avec une fermeté éduquée. C’est une personne qui peut sans ambiguïté, écrire clairement sa profession sur sa carte de visite. «Je connais certes les intrigues profondes entre la nomenklature d’alger, entre les clans, les hauts officiers, les fonctionnaires de la toute puissante compagnie pétrolifère Sonatrach et les pays étrangers intéressés aux ressources énergétiques de cette ex colonie (ndt Française). Intéressés par conséquent à sa stabilité interne. Mais je crois que la politique ne peut descendre en deçà d’un niveau minimum de moralité. Je suis personnellement obligé de respecter le secret d’État que chaque gouvernement impose à ses fonctionnaires. Mais de cette manière le mensonge d’État se perpétue, avec lequel il n’est pas facile de coexister, surtout quand il se prolonge dans le temps. Il y a quelques années, la famille du Père Lebreton, une des victimes, avait déposé une plainte afin que soit instruite une enquête en France. Je croyais sincèrement que pour elles et les autres victimes allait finalement arriver une reconstruction claire et authentique des faits. Au lieu de cela rien n’a changé».
Cela fait douze années que la mort de ces religieux reste enveloppée dans la réticence des institutions et dans l’indolence de la justice. C’est en décembre 2002 que Abdelkader Tigha, un jeune sous-officier du Centre de Recherche et d’information de Blida (1) qui avait déjà abandonné le DRS (2) et qui s’était réfugié à l’étranger, déclara publiquement que les moines avaient été conduits la nuit même du séquestre dans sa caserne avec deux véhicules militaires. Dans l’opération les islamistes les terroristes, représentaient seulement la main d’œuvre. Les vrais stratèges étaient des militaires «deviés». Ce fût le premier démenti précis et partiel du mensonge d’État. Mais sur la conclusion tragique de l’événement le mur de gomme a résisté jusqu’à aujourd’hui.
«L’hélicoptère était un MI 24, un engin aérien de fabrication soviétique, doté comme on le sait d’armements utilisés avec une grande fréquence durant la guerre en Afghanistan. C’était une machine de guerre blindée très différente des hélicoptères légers que les Français avaient vendus aux algériens et qui étaient dotés de rayons infrarouges et d’autres systèmes électroniques de reconnaissance. Les corps des moines étaient criblés de balles. C’est pour cela, qu’au moment des funérailles il n’y avait que les têtes qui furent déposées dans les cercueils. Les autorités algériennes quant à elles s’empressèrent de parler de “dépouilles découvertes”. Et elles auraient continué à utiliser cette formule rituelle et trompeuse si un moine, le Père Armand Veilleux, à cette époque Procureur de l’ordre des Cisterciens, n’avait insisté afin de donner l’ultime Adieu à ses confrères afin d’obtenir l’ouverture des cercueils. Avant lui, le médecin légal des français avait visité les corps, il était au courant que les dépouilles étaient imprésentables et en avait référé à ses supérieurs. Ces cadavres massacrés auraient révélés au monde entier qui avait tiré sur sept cibles sans défense. Parce que ces projectiles là ne pouvaient appartenir qu’à un arsenal d’une armée régulière et n’étaient guère en dotation aux guerriers islamiques, qui, souvent lors de leurs incursions sanguinaires recouraient à l’arme blanche, organisaient des faux barrages en utilisant les uniformes de la gendarmerie et garaient des voitures piégées dans les rues les plus fréquentées».
Après le massacre, pendant quelques journées fébriles et confuses, une version officielle des faits fut construite. Au fil des années elle a montré des failles et des contradictions. Ce séquestre au monastère avait été planifié afin de montrer le danger que représentait la déferlante islamique de manière à provoquer l’indignation internationale durant le séquestre des sept cibles humaines désarmées et qui devait se terminer avec leur libération et démontrer ainsi la fiabilité et l’efficience des autorités locales. Ce devait être la répétition à plus grande échelle, plus retentissante, du faux séquestre réalisé en 1993 quand trois fonctionnaires du consulat français avaient été capturés et libérés après 72 heures sans qu’ils aient subis la moindre égratignure.
