Actualités - Ecrit par admin le Samedi 5 juillet 2008 21:11 - 27 Commentaires

46e anniversaire d’une indépendance inachevée et….confisquée : illusions et résurrection.

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Par le Docteur Salah Eddine Sidhoum

Notre Algérie meurtrie commémore en ce 3 juillet 2008, le 46e anniversaire d’une indépendance chèrement acquise grâce au sacrifice de plus d’un million de ses enfants et rapidement confisquée par l’imposture « révolutionnaire » des planqués d’Oujda et Ghardimaou.
Cet anniversaire est une occasion pour nous de faire une halte et d’analyser avec calme et sérénité les causes et les conséquences de cette forfaiture « révolutionnaire » qui a confisqué les rêves d’une Nation et qui a amené le pays quelques décennies après à une véritable faillite sanglante.
Avant cela, nous tenons à nous incliner devant la mémoire de tous les martyrs de notre glorieuse guerre de libération et à exprimer notre plus profond respect aux véritables moudjahidines.
Pour l’observateur non averti, les racines apparentes du mal remonteraient aux lendemains de l’indépendance, quand des aventuriers politiques, appuyés sur une armée des frontières transformée en bras séculier de factieux, ont réalisé leur premier coup de force contre le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne, confisquant ainsi l’indépendance du pays et les libertés d’un peuple conquises au prix de lourds sacrifices. L’épuisement du peuple par une guerre de décolonisation des plus meurtrières et la compromission honteuse ainsi que la socialisation d’une partie des élites par le système corrompu et corrupteur ont grandement facilité la tâche de ce dernier pour asseoir son pouvoir.
Mais en réalité les racines profondes du mal remontent à la guerre de libération. Cette dernière fut marquée par de nombreuses dérives dont la plus grave fut l’odieux et lâche assassinat d’Abane Ramdane. Nous pouvons dire que l’ignorance et la perfidie ont eu raison ce jour-là de la lucidité et de la clairvoyance politiques. Et beaucoup considéreront cette date comme celle de l’entrée en vigueur du banditisme dans les mœurs politiques algériennes. N’est-ce pas le colonel Lotfi qui disait déjà en 1959 à Ferhat Abbas : « Notre Algérie va échouer entre les mains des colonels, autant dire des analphabètes. J’ai observé chez le plus grand nombre d’entre eux une tendance aux méthodes fascistes. Ils rêvent tous d’être des sultans, au pouvoir absolu. Derrière leurs querelles, j’aperçois un grave danger pour l’Algérie indépendante. Ils n’ont aucune notion de la démocratie, de la liberté, de l’égalité entre les citoyens. Ils conserveront du commandement qu’ils exercent le goût du pouvoir et de l’autoritarisme. Que deviendra l’Algérie entre leurs mains ? Notre peuple est menacé ».
L’autre dérive et qui coûtera chère à notre pays sera la création du pseudo-Etat-major des frontières. Nul n’ignore le rôle joué par ce que nous avons appelé les «imposteurs d”Oujda et de Ghardimaou » issus de cet « Etat-major » durant les dernières années de la guerre de libération nationale.
Alors que les maquisards de l’armée de libération nationale se faisaient griller au napalm, étaient écrasés par le rouleau compresseur des opérations «Jumelles », «Pierres précieuses », «Courroie » et autres, et étaient asphyxiés par les redoutables barrages électrifiés frontaliers dits «Morice » et «Challe », une poignée de prétentieux bravaches qui n’avait pas tiré une seule cartouche contre l’armée coloniale, se taillait dans les camps frontaliers d’Oujda et de Ghardimaou une véritable armée sur mesure, évaluée à la veille de l’indépendance à plusieurs milliers d’ hommes et plus connue sous le nom de «l’armée des frontières ».
L’acte désespéré du colonel Si Salah (Zamoum Mohamed), patriote et maquisard de la première heure, qui consistait à négocier avec le général De Gaulle l’arrêt des combats s’expliquait aisément par l’état d’isolement des maquisards, démoralisés non pas par les coups de boutoir de l’armée coloniale auxquels ils résistaient vaillamment et avec peu de moyens, mais surtout par les intrigues et l’impuissance de ceux qui étaient sensés les ravitailler de l’extérieur, plus préoccupés par le grenouillage politicien et la préparation de la prise du pouvoir que par le sort de leurs frères pourchassés dans les maquis.
Ce sont ces mêmes Tartarins des frontières qui tenteront de saborder les accords d’Evian qui mettaient fin aux souffrances du Peuple algérien et ouvraient les portes de l’Indépendance, en votant contre ces accords lors de la réunion du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA).
Il est important de souligner que les manœuvres de falsification de l’Histoire de la guerre de libération nationale par ces mêmes imposteurs n’ont pas permis aux algériens de lever complètement le voile sur de nombreuses zones d’ombre de cette période historique. Ces bravaches, à la conscience tourmentée ont essayé d’en mystifier une partie et d’en effacer l’autre partie.
Démystifier et dépoussiérer cette phase assez récente de notre passé devient une nécessité. Son analyse sans complaisance est fondamentale. Le moment semble venu où l’Histoire et la Morale doivent se réconcilier dans notre pays. Et le rôle des intellectuels probes est primordial pour permettre une lecture saine et sereine de cette phase historique avec ses heures de gloire et de fierté mais aussi ses heures sombres.
Les heures sombres de notre révolution outre les assassinats politiques dont nous avons parlé, furent marquées aussi par la lutte fratricide entre le FLN et le MNA, lutte qui a illustré de manière tragique la conception violente de la politique au sein du mouvement national. A cette époque déjà, les divergences politiques ne se réglaient pas pacifiquement et de manière démocratique mais par l’éradication de l’autre. A côté de cette violence physique, existait aussi une autre forme de violence, symbolique celle-là, qui servait de moyen d’élimination politique et le cas de Messali Hadj l’illustrait parfaitement. Ce père du mouvement national, quelque soient ses erreurs politiques et ses dérives autoritaires, ne méritait pas l’infamant titre de traître. Et nous voyons comme l’historiographie de l’époque, tout comme celle d’aujourd’hui, pouvait transformer un nationaliste en un renégat. L’inverse est tout aussi vrai.
Nous ne terminerons pas ce bref rappel historique sans parler du rôle des élites dans cette révolution. L’honnêteté intellectuelle nous pousse à dire que le rôle des hommes politiques et des intellectuels a été pratiquement nul, tant dans le déclenchement que dans le déroulement de la guerre de libération. Les rares hommes qui avaient une certaine culture politique disparaîtront précocement (Abane, Ben Mhidi..) ou seront emprisonnés (Aït Ahmed, Khider.). Parmi les intellectuels qui rejoindront leurs frères de combat dans les maquis, beaucoup mourront les armes à la main (Amara Rachid, Farès, Taleb, Benzerdjeb, Damerdji, Aït Idir….), d’autres seront égorgés par leurs propres frères (bleuite). Ceux qui prendront le train en marche seront réduits par les seigneurs de la guerre à de simples auxiliaires. Quant à la majorité, elle préférera suivre la guerre de loin, soit des….. frontières, pour les opportunistes, soit de Paris pour les poltrons. C’est cette majorité, postée au carrefour des vents, qui se mettra avec zèle, au lendemain de l’indépendance, au service de l’imposture au pouvoir. C’est, ce que nous avons appelé les trabendistes du savoir. Elle demeurera ainsi, aujourd’hui comme hier, fidèle à sa trahison historique !
Malgré ces dérives dont certaines très graves et ces insuffisances et grâce à la formidable mobilisation populaire, l’indépendance sera finalement arrachée mais pas pour longtemps. Pas même le temps d’un été. Les planqués d’Oujda et de Ghardimaou lanceront durant l’été 62 «l’armée des frontières » contre les maquisards survivants de la guerre de libération, et provoqueront les premiers affrontements fratricides qu’aura connu l’Algérie indépendante (près de 2000 morts). C’était le premier coup d’Etat contre le gouvernement provisoire de la République algérienne. L’imposture « révolutionnaire » venait d’avoir raison de la légitimité historique. Un complément de coup d’Etat en juin 65 venait consacrer définitivement cette imposture.
Le colonel Boukharouba et son diwan très restreint du conseil dit «de la Révolution » deviendront les tuteurs de ce peuple considéré comme mineur et immature, un peuple pourtant sorti victorieux d’une des guerres de décolonisation des plus implacables. Et c’est ainsi qu’au nom de la «légitimité historique » et des «martyrs » les citoyens devront se taire. Les récalcitrants seront - toujours au nom de la «révolution » et des «martyrs » - privés de leurs libertés, torturés et/ou assassinés par la tristement célèbre police politique, plus connue sous le nom de Sécurité militaire. Et c’est au nom de l’Islam qu’on nous fera admettre le fumeux socialisme spécifique et les avatars de la révolution agraire. Islam et nationalisme se transformeront en instruments de légitimation d’un pouvoir acquis par les armes.
Ce diwan restreint de colonels décidera de l’avenir politique et économique de la Nation. L’Algérie deviendra un large champ d’expérimentation de toutes les théories fumeuses, tant politiques qu’économiques. Ce que les citoyennes et citoyens lucides voyaient déjà comme une dérive qui se dessinait lentement mais sûrement à cette époque «d’euphorie révolutionnaire », était considérée par la faune d’opportunistes et d’aventuriers qui s’étaient accaparés des commandes du pouvoir comme étant la «grandiose Révolution socialiste triomphante ». Et ceux qui osaient dénoncer cette aventure qui mettait tout un peuple sur la touche et les fondements de la Nation en danger, étaient taxés de «réactionnaires » et de «contre-révolutionnaires ». On importait de la quincaillerie et de la ferraille clés en main et on nous parlait de «révolution industrielle ». On assassinait l’agriculture et on nous parlait de «révolution agraire ». On démobilisait les travailleurs et on nous parlait de «masses laborieuses ». Des centaines d’unités de production, minées par la gabegie et la désillusion des ouvriers, plongeaient dans les abysses de la faillite et voilà que des membres du diwan distribuaient des «bénéfices » aux travailleurs sous les caméras de l’organe télévisuel de propagande ! C’était «l’Algérie des miracles » et «l’âge d’or» de l’imposture. Les zélés et autres thuriféraires jouisseurs du système parlaient alors d’«acquis de la révolution ». Et trente années plus tard, les «miracles » de l’Algérie socialiste s’avéreront être des mirages. C’était le temps de la fausse fierté dans l’irresponsabilité.
Grâce à la distribution généreuse et à la dilapidation de la rente pétrolière, on faisait croire aux autochtones et au monde que l’Algérie se développait et avançait. On construisait certes, usines, écoles et routes mais on détruisait en même temps l’homme, le citoyen. On faisait de lui un assisté. Et c’est dans cette incommensurable incurie que commencèrent à s’amasser les premières fortunes, dès la fin des années 60, grâce aux détournements des deniers publics.
Tout observateur politique honnête se rendra compte quelques années après la libération du pays, que les mêmes pratiques politiques coloniales avaient été reconduites par ceux qui se sont accaparés du pouvoir. Nous pouvons dire et sans hésiter que l’indépendance chèrement acquise et tant attendue par un peuple assoiffé de liberté et de justice s’était transformée malheureusement en une simple algérianisation de la politique coloniale de la part des gouvernants autochtones. Il n’y a pas eu de libération autre que territoriale car il n’y a jamais eu de rupture réelle avec le modèle imposé par la colonisation. L’indépendance a été la continuation de la colonisation par les mêmes moyens et des hommes différents.
Aventuriers des frontières, bravaches du 19 mars 1962, anciens collaborateurs de la France coloniale «repentis », opportunistes de tous bords, mais aussi et malheureusement certains chefaillons de maquis (qui avaient bradé honneur et dignité pour un bar, une licence dite d’importation ou une poignée de dinars) se donnaient la main, pour se partager l’Algérie indépendante, considérée comme un butin de guerre. C’est cette minorité de l’avoir et du pouvoir qui prenait en otage toute une nation. Cette minorité s’est au fil des années structurée avec de solides ramifications à l’extérieur. Elle réalisera ce qu’on appelle aujourd’hui l’oligarchie militaro-financière dont la colonne vertébrale est la sinistre police politique. Cette oligarchie n’hésitera pas à déclencher une guerre contre une partie de son peuple pour sauver ses privilèges.