«Une semaine après l’attaque de l’hélicoptère, le communiqué numéro 44 diffusé par le Gia (3), annonça que les moines avaient été tués le 21 mai. Dix jours après, les autorités colmataient le retard en déclarant que les “dépouilles” avaient étés retrouvées. Quiconque aurait analysé le message attribué aux fondamentalistes, en se consultant avec des spécialistes de l’Islam - même sans savoir ce qui s’était passé 7 jours auparavant autour du feu de camp du bivouac - aurait pu facilement déduire qu’il s’agissait d’un faux document maladroitement construit par des mains militaires. Le communiqué précédent, le numéro 43 s’était révélé encore plus faux avec des citations erronées de versets coraniques. Il fut réexpédié après avoir été corrigé par les séquestreurs et transmis à la radio de Tanger (4). Il était signé par l’émir Djamal Zitouni, un vendeur de poulets notoirement inculte, infiltré par le DRS au sein des milieux islamistes, rapidement promu aux sommets de la hiérarchie intégriste et aussitôt brusquement éliminé. Le communiqué 44 devait aux yeux de autorités algériennes dissimuler l’attaque de l’hélicoptère afin de prouver la responsabilité des islamistes. Les autorités algériennes avaient annoncé la découverte des corps le 31 mai, exactement un mois après la mort survenue pour causes naturelles du Cardinal Duval un personnage légendaire dans ce pays. C’était une coïncidence manifestement suspecte. Dans leurs calculs, l’émotion suscitée par la disparition sereine et “douce” de Duval devait en quelque sorte atténuer, contenir et neutraliser l’émoi mondial suscité par l’assassinat des moines de tiberihine et leur brutale décapitation réalisée une fois de plus à l’arme blanche. Les funérailles de fait furent célébrées à Notre Dame d’Afrique unissant en une unique cérémonie Duval et les Trappistes de l’Atlas».
De cette manière l’affaire du séquestre se concluait neuf semaines après son début avec l’exaltation des sept martyrs chrétiens tués officiellement par les intégristes dans un pays Islamique et enterrés aux contreforts de la montagne dans laquelle pendant des années ils avaient vécus, comme dans une deuxième patrie bien intégrés avec les habitants des lieux, travaillant ensemble la terre du monastère. «Les autorités locales bénéficiaient d’au moins un soutien externe influent en la personne de l’archevêque d’Alger Mgr Henri Tessier qui cautionnait leur version des faits. Grand connaisseur du monde Islamique, il avait dès le début du séquestre adopté une ligne très circonspecte et prudente sur Tibhirine. Il n’était pas d’accord sur l’ouverture des cercueils et sur la sépulture des moines dans le monastère. Il ne voulait pas détériorer les rapports construits durant tant d’années de dur et patient travail entre l’église catholique et le gouvernement algérien alors que sévissait la guerre civile qui avait éclaté en 1992. Même aux moments où le terrorisme apparaissait plus violent et acharné, sa résidence située sur la colline avait toujours gardé la grille d’entrée ouverte et il n’y avait pas de militaires en uniforme à monter la garde. Pour lui, la vérité officielle ne montrait guère d’ombres alarmantes, bien au contraire, elle pouvait être acceptée sans perplexité. D’une certaine manière il était soutenu dans sa ligne de conduite par le général Rondot qui avait longtemps occupé les sommets de la hiérarchie des services de sécurité français et qui durant le printemps de l’année 1996 travaillait en tant que consultant au ministère de la défense à Paris. Il avait débarqué à Alger immédiatement après le séquestre et avait assuré à l’archevêque que l’affaire se serait conclue très rapidement d’une manière positive. Dès son arrivée, Rondot se rendait régulièrement chaque jour au bureau du général smaïl lamari, vice du DRS et ami personnel de longue date. On peut dire que l’église et l’armée partageaient publiquement le même point de vue».
Avant la tragique conclusion de cet événement, il y avait en cours une négociation pour la libération qui avait pour support une cassette qui montrait les moines encore en vie filmés à l’intérieur d’une caserne avec un journal imprimé à une date récente.
«Le 30 avril un émissaire des séquestreurs s’était présenté à l’ambassade française. Il s’était fondu dans la chaîne des algériens qui chaque jour se présentaient pour la demande de visa. Ses preuves en tant qu’envoyé de l’émir Zitouni étaient très floues : il n’avait jamais révélé son nom et démontrait une attitude plutôt suspecte, comme s’il craignait un piège. Les français l’avaient pris au sérieux. Il demanda selon le scenario habituel, un échange de prisonniers, de l’argent et des papiers pour s’expatrier. Afin de le protéger les français l’avaient fait sortir de l’ambassade dans un de leur véhicule en lui donnant quelques numéros de téléphone en guise de contact mais depuis ce jour là ils n’eurent plus de nouvelles. Ils furent vite convaincus qu’il avait été éliminé ».
A cette date précise, les militaires «déviés» ne savaient plus où se trouvaient les moines. Le faux séquestre avait déraillé. Certains officiers des services étaient convaincus depuis un certain temps, que les religieux de Tibhirine étaient restés au monastère non seulement pour continuer leur vie faite de prières et d’humble travail agricole mais surtout dans le but de fournir de temps à autre des informations aux français sur les mouvements de la guérilla et des soldats de l’armée régulière opérant dans la zone. En somme, ces soutanes protégeraient des informateurs occasionnels. C’est une des nombreuses légendes, sans fondement en ces douze années de fuite de la vérité.
«En revanche, une autre chose est vraie : Un groupe formé d’autorités locales dont le plus actif était le préfet de Médéa était convaincu que les moines, avec leur neutralité et de par les soins prodigués à tous par le père Luc le médecin, constituaient une présence inadéquate et dérangeante dans cette zone. Il fallait leur flanquer la peur à ces religieux étrangers et les convaincre à abandonner les lieux. Le préfet avait lourdement insisté afin qu’ils partent. L’archevêque d’Alger quand à lui non avait exercé aucune pression sur eux, cependant il leur avait offert en guise d’endroit alternatif un couvent de sœurs Clarisses situé dans une autre région. Le faux séquestre afin d’effrayer les têtus religieux n’avait pas été programmé au quartier général d’alger aux sommets de l’appareil des services mais en périphérie. Même le CTRI de Blida soutenait cette opération. Et ce n’était pas le fruit du hasard que les véhicules qui avaient prélevés les moines provenaient de ce centre et que c’était à ce même endroit qu’ils étaient revenus en tant que prisonniers le 27 mars. Pendant ce temps là à Alger l’armée régulière - pas les services déviés - cherchaient avec vigueur les séquestrés. Quiconque passait durant les jours successifs sous le bureau du général responsable du centre opérationnel voyait la lumière des lampes allumées : il avait donné l’assurance qu’il aurait cherché les moines avec tous les moyens et qu’il n’aurait jamais donné l’ordre de tirer».
Cette histoire est une confirmation ultérieure de la présence de deux âmes dans l’armée algérienne divisée entre la composante patriotique, nationaliste et la composante des services déviés, des généraux affairistes, liés à une gestion tortueuse du pouvoir. En 1956, l’Algérie n’était pas encore un pays indépendant, mais Abane Ramdane, l’idéologue du Front National, dénonçait déjà les chefs de la naissante armée de libération d’incompétents et d’arrivistes. Il sera assassiné un an après. Tout comme le président Boudiaf, figure historique et respectée de la guerre de libération, nommé depuis peu aux commandes du pays. De cet attentat rien ne fut jamais révélé. Trois ans plus tard, un des fondateurs du Front Islamique en exil en France, Abdelbaki Sahraoui, fut assassiné dans une mosquée de Paris. La chronique de l’Algérie indépendante est pleine d’homicides excellents, commis dans la patrie et au delà des frontières. Comme celui de Monseigneur Claverie, l’évêque d’Oran.
« Cette mort doit être considérée comme un prolongement de Tibhirine. Deux mois après les funérailles des moines, le ministre des affaires étrangères Hervé de Charette s’était rendu en Algérie. Il avait insisté pour se rendre au monastère où les moines avaient été enterrés. Les Algériens étaient furieux de cette requête renouvelée avec obstination par le ministre qu’ils considéraient une démonstration typique d’arrogance de la part des ex colonisateurs. Ils l’avaient déclaré en public, à voix haute et sans réticence. Ce séquestre représentait encore un nerf à vif, un chapitre embarrassant dans les relations bilatérales. A la fin, ils cédèrent. C’était le premier août 1996. A cette occasion, le ministre rencontrait aussi l’évêque d’Oran Monseigneur Claverie, une personnalité ouverte, éloignée des méthodes feutrées et solennelles. Le religieux lui avait déclaré : “Nous connaissons les responsables de la mort des moines”. Peu après Monseigneur Claverie prit un vol de ligne anticipant son départ fixé pour le jour suivant. Très peu de personnes étaient au courant de ce changement de programme de dernière minute à part les personnes chargées du protocole, un fonctionnaire d’Air Algérie qui avait brutalement jeté à terre un passager et les plus proches collaborateurs. A son entrée à l’évêché une bombe l’attendait lui et son chauffeur. Contre toute loi de la Physique, la porte fut éjectée par le souffle de l’explosion en direction opposée à celle indiquée dans le rapport des enquêteurs locaux. Dans l’affaire de moines, l’évêque d’Oran peut être considéré comme la huitième victime».
NDT:
(1) les CTRI sont les centres territoriaux de recherche et d’investigation. La torture y est aussi pratiquée. Il en existe à Blida, Oran et Constantine
(2) DRS : Département du renseignement et de la sécurité
(3) Gia : Groupe armé islamique
Article de La Stampa : Les moines en Algérie tués par les militaires
Article en relation : L’homme qui voulait pardonner mais ne savait pas qui
Voir l’article sur le quotidien Ouest-France
Retrospective d’un article d’Armand Veilleux sur la Raison d’Etat
QUI TUE QUI EST UNE VRAIE QUESTION.