Quelle alternative et que faire ?

La situation est alarmante, n’en déplaise aux thuriféraires de cette kleptocratie criminelle. L’effondrement des valeurs morales, la décomposition sociale, la structuration mafieuse, la déliquescence du système politique faisant fonction d’Etat, la corruption généralisée, le délabrement économique, la guerre meurtrière qui perdure, le discrédit de la classe dite politique et la couardise de la classe dite intellectuelle ne poussent certainement pas à l’optimisme.
Certains de nos compatriotes, fatalistes, nous diront certainement que ce tableau peu réconfortant de la situation et cette gangrène avancée rendent fort aléatoire tout effort prospectif, tout espoir d’éveil des consciences et d’alternative démocratique. Mais est-ce une raison suffisante pour ne pas entreprendre ? « Les seuls combats qu’on risque de perdre sont ceux qu’on n’ose pas engager » disait un intellectuel et homme d’Etat tchèque.
Nous sommes de ceux qui pensent que même si l’Algérie a atteint les bas-fonds de l’horreur et de la misère morale et physique, rien n’est totalement perdu tant qu’il existe encore des femmes et des hommes dignes. Et Dieu merci, il y en a encore. Il n’est de richesses que d’Hommes !
Des exemples éloquents de par le monde de pays détruits par la bêtise humaine et reconstruits grâce à la volonté de leurs enfants dignes et honnêtes, existent. Mais faudra-t-il pour autant une prise de conscience sincère de la véritable élite nationale, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays afin d’insuffler une dynamique saine qui soit capable de mobiliser la population et de bousculer le désordre établi.
Nous sommes de ceux qui pensent aussi que les Droits ne s’octroient pas ni s’arrachent. Ils ne sont que le corollaire du Devoir et donc se méritent. Lorsque les politiques et les intellectuels dignes, se comporteront en éclaireurs avancés de la Nation dans les ténèbres de la tragédie que nous vivons et se hisseront, au prix des sacrifices exigés, au niveau des espérances et des attentes de notre peuple meurtri par trente années de mépris et une décennie de manipulations sanglantes et criminelles, ce jour-là alors, nous oserions espérer changer sérieusement les choses.
Une minuscule lueur dans ces ténèbres mais qui ne trompe pas : à un moment où l’oligarchie dans sa fuite en avant et son aveuglement, perd sa raison, les femmes et hommes dignes de notre patrie retrouvent - lentement mais sûrement - mémoire et courage, après des années de terreur et d’avilissement.
Une maturation lente mais certaine s’opère au sein de la population. Les algériennes et algériens ne sont pas dupes. Ils ne croient ni aux supercheries des «gouvernants » ni aux discours creux et stériles d’une certaine «classe » politique compromise et démonétisée. Ils savent discerner les véritables hommes politiques des pantins et troubadours de la «boulitique ». Nous restons persuadés qu’ils sauront, demain, se mobiliser lorsqu’ils auront à leur tête ou à leurs côtés une véritable élite digne et sincère, tant intellectuelle pour les guider que politique pour les gouverner. Ils l’ont déjà démontré à chaque fois que les conditions s’offraient à eux. Nous restons persuadés que la longue et douloureuse marche depuis 1962, des algériennes et algériens vers l’autodétermination ne sera pas vaine, et que tôt ou tard, les chaînes de l’oppression se briseront et qu’après la longue nuit d’injustice et de hogra, le jour se lèvera.
Nous appartenons à ces intellectuels et politiques dignes qui refusent les fausses solutions et encore moins, les honteuses compromissions. Devant la gravité de la situation, nous devons faire preuve de pédagogie et d’honnêteté envers notre peuple, longtemps trompé et considéré par les troubadours de la «boulitique» comme un bendir qu’il fallait chauffer pour se servir de lui. Sans concessions ni complaisance, nous devons poser les véritables problèmes de fond et proposer des solutions réalistes d’une authentique sortie de crise.
Nous demeurons convaincus que la solution à la crise nationale se trouve en Algérie, entre les mains des algériennes et algériens qui se battent pour une Algérie de toutes et de tous, une Algérie de Droit, de dignité et de libertés démocratiques. Nous ne devons compter que sur nos capacités et nos propres forces. Et elles sont grandes si nous en prenons conscience.
Nous devrons imposer, tous ensemble une paix véritable, celle des coeurs et des esprits. Cette réelle paix ne retrouvera sa place dans le pays que si la politique, la véritable politique, au sens noble du terme, avec son éthique et sa morale, sera restituée à la Nation, pour lui permettre de régler pacifiquement les conflits qui se posent à elle, sans recours à la violence.
Tout comme nous devons réfléchir aux meilleurs mécanismes politiques pour permettre l’autodétermination des citoyennes et citoyens et pour que toutes et tous, soient maîtres de leur destin. L’Algérie meurtrie n’a besoin ni d’un zaïm, ni d’un «Mehdi » ni d’un «homme providentiel », mais seulement de tous ses enfants libres et sincères, pour mettre un terme à cette tragédie programmée. Elle en a les moyens pour peu que tous prennent, encore une fois, leurs responsabilités.
Notre action ne devra pas cependant se limiter à des discours et à des pétitions. « Les volontés précaires se traduisent par des discours, les volontés fortes par des actes » disait un sociologue. Il nous faudra donc unir l’acte à la parole.
Il est de notre devoir donc d’appeler de manière pressante à la mobilisation et au rassemblement de toutes les potentialités intellectuelles et politiques dignes et sincères afin d’aller vers un COMPROMIS HISTORIQUE qui nous permettra d’insuffler une dynamique populaire en vue d’un changement radical et pacifique de système.
Ce qui reste comme partis politiques autonomes, les personnalités politiques et intellectuelles intègres doivent sortir des sentiers de la passivité, de l’incantation creuse et de l’indétermination. La politique de division des diverses forces de la société a certes produit ses effets en atomisant toutes les potentialités. Nous nous sommes tous, à un moment ou un autre, trompés de cible. Nous devons sortir de nos querelles byzantines et de chapelle, nous libérer de nos complexes intellectualistes de colonisés et nous adapter aux véritables réalités nationales. Nous devons maintenant tous, reconnaître nos erreurs et prendre nos responsabilités devant notre peuple, quels qu’en soient les sacrifices pour sortir l’Algérie de cette tragédie et libérer la société de ses imposteurs et de ses aventuriers.
Ceux qui dirigent l’Algérie en sous-main doivent comprendre que les algériennes et algériens dignes ont compris les véritables enjeux politiques et que leur silence n’est point ignorance des réalités ou soumission mais que souverain mépris. Vous avez et sans succès, usé et abusé de tous les stratagèmes. Vous avez transformé en moins de 40 ans ce pays aux potentialités humaines énormes et aux richesses incommensurables en un vaste douar de misère et de désespoir et placé près de la moitié de la population en situation de survie. Vous avez même réussi la prouesse d’hypothéquer l’avenir d’algériens qui ne sont pas encore nés. Vous avez déclenché l’un des conflits internes des plus meurtriers de cette fin de siècle. Vous avez sacrifié des figures illustres qui ont façonné l’histoire de notre pays et déterré des cadavres politiques, pour tenter de sauver vos privilèges. Mais en vain !
Repentez-vous, du moins pour ceux d’entre vous qui ont encore une conscience et les mains non souillées du sang des enfants de leur peuple. Le tribunal de l’Histoire a irrémédiablement et sévèrement condamné votre système. Dans votre entêtement et votre attachement névrotique au pouvoir, vous courez non seulement à votre perte mais à celle de toute la Nation. Oubliez un instant vos containers sur les ports et vos comptes Outre-Méditerranée. Regardez la réalité en face et soyez un moment lucides, le temps d’une courte réflexion. Revisitez l’Histoire. Que sont devenus tous les régimes qui ont fondé leur pouvoir sur l’injustice et le mépris de leurs peuples ? Que sont devenues toutes les dictatures sud-américaines ? Qu’est devenu l’empire totalitaire soviétique, la monarchie iranienne, la dictature chilienne ? Que sont devenus les Bokassa, Mobutu, Mengistu, Vidéla, Duvallier, Papadopoulos, Rédha Pahlavi, Ceauscescu, Pinochet, Salazar, Caetano, Stroessner, Marcos, Suharto, Ould Tayaa et autres despotes qui avaient terrorisé leurs peuples ? N’avaient-ils pas eux aussi la force des armes et de l’argent ? Et pour certains l’intelligence en plus ? Aviez-vous songé un seul moment au sort que leur a réservé l’Histoire ?
Votre régime est appelé à disparaître. Il durera peut-être encore quelque temps, le temps pour vous de ruminer les illusions de pérennité de votre pouvoir éphémère mais aussi et surtout le temps de comptabiliser vos crimes et méfaits contre votre propre peuple, avant de répondre tôt ou tard de vos actes, car « il ne suffit pas de prendre un fusil pour devenir le maître légitime d’un pays ».
L’Algérie n’est ni mieux lotie ni moins lotie que d’autres pays qui ont traversé des crises aussi graves que la nôtre et connu des régimes totalitaires. Le plus récent exemple est celui de nos frères mauritaniens où les élites militaires et civiles, intellectuelles et politiques nous ont donné une leçon de sagesse et de réalisme politiques.
Avec un peu plus d’exigence morale et intellectuelle et beaucoup de courage politique, faisons, de par notre engagement honnête et sincère auprès de notre peuple meurtri et notre action pour un changement radical et pacifique que cette tragédie se transforme en une véritable résurrection et que la mémoire des victimes innocentes de ce drame ne soit pas trahie, comme l’a été celle des martyrs de la guerre de libération nationale par ceux qui ont confisqué l’indépendance et fait plonger l’Algérie dans ce brasier d’enfer.
Que le 3 juillet 2009 soit celui de la libération du peuple Algérien de cette néo-colonisation, du changement pacifique de système et de l’instauration de l’Etat Algérien souverain, démocratique et social, dans le cadre de nos valeurs civilisationnelles tel que proclamé par les Hommes Libres du 1er novembre 54. Amine !