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11 Commentaires
Brahim
des ,militaires devies,a la solde de qui ? des harkis mis en place par la France, Tewfik voit une diffcile fin decarriere pour ne pas s’opposer a utroisieme mandat du habli… je mis des pieces pour une arrestation de ouyahia a paris ?
qui parie avec moi…
AS
alolem
Vraiment cet article n’a aucun sens, je ne défends pas ici la DRS ni l’armée Algérienne. Mais soyons sérieux. Les moines ont été tous égorgés par les intégristes terroristes, arrêtez de défendre l’indéfendable! Plusieurs d’entres eux (Intégristes) ont raconté cet événement. En plus le Vatican n’aurait peur de rien pour demander des explications au gouvernement Algérien si votre thèse de X-Files avait le moindre sens, surtout dans cette période ou le gouvernement n’avait aucune légitimité internationale, donc tout le monde pouvait se permettre. Les autopsie sur les moines ont montrées des hommes égorgés et non éclatés par des bombes d’hélicoptères.
Brahim
En hommage à Mgr Claverie lâchement assassiné…
Hiver 1996-1997
Des roses rouges et blanches pour
le Cheikh Claverie
Par Hassan Rémaoun
C’était dans la nuit du 1er au 2 août (de jeudi à vendredi), vers une
heure du matin. Nous attendions à la télévision les performances des
sportifs algériens en athlétisme et en boxe aux demi-finales des jeux
d’Atlanta, lorsque le téléphone retentit. C’est rarement de bonnes
nouvelles à une pareille heure et l’angoisse nous saisissait déjà. A l’autre
bout du fil, notre amie effondrée nous annonçait en termes à peine
audibles la mort de celui qu’elle considérait comme un père adoptif
Monseigneur Pierre Claverie, évêque d’Oran. Le Cheikh chrétien, comme
il aimait se faire appeler par ses proches, venait d’être assassiné avec son
jeune chauffeur, Mohamed Ouchikhi.
L’angoisse cèda chez nous le pas à l’effroi, puis à la rage de
l’impuissance, et ce d’autant plus que moins de dix jours auparavant nous
accompagnions à sa dernière demeure Zoubida Hagani, décédée aussi
prématurément dans l’exil.
Peu d’Oranais connaissaient ce natif de Bab El Oued, lorsqu’il y a une
quinzaine d’années, il fut nommé à la tête du diocèse de leur ville en
remplacement de Monseigneur Teissier, qui succédait comme archevêque
d’Alger au Cardinal Duval. Nous étions plus impressionnés par la
personnalité de l’Abbé Berenguer et la bonté du père Esposito et de
quelques autres.
Nous allions bientôt découvrir qu’il était de la même trempe que la
génération précédente, de cette tendance ecclésiastique qui depuis au
moins la Guerre de libération avait compris qu’au-delà des drames
humains, l’Église d’Algérie ne pouvait désormais remplir sa mission
essentielle qu’en vibrant au rythme du corps du pays et de la société qui
étaient les siens. C’était d’une certaine manière être fidèle aussi à ce qu’il y
avait comme véritables fécondité et spiritualité dans l’antique Église
d’Afrique.
Je le rencontrai pour la première fois en décembre 1985, à l’occasion
d’un séminaire universitaire qui avait pour thème “La rationalité dans les
sciences sociales”, et qui de plus se tenait dans l’ancienne cathédrale
d’Oran de style néo-byzantin, laquelle parce que devenue trop grande
pour le nombre de chrétiens vivant dans le pays, avait été léguée aux
autorités algériennes et réaménagée en bibliothèque. Dans son
intervention, il nous parlait de l’expérience de l’Amérique Latine et de la
Théologie de la libération. Déjà inquiets pour l’avenir de notre pays et
nous questionnant sur les possibilités d’un Aggiornamento du Monde de
l’Islam, nous écoutions toute ouïe cet évêque, plutôt jeune, habillé et
parlant comme tout le monde.
Parmi ceux qui étaient dans la salle, beaucoup ne sont plus là, partis
pour l’exil, emportés par la maladie comme M’hamed Djellid et Amar
Belhacène, ou eux-mêmes assassinés, tels Djillali Liabès et Aberrahmane
Fardeheb. Peut-être même que Bachir Djellid et Bakhti Benaouda étaient
là aussi, blottis dans un coin de cette salle si froide, peut-être parce qu’elle
était non chauffée en ce début d’hiver, ou parce que nous étions éprouvés
par la mort toute récente d’une amie proche, victime d’un accident de la
route, qui décima trois autres membres de sa famille.
C’est comme si la terre ne cessait depuis lors de se dépeupler!
Ces dernières années, Monseigneur Claverie se savait en danger, ainsi
que sa communauté, et dernièrement la menace se faisait encore plus
précise. Quelque 18 religieuses et religieux chrétiens ont été assassinés
avant lui sur le territoire national, et la mort de Monseigneur Duval au
moment où étaient retrouvés les corps sans vie des moines de l’Atlas de
Tiberhine, allait cette année ajouter à la douleur ressentie en Algérie et
ailleurs.
Comme ses confrères des autres diocèses, il refusait cependant à être
réduit au sort d’un évêque “in partibus”, réfugié à Rome ou ailleurs et
considérait que vaille que vaille, sa place était ici, auprès des autres prêtres
de sa communauté et de tous les Algériens.
Abordant la vie quotidienne de nos compatriotes, il disait: “Chaque
heure vécue est une heure arrachée à la mort. L’Église s’associe à cette
résistance en maintenant, elle aussi, son activité quotidienne auprès de
milliers d’Algériens, en relation avec eux. Il serait scandaleux qu’elle
réagisse comme une multinationale qui a des intérêts à défendre et qui
retire ses pions quand ça va mal” 1.
Jusqu’à ces derniers temps, il continuait parfois seul, au volant de sa
voiture, à aller partout, sillonnant les routes d’Oranie et du reste du pays.
Il lui arrivait même de tromper la vigilance de ceux qui étaient chargés de
sa sécurité, pour se faufiler dans ce quartier populaire d’Oran, jusqu’à ces
derniers temps réputé “chaud”, non loin de là où fut assassiné Abdelkader
Alloula.
A l’improviste, il atterrissait à l’heure du repas chez des gens qui
l’aimaient, disant le sourire aux lèvres : “Je viens pour partager”.
“Partager” et “donner” étaient sans doute ses mots préférés. Il était
en effet un homme au grand coeur et de dialogue.
Le véritable dialogue ne consistait cependant pas à ses yeux en
rencontres “formelles” qui risquent de mener à la “duperie”. Il s’agissait
pour lui d’être avant tout présent et actif : “Sur toutes les lignes de
fractures, entre les blocs humains et à l’intérieur de chaque être humain,
partout où il y a des blessures, des exclusions, des marginalisations.” Et il
ajoutait:“Nous sommes donc, ici, bien à notre place” 2.
Fidèle à lui-même jusqu’au bout, il a su en effet occuper toute sa place,
dans cette frange de la Méditerranée, où se joue le sort de millions de
personnes.
Lorsque, deux jours avant sa mort, nous lui rendions visite dans
l’évêché même où il devait subir le martyre, et lorsque nous nous
excusions de ne pas venir le voir plus souvent en ces moments de
souffrance, il nous répondait, en ouvrant ses bras porteurs de générosité::
“Même lorsque nous ne nous voyons pas, je sais que vous êtes présents!”
Ô Grand Cheikh, tant que nous vivrons, vous serez toujours présent
dans nos coeurs, avec Mohamed et les autres…
Aujourd’hui cependant, acceptez ces roses rouges et blanches, et nos
larmes pour les arroser.
1 P. Claverie, in Lettres et messages d’Algérie. Ed. Karthala,
Paris 1996, p 11-20.
SI tchad
@DB
Hélas, une oraison funèbre si belle ne viendra pas adoucir les ravages d’une campagne de propagande à outrance qui a été entreprise durant une décennie par une certaine presse nationale aux ordres et des ” merdias ” internationaux hystériques qui ont déversé leur fiel sur nôtre religion et sur nôtre peuple..
Les stéréotypes les plus éculés, les mensonges les plus éhontés, les coups tordus en dessous de la ceinture, une islamophobie des plus abjects, furent mis en branle et exploités jusqu’ à la nausée.
Cela leur était d’autant plus commode, à ces lâches plumitifs, que les journalistes prôches des thèses islamIQUES étaient muselés, encagés, torturés, assassinés ou portés disparus. Le champ était donc libre pour leur campagne digne de la Propagandaschtafel Nazi et la Stasi réunis., une campagne haineuse, délirante et que rien ne venait contredire.
Nous n’oublierons pas ces salissures car les archives, elles, ne mentent pas.
A bientôt, cher Brahilm et continuez sans faiblesse à défendre, non pas tel ou tel bord, mais la Vérité.
Fraternellement
l.leila
Tout cela a été mené pour déformer complétement les qualités humanistes que notre religion véhicule. Les ennemis du vrai Islam avaient peur d’une renaissance , alors ils ont fabriqué un Islam horrible , monstrueux….Et ont trouvé des lâches à leurs ordres !