Salah-Eddine SIDHOUM.
Alger le 03 juillet 2008

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adminReply to this comment
juil 5, 2008 22:30

Je voudrais, mon cher Salah Eddine, rappeler une autre manipulation odieuse de cette armée des frontières et qui perdure a ce jour. Les dirigeants qui avaient confisque la victoire des Algériens de l’intérieur, et qui se sentaient en minorité, ont délibérément mis en branle une opération de recensement des Moudjahidines en encourageant des gens qui n’avaient participe ni de près ni de loin a la révolution de demander leur ”Attestation communale”. Pour noyer les vrais moudjahidines de l’intérieur par un flot d’opportunistes, dont la reconnaissance au régime qui les a fait moudjahidines a moindres frais ne se démentira jamais.
D.B

Salah-Eddine SidhoumReply to this comment
juil 5, 2008 23:42

Absolument ! Ces imposteurs sont diaboliques. Ils ont depuis 62 sali l’action libératrice de nos véritables moudjahidines. Au point où nos enfants n’ont plus aucune considération pour notre révolution, pour ses véritables acteurs et ses symboles. Aux yeux de notre jeunesse, le “moudjahid” est synonyme de voleur. Car ils voient régulièrement de faux moudjahidines baigner dans un luxe révoltant et vivre d’intrigues et de “kfaza” alors que les vrais maquisards ou les veuves de chahid vivent dans la misère.
Et voila que maintenant et comme l’ont remarqué beaucoup de compatriotes, on essaie de mettre en exergue certaines structures des frontières comme le MALG en nous le présentant dans une certaine presse comme étant la cheville ouvrière du mouvement libérateur et ses membres comme des génies. Tout comme on essaie de mettre en valeur certaines wilayas historiques au détriment d’autres wilayas. Je crois que les véritables génies sont ceux qui ont bravé dans les maquis la machine de guerre de l’armée coloniale. Ceux qui ont eu à affronter le rouleau compresseur des opérations “Jumelles”, “Pierres Précieuses” et autres opérations meurtrières.
Il est important que notre jeunesse sache la réalité et prenne connaissance des odieuses manipulations et falsifications de notre Histoire où des bravaches ont été élevés au rang de héros. Et où de véritables héros ont été longtemps effacés des tablettes de notre histoire. Les imposteurs des frontières n’ont-ils pas fusillé le colonel Mohamed Chabani en 1964 parce que ce plus jeune colonel de l’armée de libération et qui commandait la wilaya VI était à leurs yeux un rival. Ce jeune officier et vaillant combattant qui avait combattu l’armée coloniale en plein désert n’avait pas installé son PC à Oujda comme certains. Il y a tout un fossé entre la bravoure et l’imposture !

AMMI SAïdReply to this comment
juil 6, 2008 0:50

ASSALAMOU ALLIEKOUM WA RAHMATOU ALLAHOU WA BARAKATOUHOU
On doit remercier et féliciter son médecin de nous avoir bien soigné, notre président de nous avoir bien gouverné, notre professeur de nous avoir bien éclairé, notre journaliste de nous avoir bien renseigné, notre maire d’avoir bien géré notre commune, nos parents de nous avoir bien éduqués, notre armée d’avoir bien protégé notre pays, nos banquiers d’avoir bien géré nos intêrets, nos policiers d’avoir bien enquêtés pour arrêter ceux qui nous ont volé, nos juges de les avoir d’une façon juste jugés et condamnés ( dans le cas ou leurs culpabilités sont avérées, après avoir été honnêtement defendus par des avocats que nous devons aussi remercier et féliciter), nos commerçants de n’avoir pas triché en pesant ce qu’ils nous ont vendu, nos imams de nous avoir bien interprété ce qui dit notre réligion et d’avoir fait ce qu’ils ont compris sans être trompés et sans nous avoir trompés, nos dirigeants et nos responsables ( quelque soit leurs rôles respectifs) de se corriger quand ils sont dans l’erreur, de s’execuser et de laisser la place quand ils sont dépassés par la tâche que nous leurs avons confié ou quand quelqu’un de plus compétent est apparu, nos agriculteurs d’avoir bien sémés, d’avoir bien travaillés et d’avoir fait des recoltes qui dépassent ce que nous avons espèrés, nos enfants d’avoir bien réussis, nos sportifs de s’être bien défendus pour gangner des médailles et des coupes etc. Donc, nous devons aussi bien remercier et féliciter MONSIEUR LE DOCTEUR SIDHOUM pour sa lucidité, sa clarté, sa tolérance ( j’ai senti ni haine, ni désespoir, ni colère dans son rappel et son analyse de l’histoire et la situation actuelle de notre beau pays), son esperance et sa sagesse (ce n’est pas de la flaterie, c’est un grand merci). Je suis plus petit que l’independance de mon pays mais j’ai vécu tout ce qu’elle a vécu. Et, je ne sais pas, encore, vraiment comment l’aider. Mais je sais mon aversion pour la fitna. Je souhaite de tout mon coeur une algérie basée sur le pardon, la justice, la fraternité, la non violence ( quelque soit ses justifications), la solidarité et la prospérité pour tous et dans tous les domaines de la vie (économique, intellectuelle, spirituelle, sociale, sportif etc. L’algérie a besoin de tous ses enfants, de toutes ses composantes culturelles, régionales etc. L’union fait la force, la division fait le bonheur des uns et le malheur des uns. Il y a un lien affectif entre tous les algériens, même s’il remonte à loin. Notre SANG est mélané que nous le voulions ou pas. Notre HISTOIRE est commune, on peut le renier. Personne n’a emmner avec lui ses richesses (LA TOMBE EST ETROITE POUR CELA), sa puissance, ses soldats, ses courtisans, ses vierges, son whisky, son trône Etc. On emportera que le poids invisibles (légers ou lourds) de nos intentions, de nos paroles et de nos actes). Il n’est jamais trop tard de changer (sauf si on est mort). La vérité triomphera un jour ou l’autre sur chacun de nous. Le mensonge n’est qu’un voile, un coup de vent peut l’enlever. Ceux qui sont pouvoir dépuis l’indépendance doivent se ressaisir, ils se trompent d’époque, la guerre contre le colinisateur est finie dépuis 46 ANS (l’âge de la raison et de la descente vers la vieillesse et la tombe). On dirait que le peuple algérien est devenu le colinisateur et eux les moudjahidines. Ils font la guerre contre le peuple avec un acharnement térrifiant. Etat de siége, l’armée dans les rues, les gendarmes à chaque carrefour, l’achât d’armes de plus en plus chèrs et sophistiqués ETC. Pendant la vraie guerre ils sont cachés et maintenant ils nous font la guerre en se cachant. Ce n’est pas moi le fautif, c’est l’autre (tout le peuple algérien). Nous sommes leurs ennemis, nous qui sommes leurs frères de lait. Ils complotent contre nous au lieu de nous laisser participer à la construction et la prospérité NOTRE PAYS ( à eux et à nous). Ils font confiance à n’importe quel truand et ils excluent ceux qui ne cherchent qu’à donner le meilleur d’eux. Etrange qu’ils sont, étrange qu’ils nous ont rendus. L’algérie est pour eux un biberon, ils tétent, ils tétent, ils tétent, dépuis qurante six ans, ils ont soif comme des bébés qui n’ont jamais tétés. Ils ont tous dépassés les soixante ans mais ils tétént encore et encore. Ils ne veulent pas travailler, gagner honnêtement leurs vies. C’est mon biberon, je tuerais tout frère qui voudrait me l’enlever. L’algérie est pour eux comme un sein d’une maman, ils ont accrochés leurs dents pourris et leurs griffes purulents sur lui et ils tétent en pleurant, en tapant, en insultant, en vociférant, en assassinant ceux qui leurs disent que leurs mamans sont mortes et entérrées(que dieu les acceillent dans son vaste paradis) et qu’ils sont grands pour aller travailler et se débrouiller comme tous les adultes qui vivent dans le monde entier. Je ne suis pas coupable, j’ai raison, j’ai raison, je tuerais tout le monde, je ne lâcherais pas le pouvoir, je suis patriote, je suis général, j’ai sauvé l’algérie des touargs, des kabyles, des islamistes, de la main étrangére, des sangliers, des jeunes, des étudiants, des harragas, démocrates, de boudiaf, de aït ahmed, de hachani, de liabes, de la famine, des tremblements de terre, de la sécheresse, je suis fort, je suis le meilleur vous êtes des nuls, je suis honnête vous êtes tous des voleurs, je suis grand vous êtes tous des nains, je suis musulman vous tous des infidéles, je suis l’algérie à moi tous vous êtes ses arbres ( je vous arracherais, vous couperais et vous arroserais que quand je l’aurais décidé), je suis l’armée, je suis la sécurité, je suis le puits de pétrole, je suis tout ert vgous n’êtes rien. Etrange ! Etrange ! Etrange !

nacerReply to this comment
juil 6, 2008 4:57

C’est un constat douleureux mais oh combien véridique.

Merci Mr. Salah Eddine pour ce rappel afin que les choses soient encore une fois trés claires pour ceux qui pensent à devnir éternels sur terre.

Le colonel Lotfi était trés clairvoyant et avait vu juste.

Cependant, la solution que vous décrivez n’est pas trés évidente: les élites culturelle et politique qui sauront éventuellement prendre les chose en mains me parait comme un souhait vu les réalités géopolitiques et les alliances qui se sont construites avec le diable.

L”Algérie est également victime d’un grand plan de domination et d’aliènation, plan établi et en phase d’éxecution par les maitres de ce nouveau monde et nouvel ordre…

Il s’avère que l’Algèrie occupe une place interessante dans ce plan et que les “tenors” du pouvoir réels ont déjà conclu des accords à long terme pour sauvegarder leurs interêts mutuels, les uns pour continuer à gouverner dans le désordre l’anarchie et le climat de psychose, pour piller les richesses, constutuer des fortunes à l’étranger…, les autres pour dominer sur le plan géostratégique et continuer à assurer l’approvisionnement en matière première à bon marché sans rivalité aucune….

Ce qu’il faut savoir aussi c’est que ce régime à les mêmes capacités de mutations , de résistance et de transformation que le virus HIV.

Nous ésperons que ce même virus est programmé pour s’autodétruire un jour par la grace de Dieu.

nacerReply to this comment
juil 6, 2008 8:33

Chère Administation,
Pouvez-vous nous informer sur les régles de sensure que vous semblez imposer d’une manière sélective et descriminatoire à certains commentaires qui apparaissent puis sont vite éffaçés?

Salutations

adminReply to this comment
juil 6, 2008 10:31

@nacer:

Je n’ ai jamais censure un message qui a paru. Pouvez vous me donner des précisions. Merci
D.B

Mohand Tahar MOHAMMEDIReply to this comment
juil 6, 2008 11:36

Mr Salah-Eddine SIDHOUM cette incompréhension et la révolte que vous avez ressenti et ressorti à travers cette article exprime un réel respect aux peuple algérien de part sa souffrance pendant la révolution contre le colonialisme et il n’a pas fini de se libérer de ce joug un autre combat plus complexe l’attend finalement car des bandits et des mercenaires profitant que le peuple algerien usé de sa fatigue douloureuse lui barre la route et le dévalise de tous y compris de sa propre dignité, car l’enjeux de ce néocolonialisme sans état d’âme dont est porteur ce régime criminel et de mettre fin a tous ceux ou celle qui défendent la liberté et surtout notre INDEPENDANCE QUI N’EST PAS ENCORE ACQUISE.

« L’indépendance du pays, nous avons respiré un air de liberté dont il est resté quelque chose dans nos poumons »m’écrivait le combattant, le valeureux et le respectable Maître ALI YAHIA ABDENOUR lors de sa sortie de son livre « Algérie combat pour la dignité ».Voilà l’expression d’un sentiment réel, légitime et profond de ceux qui ont lutté honnêtement et sincèrement pour la libération du pays.
De tous cela on a fini par comprendre les véritables enjeux de ce régime criminel qui est celui de liquider et d’isoler tous ceux ou celle qui ont de la dignité et de la culture politique et surtout qui appartiennent à ce peuple cher qui a enduré toutes les souffrances jusqu’à PRESENT et qui luttent sans cesse pour se libérer de ces renégats.

KrimouReply to this comment
juil 6, 2008 11:59

Bonjour à tous;
Le Dr. a fait un constat amére de notre situation ( que nous connaissons tous d’ailleurs). De Gaule et ses services secrets ont pris le soins de léguer le pays à leurs larbins de déserteurs de la 25e heure (comme on aime tant à les appeler ) avant de quitter le bateau. Tout celà, on le sait. Nous savons aussi qu’à l’aube de l’indépendance les vrais maquisards étaient occupés à panser leurs bléssures et à ramasser leurs camarades à la petite cuillere pendant que les autres ( les bravaches?) défonçaient les portes des villas coloniales , s’accaparaient les fermes et se fabriquaient des preuves d’anciens combattants. Mais aujourd’hui, nous sommes en 2008 et nous sommes toujours là à faire des constats et à pleurer sur notre sort. Ceux qui ont fait de l’Algérie ce qu’elle est devenue sont des lâches descendants de parents traitres et lâches (forcément). Au premier coup de feu, ils prendront la clé des champs comme l’ont fait tous les dictateurs et traitres cités par le Dr. Nous pratiquons l’auto-censure car nous savons tous que seule une autre révolution armée renversera les vapeurs et rendra à l’algérien sa dignité et sa patrie.Ou sommes-nous tous devenus lâches?