SI tchad
@Leila
Dans le cauchemar que les Algériens vivent, il y a deux aspects fondamentaux :
1 / LA MAUVAISE FOI
2 / L’ IGNORANCE
Vous faîtes partie, chère soeur Leila, des femmes qui savent réfléchir et qui n’ aiment qu’ on les prennent pour ce qu’ elles NE SONT PAS. Il vous faudra donc, contre la mauvaise foi, marteler sans cesse cette Vérité incontournable, que ce n’est pas une guerre de religion. Mais que c’ est la guerre mortelle d’un monde MATERIALISTE ATHEE contre nôtre monde SPIRITUEL TRANSCENDANTALE.
****UN MONDE SANS DIEU CONTRE UN MONDE AVEC DIEU.****
Tout le reste n’est que littérature. Et mes félicitations pour vôtre sagacité .
Fraternellement.
Setamir
A propos de: “Témoignage troublant sur le massacre de Tibéhirine”
De Jérôme Bouin (lefigaro.fr)
Avec Ouest-France, La Stampa, Algeria-Watch et Le Figaro.
09/07/2008
Le Figaro n’a pas daigné publier mon commentaire. Censure peut-être? C’est son droit. Le voici donc:
Toujours la même rengaine et la même perversion!
« Ce nouveau témoignage intervient quelques jours avant la visite en France d’Abdelaziz Bouteflika. Le chef de l’État algérien participera dimanche à Paris au lancement de l’Union pour la Méditerrané ».
Eh ! bien voilà une explication ! Il y en aura d’autres dans d’autres occasions.
En voici d’autres puisque cela devient une obsession ! « Ce nouveau témoignage intervient quelques jours » après « l’offensive anti chrétiennes », « Habiba la crucifiée », « les évangélistes persécutées », puis maintenant «Témoignage troublant sur le massacre de Tibéhirine» juste au même moment ou Bouteflika décide, avec ses craintes et méfiances d’homme politique avisé, de participer au lancement de l’UPM. Etc.
Oui nous n’avons cessé de le dire et de l’écrire :
Certains opportunistes ont pour missions de dénigrer en débitant leur ignorance et leurs inepties souvent hypocritement et avec arrogance sans états d’âme au point d’altérer le discernement.
Nous rappelons que l’Algérie a connu des milliers de morts, des milliards de dégâts et de graves traumatismes. Elle s’en est sortie seule de cet enfer en résistant et en menant une ‘guerre’ à outrance contre ces intégristes soutenus par des opportunistes arabes et d’Europe sous couvert de « démocratie » et du débile «qui tue qui ».
Avec une telle expérience rien d’autre, à notre avis, ne pourra plus la déstabiliser. Alors ce « nouveau témoignage » nous fait plutôt ricaner !
Mais qu’elle sera leur réaction en leur disant :
-que la majorité des journalistes “faiseurs d’opinion” appartiennent aux lobbyings associatifs dont des groupes de presse qui s’organisent en monopole politique qui s’imaginent que le monde leur appartient car fort de leur argent voire de leurs… armements, et qui croient en leur capacité à imposer leur point de vu, leur inepties ou leur idéologie par la force souvent.
-que ces journalistes sont tenus de se plier à leur doctrine et stratégie soit par affinité soit par crainte ou nécessité.
-que pour ce faire, il ne lésine sur aucun moyen pour façonner la pensée en l’orientant, en l’influençant ou en la manipulant.
-qu’en faisant main basse sur le paysage politico-médiatico-économique, ils croient assurer leur pérennité et surtout leur crédibilité en opérant dans des pays à Histoire continue ou en infiltrant les organisations dites ONG, moyens efficaces pour occuper et contrôler tous les espaces d’expression et d’action.
-qu’il existe, heureusement, des esprits libres et indépendants, pour contrer des ‘égarés’ et des ‘illuminés’ dont la mission ne s’accommode nullement du journalisme.
Brahim
La Chronologie des tragiques événements de la dispartions des moines de Tibhirine et de Mgr Pierre Claverie en 1996 :
27 Mars : Enlèvement des sept moines à Tibhirine
28 MARS : Paris demande à Alger de tout mettre
en oeuvre pour libérer les moines.
14 AVRIL : Le Pape Jean-Paul II, en voyage
à Tunis, exprime sa préoccupation au sujet
des moines de Tibhirine.
26 AVRIL : Publication à Londres, dans le journal
saoudien Al-Hayât, du communiqué 43, signé par
l’émir suprême du GIA, Djamel Zitouni, justifiant
l’enlèvement des moines et posant les conditions
de leur libération.
28 AVRIL : Plus de 2 000 personnes prient
à Notre-Dame de Paris avec des responsables
de différentes religions.
30 AVRIL : L’ambassade de France à Alger reçoit
une cassette audio confirmant que les moines
sont toujours vivants.