ASReply to this comment
juil 6, 2008 12:05

Salaam,

Merci d’avoir rappeler ces faits… je lis petu etre dans l’avenir mais je vois le Dr sidhoum comme un futur president de ce pays… que les europeens et autres le veuiollent ounon, que la DSt grille sa derniere cartocuhe ouyahia et vous verrez…

wa Allah alam

Il est notre favori

AS

http://islamic-intelligence.blogspot.com

DJReply to this comment
juil 6, 2008 12:13

Je sou que djamila bouhired, si elle est encore vivante qu’elle témoigne.

HammaReply to this comment
juil 6, 2008 14:43

La pertinente Analyse du Dr. S.E Sidhoum et les commentaires qui s’en suivent ne m’incitent pas à en faire un. Mais j’interviendrai quand même seulement pour dire que le combat pour la libérté mené par des générations d’hommes et de femmes de toutes conditions sociales depuis 178 ANS (époque coloniale à ce jour) n’est pas fini.

L’Algérie a toujours été une convoitise de l’extérieur comme de l’intérieur et l’idéologie criminelle est la même à savoir: destabiliser le pays, miner son économie, asservir son peuple, briser la rebellion, exploiter les richesses.

Ce qui me désole dans cette Algérie tant aimée et haie à la fois, c’est que le peuple joue le jeu de ces tyrans spoliateurs de la révolution non de 1954 mais de 1830 car “oui” c’est là le début de l’insuréction à l’invasion barbare et l’histoire remonte à bien loin encore. Ils sont encore là les bachaghas, les gaïds et les harkis. Ils sont partout et ont jurés la perte de l’Algérie. Si l’Algérie s’est débarrassée de l’occupant Français, elle ne s’est pas pour autant débarrassée de la race de vermine, enfants illégitimes de la France coloniale.

Je déplores le manque de lucidité de ce peuple pourtant aguéri à tous les maux, je ne comprends pas qu’il puisse se soumettre à la vindicte d’une poignée de traîtres et de dictateurs. Qu’il puisse fermer les yeux sur la dilapidation de ses propres richesses, qu’il accepte le fait accompli sa soumission au pouvoir des armes. Etre Algérien c’est être rebel et il me semble que mis à part quelques centaine d’énérgumènes Algériens, le reste l’est encore.

J’ai besoin de comprendre à quoi ont servis tous ces sacrifices pour cette Algérie qui aujourd’hui renie ses enfants, qui les rejette à la mer si ce n’est les faire basculer d’un pont, d’un immeuble, d’un train en marche ou les faire balancer au bout d’une corde?

Je ne reconnais pas dans ce peuple sa desinvolture devant cette injustice qu’est la hogra, la corruption, la souffrance et la misère. Je ne m’explique pas cette attitude contradictoire d’un peuple qui se voue une haine mutuelle dans des conflits personnels jusqu’à en arriver au crime alors qu’il se découvre solidaire devant les fléaux de la nature.

Regardons l’Algérie en face et posons-nous la véritable question: qui a permis tout cela? Assurément pas les 05 personnes les plus influentes du pouvoirs!

Nous avons été passifs devant cette situation et cette tragédie Algérienne et là où le bât blesse c’est que les uns et les autres nous continuons à vivre de nostalgies que sont les épopées de l’Islam ascendant et de la révolution de Novembre 54, et tous nos maux viennent de là justement .

Je m’explique pour celui qui voudra comprendre que je dénigre ma religion, ma patrie et l’honneur de nos valeureux martyres: depuis 1962, les pouvoirs succéssifs n’arrêtent pas de nous sonner les oreilles avec les solgans de la révolution alors qu’ils se sont servi d’elle pour leur macabres profits, idem pour ceux qui combattent (soit disant) ce même pouvoir sous prétexte de la religion de Mohammed (QBASSL), ils ont déviés le sens du combat de l’Islam à leurs seuls et uniques profits. Le peuple?, les uns comme les autres, ils s’en tapent!.

Il reste quand même des hommes et des femmes qui ne se reconnaissent pas ni à travers cette centaine d’énérgumènes ni dans ces deux nébuleuses, et qui continueront le combat par la plume et par les mots.

Les briseurs d’hommes sont légion dans notre pays mais pourront-ils briser les consciences?

Salam à tous.

djallalReply to this comment
juil 6, 2008 15:10

L HISTOIRE SE REPETE dernierement j ai vu une emission d eldjazira avec rabah kebir que j ai rencontre personnellement juste apres son arrive d algerie il n avait pas de quoi manger d un seul coup il a une villa avec salle de gymnastique une belle voiture j ai tout de suite penser a nos valeureux chouhada tues par d autres algeriens ainsi qu a ALI BENHADJ qui vend le maadnous pour faire vivre ces enfants, pourtant il est le numero 2 du FIS GRAND POINT D INTERROGATION. SALAM

Abdelkader DEHBIReply to this comment
juil 6, 2008 19:07

Je partage dans ses grands traits l’analyse lucide et sans complaisance, - ainsi qu’il nous en a accoutués - qui vient de nous être postée par notre ami cher et respecté, le Dr Salaheddine SIDHOUM. Je dis à grands traits parce que le devoir d’honnêteté intellectuelle m’amène à lui demander de préciser, autant que faire se peut, à quel niveau des hiérarchies, - civile et militaire - il nous faudrait situer les responsabilités politique et morales des “déviations” successives enregistrées par l’Histoire, au passif de l’effectif humain acteur à un degré ou à un autre de cette Histoire. Je veux dire par là , comment peut-on reprocher par exemple à des compatriotes qui ont par exemple encadré les différentes Administrations du pays, au lendemain de l’Indépendance, ou bien ceux qui sont restés à leurs postes de cadres moyens ou supérieurs de l’Etat au lendemain du putsch du 19 Juin 1965 d’avoir “marché” avec les pouvoirs successifs, alors que la plupart raisonnaient en termes d’attachement à l’Etat Algérien et non à tel ou tel pouvoir personnifiés par tel ou tel “Zaïm” ?Je pense pour ma part qu’il faudra rendre justice à ces compatriotes, en ne les englobant pas systèmatiquement dans le concept “hommes de pouvoir” mais en les considérant comme des “commis de l’Etat” au sens noble de ce terme, bien que ce terme soit souvent galvaudé et termi par les comportements de certains “carriéristes”, se définissant comme tels. Merci à Si Salah-Eddine de bien vouloir revenir sur ce point.

Salah-Eddine SidhoumReply to this comment
juil 6, 2008 23:39

A notre cher frère Si Abdelkader Dehbi,
Au lendemain de l’indépendance, les rares cadres qui existaient se sont mobilisés pour remettre en marche nos administrations désertées par les colons. Poussés par un élan patriotique indiscutable, ils ont décuplé d’efforts pour servir la patrie libérée du joug colonial. Entièrement d’accord avec toi, mon cher Si Abdelkader, quand tu dis que la plupart des cadres de l’époque raisonnait en terme d’attachement à l’Etat Algérien (ou du moins ce qu’ils croyaient être un Etat). Je prendrais comme exemple, le domaine de la santé et la faculté de médecine que je connais très bien en tant que chirurgien et ancien enseignant. Au lendemain de l’indépendance, de modestes praticiens, animés d’une sincérité et d’une volonté inébranlables ont lentement mais sûrement remis en marche notre système de santé et créé le premier embryon de formateurs de la faculté. Je citerais pour l’Histoire et à titre d’exemple, mes maîtres, les professeurs Mohamed Cherif Mostefaï, El Hadi Mansouri, Saïd Slimane-Taleb, Aldjia Benallègue, Gana Illoul, Michel Martini, Ali El Okbi et tant d’autres. Mais cet élan patriotique fut dès la fin des années 60 mis à mal par le régime illégitime en place. La politique des passe-droits commençait à voir le jour. Des médecins sans compétence, étaient nommés enseignants par décret, car ils avaient fait leurs « révolution » …..aux frontières. On n’hésitera pas à nommer au poste de chef de service à l’hôpital Mustapha un médecin « moudjahed » des frontières, alors que le poste revenait de droit au vu de l’ancienneté, des titres et travaux à une valeureuse et honorable dame, une des premières agrégées de l’indépendance. Un autre fut nommé chef de service dans le même hôpital sur intervention de son parent « ministre », chassant un brillant professeur français qui aurait pu faire profiter nos malades de ses compétences et nos étudiants de ses connaissances durant de nombreuses années. Et nous savons comment notre système de santé et notre prestigieuse faculté de médecine ont involué depuis. Que reste-t-il de cet esprit des médecins pionniers de l’indépendance ? Pratiquement rien !
Encore une fois, c’est ce système illégitime et ignare qui introduira cette sélection sur la base de la médiocrité et de l’allégeance. Et c’est cette politique qui encouragera les médiocres, les incompétents et les opportunistes et poussera les compétences à la démission morale avant de prendre le chemin de l’exil. Et combien de cadres de valeur l’Algérie a perdu depuis la fin des années 70 ?
Et je crois que ce que j’ai évoqué en médecine est tout aussi valable pour tous les autres secteurs.
Il est indiscutable qu’il faudrait rendre justice à tous ces compatriotes, cadres sincères qui ont œuvré dignement et courageusement pour la reconstruction de l’Algérie et que le régime politique a découragé et marginalisé.
Mais je crois, mon cher Si Abdelkader que depuis la fin des années 70, les choses ont changé. L’aplat-ventrisme et l’allégeance ont pris le dessus sur la roudjoula et la compétence. Et nous savons tous sur quelles bases sont recrutés nos « cadres », du poste de simple directeur aux postes supérieurs du régime (et non de l’Etat, car il n’existe pas actuellement d’Etat au sens noble du terme). Nous connaissons tous le sens qu’a « l’enquête d’habilitation » dans notre pays et quels sont les critères de recrutement. Tout comme il n’existe pas à l’état actuel de « commis de l’Etat » mais de « commis du régime ». La compétence digne et libre n’a plus sa place, hélas dans notre pays. Seule la compétence qui se met au service de l’ignorance est tolérée. Quant au larbinage et à la médiocrité, ils ont été érigés en valeurs sûres dans la progression des carrières des cadres du système qui n’ont rien à voir avec nos véritables cadres qui sont hélas marginalisés ou exilés. Et pour reprendre un de nos romanciers : «Pour grimper dans leur carrière professionnelle, ils descendaient l’échelle des valeurs humaines ».
Je reste confiant et optimiste, car nous avons une richesse humaine sûre et des cadres de valeur qu’il s’agisse de ceux marginalisés à l’intérieur du pays ou ceux exilés par la terreur et la médiocrité. Ces cadres sont animés de la même volonté et du même élan patriotique que ceux de l’indépendance et sont prêts à œuvrer à la reconstruction de notre pays dévasté par l’inconscience politique et la bêtise humaine. Notre devoir en tant qu’intellectuels et politiques est d’œuvrer à l’instauration de l’Etat de droit pour permettre à toutes ces compétences sincères, sans exclusion aucune à diriger et à développer l’Algérie de demain.

Assad aliReply to this comment
juil 7, 2008 4:29

Tolstoï a bien écrit ” toutes les révolutions sont pensées par des sages, préparées et menées par des fous, seul les traitres et les oppotunistes en profitent”.La révolution algérienne n’a pas échappé à cette loi. Et dire que durant la révolution des centaines de lilliers sont morts pour chasser la France de l’Algérie et 40 ans aprés des milliers d’algétiens meurent en tentant de rejoidre cette même France. La révolution algérienne est une tragédie et un gachis inimaginables.

Le colonialisme fûit cruel pour les inigènes mais il a servi la communauté française et a été efficace sur le plan technique et économique, il a laissé une agriculture colonialecflorissante, des infrastructure de base modernes ‘ barrage, éseau routier, santé etc..Nous avons tout détuit au point où nous avons l’agriculture la plus arrierée et la moins productive du maghreb et du moyen orient. Le phénomène de harraga qui constitue une hémoragie gave qui vide le pays le pays de tout ce qu’eele posséde vital et précieux a débuté des les années 70 il a touché les fortunes m^mes des dirigeants , les cadres et les intellectuels pour lesquels l’état à dépensé des sommes colossales , le cheptel, les richesses archéologiques , le carburant et autres richesses du pays enfin la jeunesse.

EN procédant à la nommination le 5 juillet de 20 généraux le président a élargi le club des importateurs des produits de première nécessité alimentaires et pharmaceutiques, ces importateurs qui prennent en otage le ventre et la santé du peuple, il est vrai qu’un adage de chez nous dit ” affame le chien il te suivra, ils affament le peuple pour mieux le dominer….

mahmoudReply to this comment
juil 7, 2008 6:29

Bravo au Dr Sidhoum pour cette analyse de la situation Algerienne. Pour moi et les gens de ma generation qui n’avont pas connus les premieres annees d’independance (ou de dependance), il etait important de nous eclairer sur la genese de la situation actuelle.
la question que tout le monde se pose c’est comment liberer ce pays de cette dictature qui ne dit pas son nom, rendre au peuple son honneur et sa dignite et amorcer, enfin, une marche vers le progre.
votre appel au intellectuels et aux hommes politique est legitime. sera t-il sufisant? j’en doute fort.
vous avez citer l’exemple de la Mauritanie. Dans ce pays frere, ce sont les militaires qui pris sur eux de mettre fin au regime pourri, et a rendre le pouvoir aux elites civiles. a mediter!!!!

Es_salamReply to this comment
juil 7, 2008 23:27

OU VA LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ?

Très cher frère Salah Eddine,

Vous avez dressé un tableau réquisitoire fort juste. Et vous posez l’incontournable question : que faire ? Et d’exposer ce qui , selon vous, devrait être la riposte appropriée, pour faire face aux fossoyeurs de l’Algérie.

J’ajouterai ceci : Nous devons impérativement pour :

AGIR LOCALEMENT, REFLECHIR GLOBALEMENT.

Les sources des malheurs de nôtre Algérie meurtrie, ne sont pas Algéro-algériennes. Si l’on ignore les influences extérieures passées et actuelles, toute résistance est vouée à l’ échec. Autant se battre avec un bandeau sur les yeux !

Voilà un excellent et éclairant livre réquisitoire de Mr Alexandre ZINOVIEV, ce sociologue écrivain russe. Un extrait de son oeuvre magistrale, qu’il faut lire :
Le voici :

” A u cours de la guerre froide, on a développé une stratégie visant à instaurer un nouvel ordre mondial, à établir une véritable ” société globale “. J’appelle cela

” L’ OCCIDENTISATION ”

L’essence de l’occidentisation consiste à imposer aux peuples et aux pays non occidentaux un ordre social, une économie, un système politique, une idéologie, une culture et une manière de vivre qui soient une image (ou une imitation) des modèles occidentaux. L’idéologie et la propagande formulent cela comme une mission humaine, désintéressée et libératrice de l’Occident, qui se présente comme le foyer de toutes les vertus imaginables. ” Nous sommes riches, libres et heureux, et nous voulons vous aider à devenir aussi riches, libres et heureux que nous ” : voilà à peu près le message que l’idéologie et la propagande occidentales inculquent aux peuples en cours d’occidentisation. ” MAIS POUR CELA, VOUS DEVEZ FAIRE DANS VOS PAYS, CE QUE NOUS VOUS CONSEILLONS DE FAIRE.”

Cela ce sont les paroles. Dans les faits, l’occidentisation (dans le sens qu’on lui donne ici ) a pour objectif réel d’ amener les victimes désignées dans un état tel qu’elles perdent leur facultés d’existence et de développement autonomes, de les attirer dans la sphère d’ influence et d’exploitation des Etats occidentaux, de les rattacher au monde occidental non en tant que partenaires, sur un pied d’ égalité, mais en tant que ZONES DE COLONISATION.

L’occidentisation n’exclut pas le plein assentiment du pays traité, ni l’ardent désir, de la part de ce dernier de suivre cette voie. L’ Occident s’ efforce justement de faire en sorte que la victime désignée se jette elle-même DANS LA GUEULE DU LOUP, et en lui témoignant encore sa gratitude. A cet effet on dispose d’un puissant système de séduction et de préparation idéologique. Mais, quelque soient les circonstances, l’ Occidentisation reste une opération active de la part de l’ Occident, n’ excluant pas la violence. La bonne volonté du pays voué à l’ occidentisation ne signifie pas encore que sa population va accepter à l’unanimité cette nouvelle voie. A l’intérieur du pays concerné, une lutte s’installe entre diverse catégories de citoyens favorables ou opposés à l’ occidentisation.

On a également développé une tactique de l’ occidentisation, comprenant des mesures telles que:

— discréditer tous les attributs fondamentaux du régime social du pays à occidentiser.
— déstabiliser le pays.
— attiser la crise économique, politique et idéologique.
— diviser la population entre groupes antagonistes, l’ atomiser, soutenir tous les mouvements d’ opposition, soudoyer l’ élite intellectuelle et les couches privilégiées.
— simultanément, diffuser de la propagande vantant le mode de vie occidental.
— attiser au sein de la population l’envie au vu de l’ abondance occidentale.
— créer l’ illusion que cette abondance peut-être obtenue dans les plus brefs délais si le pays s’ engage sur la voie des réformes dictées par le modèle occidental.
— répandre dans la population les vices de la société occidentale, en présentant ces derniers comme des vertus, comme l’ expression de la liberté individuelle.
— fournir au pays concerné une aide juste suffisante pour détruire l’ économie locale,
créer le parasitisme dans le pays et assure à l’ Occident la réputation d’ un sauveur désintéressé venu délivrer des défauts de son existence antérieure.