7 MAI : Le Conseil national des imams de France
publie une fatwâ déclarant « l’illégalité de
l’agression contre les moines. »
9 MAI : Les autorités françaises affirment
qu’elles ne négocieront pas avec les terroristes.
21 MAI 1996 : Les moines sont égorgés,
selon le communiqué 44 du GIA.
23 MAI : Radio Medi 1 annonce la mort des
moines, après avoir reçu par fax le communiqué
44 du GIA.
26 MAI : Le journal La Croix rapporte que
les têtes des moines ont été retrouvées.
Les cloches de toutes les églises de France
sonnent le glas en mémoire des moines.
27 MAI : Publication du testament spirituel
de Christian de Chergé par le journal La Croix
le jour de la Pentecôte.
28 MAI : Plus de 10 000 personnes se rassemblent
au Trocadéro pour une « manifestation de solidarité et
de protestation nationale » organisée par François
Bayrou.
30 MAI : Décès du Cardinal Duval.
Le gouvernement algérien annonce
que les dépouilles des moines ont été retrouvées.
2 JUIN 1996 : Messe de funérailles des sept
moines et du Cardinal Duval à la basilique
Notre-Dame d’Afrique.
4 JUIN 1996 : Enterrement des moines à Tibhirine.
16 JUILLET : L’émir du GIA, Djamel Zitouni,
est tué dans une embuscade.
1er AOUT : Assassinat de l’archevêque d’Oran,
Pierre Claverie.
Brahim
@Setamir:
On reconnaît aisément la matrice génitrice de ce genre de commentaire émanant de plumitifs zélés à la solde de leurs maîtres !
Quand le pouvoir en place REFUSE toute information transparente sur l’assassinat du regretté Président Boudiaf, quand ce même pouvoir REFUSE toute commission d’enquête diligentée par une commission neutre, indépendante et au dessus de tout soupçon sur le génocide de 250.000 algériens, quand il REFUSE CATÉGORIQUEMENT de pousser en profondeur les investigations sur les VRAIS tenants des gravissimes affaires de corruption et de pillage de l’Algérie que sont les Affaires Khalifa, affaire BRC, affaire de la dette Russe, affaire Zendjabil concernant les barons de la drogue en col kakis, etc. j’en passe et des meilleures. Niez vous que ce pouvoir criminel pilote et bâillonne un “parlement” de pacotille ? Où toute velléité de transparence ou de recherche de vérité est inexistante ? Le lieu où nulle question dérangeante ou qui fâche n’est adressée aux membres du gouvernement ? Le lieu où même l’ombre d’une commission d’enquête n’est mise en place pour ENQUÊTER d’une manière neutre objective et sans concession au service des citoyens et de l’intérêt général ? Niez vous que la télé de HHC cette télé qui alimente des pompes d’air pour cerveaux gonflables et manipulables à l’envi n’a consacré ne serait-ce qu’une émission, une ligne, une minute, une seconde de ses programmes afin de soulever des questions évoquant les auteurs du génocide algérien, leurs forfaitures, leurs vols, leurs viols, leurs pillages, les trucidations de pauvres moines sans défense ? la malvie, la paupérisation de pans entiers de la population, les harragas, la question des bidonvilles, du chômage galopant, des suicides de jeunes, du pain frelaté produit par des boulangers retors, de la prostitution, de la prévarication des puissants ? du problème de nos universités? des enseignants à la ramasse? des syndicat libres tabassés? de l’État d’urgence qui dure depuis 16 ans? Du manque de logement ? des émeutes ? du manque d’eau ? d’une l’agriculture en déliquescence ? etc etc etc. Quand ? dites moi quand ?
Et que dire de l’administration fiscale ou des hautes instances de la justice algérienne qui informées de l’existence en SUISSE et au LIECHTENSTEIN de comptes illégaux non déclarés et des transferts de fonds frauduleux de l’argent du peuple algérien par des généraux au pouvoir, et qui de surcroît on été pointé du doigt , Noms et prénoms cités par un prestigieux fonctionnaire International Jean Ziegler en l’occurrence et qui N’ONT RIEN FAIT et n’ont pas, non plus, saisi le Procureur pour recel de cette immense fraude fiscale ? entre maffieux, faut s’entraider n’est-ce pas !
…….Eh bien oui, non seulement j’assume mes propos, mieux, je reste droit dans mes bottes et que ceux qui pensent le contraire de Valerio Pelizzari et de tous ceux qui se battent pour voir enfin triompher la vérité sur les pans obscurs de l’histoire récente de l’algérie ne sont que des zélateurs, alliés objectifs du système et de ceux qui sont les auteurs des mensonges d’État.