Un des traits caractéristiques de l’occidentisation réside dans la résolution “pacifique” des problèmes. Mais ces méthodes « pacifiques » ont une particularité : elles ne sont “pacifiques” qu’en apparence. L’Occident dispose d’une puissance économique, idéologique et politique suffisante pour persuader les réfractaires de faire ce qui convient à l’Occident. Ces moyens pacifiques ne valent rien si elles ne s’appuient pas sur la puissance militaire. L’Occident nous a montré qu’en cas de besoin, l’Occident , convaincu de son supériorité, n’hésite pas à recourir aux armes.

L’ occidentisation est une forme spécifique de colonisation qui a pour effet l’instauration dans le pays colonisé, d’un régime de DEMOCRATIE COLONIALE. Sous toute une série d’aspects, cela n’est que la perpétuation de l’ancienne stratégie coloniale des puissances ouest-européennes. Mais, considéré dans son ensemble, le phénomène est nouveau.

La démocratie coloniale n’est pas le résultat de l’évolution naturelle d’un pays donné, évolution conditionnée par ses circonstances intérieures et lois du régime socio-politique
qu’il s’est façonné au cours de l’histoire. C’EST UN REGIME ARTIFICIEL, IMPOSE DE L’EXTERIEUR et au mépris des facultés et tendances héritées de son histoire. Ce régime est soutenu par des mesures coloniales. Dans le même temps, le pays colonisé est détaché de ses relatons internationales antérieures. Cela est obtenu par le démantèlement des alliances d’Etats, voire par la désintégration des grands Etats, voir comme cela s’est vu dans les cas du bloc soviétique et de la Yougoslavie. Quelquefois, cela se présente comme une libération d’un peuple donné de l’oppression de ses voisins. Quoiqu’il en soit, l’idée de libération et d’indépendance nationale n’est ici qu’un levier
idéologique de la manipulation des masses.

Le pays arraché à son contexte antérieur conserve les apparences de la souveraineté. On établit avec lui des relations officielles, comme avec un partenaire traité sur le même pied d’égalité. A l’intérieur du pays, les formes d’existence antérieures sont plus ou moins maintenues pour une grande partie de la population. Des pôles économiques de type occidental y sont créés sous le contrôle des banques et des trusts occidentaux, affichant le plus souvent une identité ouvertement occidentale ou mixte. Les attributs extérieurs de la démocratie occidentale y sont mis au service d’un régime très peu démocratique. L’EXPLOITATION DU PAYS AU PROFIT DE L’OCCIDENT EST CONFIE A UNE FRACTION INFIME DE LA POPULATION INDIGENE, laquelle y trouve largement son compte et accède à un niveau de vie très élevé, comparable à celui de l’élite intellectuelle occidentale.

Le pays colonisé est conduit à un tel état, et ce dans tous les domaines, qu’il devient inapte à toute existence autonome. Il est démilitarisé jusqu’au point où toute résistance armée de sa part devient exclue. Ses forces armées ne servent plus qu’à contenir les protestations de la population et à réprimer d’éventuelles insurrections. La culture nationale est ravalée à un niveau misérable. A sa place, s’installe la culture, ou plutôt la pseudo culture de l’occidentisme.

La masse populaire se voit offrir un succédané de démocratie sous forme de débauche, de laxisme des autorités, de distractions aisément accessibles, d’abandon de soi-même,
bref un système de valeurs qui libère l’individu de tout effort personnel et de toute contrainte morale.

L’occidentisme de la planète fait en sorte qu’il ne reste plus dans le monde aucun foyer d’où puisse jaillir quelque forme d’évolution différente de celle calquée sur l’occidentisme. En s’appropriant le monde pour son seul profit, l’Occident détruit dans l’œuf tous les germes d’évolution capable de le concurrencer “.

Auteur : Alexandre ZINOVIEV.

Livre : LA GRANDE RUPTURE

Sociologie d’un monde boulversé.

Edition :
OBJECTIONS
L’AGE D’HOMME Lausanne SUISSE
Septembre 1999

*** Prix en francs français : 80 fr

OU VA LE NOUVEL ORDRE MONDIAL ?

Salah-Eddine SidhoumReply to this comment
juil 8, 2008 21:54

Juste pour reprendre nos frères Krimou et Mahmoud.
Je ne pense pas que la voie de la violence armée puisse régler la crise de légitimité du pouvoir dans notre pays. La douloureuse expérience des années 90 l’a démontré. Ce régime illégitime est né dans la violence et s’est développé dans la violence. Et à chaque fois qu’il est en crise, il entraîne ses adversaires sur le terrain de cette violence qu’il maîtrise très bien (c’est le seul domaine qu’il maîtrise d’ailleurs). Nous l’avons vu en 88, en 92, en 2001 en Kabylie, pour ne citer que les grandes crises qui ont secoué ce régime. Je crois qu’ à ce “‘OUNF” du pouvoir, nous devons opposer l’intelligence politique. Et il y a mille et une manière de mettre à genoux pacifiquement ce régime qui n’est fort encore une fois que de par notre faiblesse criarde. En toute franchise et en toute honnêteté, existe-t-il actuellement une force politique NATIONALE, transcendant les clivages idéologiques et partisans, mobilisatrice du peuple et capable de présenter une alternative crédible et raisonnable? NON.
Chacun défend sa petite chapelle, loin des préoccupations des citoyens et déconnecté des réalités nationales,tant politiques que sociales. Ce n’est donc pas dans cet état de délabrement politique que nous pourrons mobiliser notre peuple et encore moins déboulonner ce système criminel.
Pour ce qui est de l’exemple mauritanien que j’avais cité, je crois que c’est la coordination des élites militaires et politiques qui a permis de réussir le CHANGEMENT RADICAL ET PACIFIQUE. Les militaires seuls n’auraient rien pu faire sans l’appui des élites tant intellectuelles que politiques. C’est cette lucidité politique chez ces élites des 2 bords qui a permis cette transition exemplaire (dans les pays arabes). Ce pays frère a eu la chance d’avoir des officiers clairvoyants et animés d’un véritable patriotisme et des politiques ancrés dans la société et non fécondés dans les labos des officines. C’est Sankara (un militaire) qui disait “qu’un militaire sans conscience politique n’est qu’un criminel en puissance”. Et le colonel Ould Mohamed Vall et ses compagnons avaient une conscience politique !
Fraternellement.
Salah-Eddine Sidhoum.
Alger.

Es salamReply to this comment
juil 9, 2008 4:05

LA RESISTANCE ISLAMIQUE A L’ HEGEMONIE MONDIALISTE NE SAURAIT ETRE QUE :

GLOBALE-GLOBALE-GLOBALE-GLOBALE-GLOBALE-GLOBALE-GLOBALE-GLOBALE-GLOBALE-

NOS ENNEMIS L’ ONT PARFAITEMENT COMPRIS ET LE DISENT.

Angela Merkel vient encore de le définir en ces termes:

«Nous européens resterons unis quoique nous fassions. Et vous arabes et africains, resterez divisés et dispersés quoique vous fassiez.»

AUCUN PAYS MUSULMAN NE POURRA, A LUI SEUL, PRETENDRE A UNE POLITIQUE DE SOUVERAINETE NATIONALE. QUE CELA PLAISE OU NON ! L’IRAN , EST UN EXEMPLE PARFAIT
QUI SE DEROULE A NOS PORTES.

UNE AUTENTHIQUE ET PACIFIQUE ALLIANCE DE TOUS LES MUSULMANS EST LA SEULE ISSUE
POUR FAIRE FACE AVEC SUCCES A L’ENTREPRISE D’ ASSERVISSEMENT DES PAYS ISLAMIQUES.
POUR CELA , LES MUSULMANS ONT LES ARGUMENTS COLOSSAUX NECESSAIRES ET SUFFISANTS POUR S’ IMPOSER.

SOYONS UNIS ET RIEN, ABSOLUMENT RIEN NI PERSONNE NE POURRA NOUS VAINCRE. NOTRE PROPHETE MOHAMMAD ( BDSSL ) LE DIT.

FRATERNELLEMENT

mahmoudReply to this comment
juil 9, 2008 6:45

Dans mon precedent commentaire je ne voulais nullement faire reference a un coup de force avec effusion de sang.
Mais pour avoir fais mon service national comme officier de reserve, je sais que l’ANP regorge d’hommes avec un grand sens de patriotisme et d’amour pour la nation. ce qu’il leur manque peut etre c’est cette conscience politique dont vous faite reference Dr Sidhoum.
l’Algerie independante a dejas connue des coup d’etat a blanc par deux fois, en 1965 et 1992. Pourquois pas un troisieme, mais cette fois dans le bon sens, et dans l’interet supreme du peuple Algerien et de la nation.
Je suis consciens que cela n’arrivera pas comme ca, par enchantement. il faudra d’abord mobiliser les elites civils nationales de tout bord, mettre au placard nos divergences et commencer a debattre de vraies alternatives de changement.
la solution existe en Algerie, et sera 100% Algerienne. et tout les gens qui croivent que l’occident nous viendra en aide pour instaurer une democratie en Algerie peuvent toujour attendre. ils (les occidentaux) preferent de loins “pour notre bien” une dictature DRSiste a une democratie qui pourrait deboucher sur la victoire (tres probable) des islamistes. mais ca c’est un autre debat !

djoundiReply to this comment
juil 9, 2008 10:32

@ Es Salam,
arreter de mettre a toutes les sauces L’islam dans le combat des idées, arreter d’invoquer l’islam comme pretexte pour faire face a je ne sais quel ennemi imaginaire, aujouird’hui le monde arabe n’a gardé de l’islam que le nom et la vidé de son sens aussi bien spirituel que moral.