NB : Je n’ai pas cité à dessin le Ministère de l’in-justice qui bafoue ses propres lois des magistrats qui dans leur grande majorité font le déshonneur de leur profession et la haute trahison que constitue l’installation actuelle, progressive et pernicieuse - à l’insu des citoyens algériens - de ‘facilities’ de l’armée US sur notre sol. On en reparlera en temps utile quand les vrais patriotes prouverons la vérité vraie.
Essehm-El-Qatel
Salam !
Merci Ya Brahim…
Allah Y Barek Fik !
Après la nuit…l’aube !
Amitié.
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3 déc 2008 23:39 - 0 Commentaire
Impressions de Genève

Ma réponse à un lecteur du Forum de la Dignité et du Changement

Par le Docteur Salah-Eddine Sidhoum
Le colloque organisé par la Fondation de Cordoue n’a rien à voir avec le forum de la dignité et du changement. Les compatriotes de toutes tendances politiques et idéologiques qui y ont participé l’ont fait à titre personnel et ne représentaient que leurs modestes personnes. Cependant, l’esprit du colloque va dans le même sens que celui du forum : travailler en vue du rassemblement des volontés sincères intellectuelles et politiques sur la base de valeurs sociales et de principes démocratiques acceptés et respectés par tous afin d’enclencher cette dynamique populaire du changement. Lire la suite …
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1 déc 2008 17:23 - 12 Commentaires
Nouveaux développements dans l’affaire du diplomate Mohamed Ziane Hasseni : Mohamed Samraoui et Hicham Abboud convoqués comme témoins
Par Noureddine Khelassi, La Tribune, 1 er décembre 2008
L’affaire du diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni serait enfin entrée dans le vif du sujet avec la convocation comme témoins des anciens officiers du DRS algérien, le colonel Mohamed Samraoui et le capitaine Hichem Abboud. Les deux hommes, selon des
sources concordantes, ont été convoqués par le juge Baudoin Thouvenot, en charge du dossier d’enquête, avec obligation de se présenter devant lui à la mi-décembre. En cas d’absence, le magistrat aurait recours à des mandats d’amener à l’encontre de ces deux témoins qui résident respectivement en Allemagne et en France. Lire la suite …
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4 déc 2008 1:41 - 0 Commentaire
Les vérités de l’ancient Président Chadli Bendjedid sur la révolution
![]()
Il n’est pas dans mes habitudes de répondre à ce qui s’écrit sur moi et sur la période de ma gestion des affaires de l’État dans la presse nationale.

J’ai sciemment opté pour le silence, non pas pour éviter de dire la vérité, mais en raison du sens de l’honneur d’être un moudjahid et ma perception de responsabilité, en tant qu’homme d’État, m’empêche d’entrer dans des débats autour de questions sensibles qui prennent, fort malheureusement, chez nous, dans la majorité des cas, le caractère d’un débat stérile, du verbiage de bas étage, d’un règlement de comptes et de l’insulte.Ce qui a été publié dans certains quotidiens nationaux comme Lire la suite …
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Des demandes d’explication et des plaintes contre l’État algérien devraient fuser à tout moment qui émaneraient :
1. Du Vatican : Au minimum une plainte devrait être déposée pour enlèvement, séquestre, tortures morales et physiques, assassinat et dissimulation de corps de (7) personne(s) sous la tutelle juridique du Saint-siège et qui auraient dû bénéficier de la protection des autorités algériennes.
2. Des familles des moines trappistes. Déjà pour récupérer les corps de leurs chers disparus et leur donner une sépulture digne et conforme à leur religion. Ensuite afin de porter une plainte collective contre l’État algérien pour les motifs cités plus haut.
La vérité rattrape toujours les criminels.
C’est une première difficile voire impossible à négocier pour nos génocidaires. Une affaire internationale d’une extrême gravité qui met en lumière les agissements criminels de la junte au pouvoir. Tant qu’ils commettaient en toute impunité un génocide de masse qui a coûté la vie à 250.000 de leurs compatriotes, la communauté internationale se taisait lâchement pour les motifs que tout le monde devine. Et maintenant ? Ce sera impossible pour la communauté internationale de ne pas pointer du doigt (accusateur) les responsables de généraux génocidaires.
Paix à Dom Christian de Chergé, prieur de la communauté, mort à 59 ans.
à Frère Luc Dochier, mort à 82 ans.
au Père Bruno Lemarchand mort à 66 ans.
au Père Célestin Ringeard, mort à 62 ans.
à Frère Paul Favre-Miville, mort à 57 ans.
à Frère Michel Fleury, mort à 52 ans.
au Père Christophe Lebreton, mort à 45 ans.
Et à ceux qui vous ont tués nous disons : Ya Qettal erRouh wine ettRouh.