Sans la passion le monde perirrait, mais si la passion est pour toi une occasion de chute combats là par l’etude.
EMIR ABDELKADER :

Es salamReply to this comment
juil 9, 2008 18:30

@djoundi

Ennemi imaginaire, dites-vous ? Comme les avions furtifs US ?

Demandez donc aux Palestiniens, aux Tchétchènes, aux Irakiens, aux Afghans et aux Libanais s’ ils sont agressés par des fantômes en draps blancs ?

Imaginaires les B52 et les Carpet bombings ? la VIe flotte US ? Imaginaires les 150 000 GI’ S ? Les 180 000 mercenaires aussi ?
C’ est vrai que le monde entier sait maintenant que les Armes de Destruction Massives US sont plus vrais que celles du pendu de Saddam ! Que l’ uranium appauvri n’est bon que pour les pauvres Irakiens et autres Afghans. Et que l’ uranium enrichi, ce n’ est que pour les riches nations civilisées.
N’est-ce pas ?

Qui menace de bombarder à l’ arme nucléaire un pays, sans déclaration de guerre ?

QuI a fait cette promesse ubuesque au malheureux peuple irakien , après un féroce BLOCUS qui a fait
plus de 1 500 000 morts ( justifiés selon mammie Albright ! ) :

” We’ll bring you food, medecine and better life ”
” Nous vous apporterons nourriture, médicaments et vous aurez une meilleur vie. ”
Georges Dabalyou Bush, le fil à son père !
On connait la suite.

La liste est trop longue et il me faudrait un parchemin pour énumérer tous les agresseurs et leurs crimes contre les pays islamiques.
Quant à nôtre Ier Chef d’ Etat algérien, l’ Emir ABDELKADER, c’ est avec un Coran dans la main gauche et un fusil dans l’ autre qu’il a combattu à armes inégales ses ennemis. Non ?

Vôtre médiocrité intellectuelle affligeante ne m’ inspire pas à vous contredire plus longuement . Les internautes du site apprécieront comme il se doit, vos commentaires de bas-étage et stériles.

Es-salam

AMMI SAïdReply to this comment
juil 10, 2008 1:44

ASSALAM ALIEKOUM WA RAHMATOU ALLAH WA BARAKATOUHOU

Emir abdelkader quand il avait a été arrêté et avait arrêté la guerre, il n’avait pas arrêté la guerre contre son âme instigatrice du mal, il l’avait combattu jusqu’à la victoire (inchallah). C’est ce que j’ai ressenti en le lisant. Ceux qui sont au pouvoir (sur le peuple de quelle manière que ce soit: un médecin a le pouvoir sur le malade, un instituteur a le pouvoir sur les enfants, un imam a le pouvoir sur les croyants, un patron a le pouvoir sur ses ouvriers etc.) dans notre pays qu’ils soient visibles ou invisibles, démocrates ou démoniaques, islamistes ou alcoolique, intellectuels ou ignorants etc jouent un rôle fondamentale dans la construction de l’algérie. Ceux qui détiennent le pouvoir central, le pouvoir de diriger et d’orienter le pays vers la modérnité et la lumière sont totalement possédés par des instincts primitifs et par des âmes d’une noirceur inimaginables. On ne pourra pas les changer, ils sont allés loin, ils sont sous le hypnotisé par l’illusion de la puissance, de la richesse, de l’orgueil ( le plus pur et le plus dur) par la haine et ils sont totalement insensibles à la peur que doit insperer notre seigneur. Je suis près à éliminer trois millions d’algériens a dit l’un d’eux. Qui osérait exterminer autant de personne pour se maintenir au pouvoir. C’est comme un père dans l’erreur qui aurait dit, je tuérais 4 sur 5 de mes enfants s’ils réfusaient de me suivre. Ils sont près à tout pour rester au pouvoir : vendre l’algérie, importer une armée pour nous mater, importer un colonisateur pour nous brimer, importer de des tonnes drogues et des milliards de litres d’alcool pour détruire nos esprits, nos familles, notre fraternité, importer des djinns et des démons pour nous égarer, ne plus jamais laisser le savoir rentrer au pays pour nous noyer dans l’ignorance et l’absurdité, rendre la l’algerie comme une prison dont laquelle nous serons des prisonniers privés de toute liberté et eux des matons sans aucune humanité. Ils aiment la violence. La violence de la vengeance sur l’innocence et l’esperance. La violence sans aucune conscience. La violence qui frise la démence. Ils sont jaloux du millions et demi de chouhadas, ils sont jaloux des algériens intélligents et valeureux, ils sont jaloux des vrais moudjahidines, ils sont jaloux des militaires qui ont faits des études, ils sont jaloux des cadres honnêtes et sincères, ils sont jaloux des familles ou regnent l’amour, la fraternité , la simplicité et la croyance tranquille, ils sont jaloux de ceux qui sentent la joie de vivre et ils sont surtout jaloux de ses hommes sages qui ne possédent aucun pouvoir mais qui sont aimés et appréciés par les algériens. Ils ont une jalousie frustrée, méchante, éternellement insatisfaite, qui aime voir les autres souffrir, qui aime le vice et la saleté, qui aime boire le sang des innocents, qui aime la médisance et la rumeur qui puent et qui aime le chaos et la destruction. Ils veulent que les algériens et les algériennes deviennent comme eux partout ou ils vivront. Comme le dit si bien le MONSIEUR LE DOCTEUR SIDHOUM, il ne faut aller sur le terrain qu’ils maîtrisent le mieux : LA VIOLENCE ET LE CHAOS, LA VIOLENCE ET LA DESTRUCTION DE NOTRE BEAU PAYS. Pour cela , on doit apprendre la patience jusqu’ à ce qu’elle devienne notre amie, l’amie de chaque algérien et chaque algérienne. On doit apprendre à patienter mais à patienter dans l’action, l’action vertueuse et intelligente. Chaque parent va essayer de prendre soins de ses enfants, les instituteurs doivent essayer d’offrir avec amour le savoir aux enfants, les imams doivent s’intérdire de propager la peur et la fitna dans les mosqués, les intellectuels vont se mettre a debattre dans le respect, la confiance ert la fraternité, à réflechir, à écrire, à faire des propisistions, à essayer d’éveiller le maximum de gens, les journalistes à diffuser des informations justes et honnêtes et ouvrir les lecteurs au monde et ce qui s’y passe, les mèdecins à rassurer, éduquer et soigner sereinement les malades. En somme, chacun doit essayer de faire le mieux possible son métier tout en essayer de s’améliorer, d’apprendre et de progresser. On doit cesser de pleurer, de s’autodétruire, de sombrer dans le fatalisme et le renoncement, d’aggraver nos divèrgences et d’essayer de se rapprocher et de rapprocher nos points de vues dans tous les domaines de la vie. On doit apprendre à se tolérer, à mettre en valeur nos qualités respectifs et encourager ceuc qui essayer et peinent pour avancer. Et, enfin on doit cesser de regarder, d’écouter, de haïr, de s’interesser, d’avoir peur, d’attendre quoi ce soit, de maudire, de donner une importance etc à ceux qui nous gouvernent. Laissons les entre-eux. Laissons les dans leur famille. Laissons-les avec leur gaz et leur pétrole. Laissons-les apprendre la définition d’un pouvoir sans peuple. NE TOUCHONS PLUS UN CHEVEU DE NOTRE ALGERIE. Si je ne peux pas lui faire du bien, j’évitérais de lui faire du mal. Tentons et osons séparer l’allgérie de ceux qui la gouvernent. AALLAH YEHDIHOUM WA YEHDINA, WOULA ALLAH YEBRIHOUM WOULA ALLAH INEHI MEN YIDIHOUM BLADENA ALDJAZAÏR. AMINE

djoundiReply to this comment
juil 10, 2008 11:11

@ es salam,
En ma qualité de garçon bien élevè,rien ne m’autorise a repondre à vos turpitudes et à vos insinuations , car on sent chez vous cher monsieur que vous etes quelqu’un qui n’est pas bien du tout dans sa peau alors vous en voulez a celle de l’autre.

Cher monsieur, a lire vos commentaires on se rend vite compte que vous avez l’air de quelqu’un qui n’hesite pas une seconde à se frayer un chemin pour aller festtoyer avec les loups et ira ensuite pleurer avec le berger.
Mais cher monsieur, L’algerie n’est ni la palestine,ni la tchetchenie,ni l’irak ,ni kaboul et ni le liban, la maison brule, et on regarde ailleurs n’est ce pas ?
les évenements qui ont fait basculer l’histoire faut-il le rappeler, au prealable ,il sera inutile de rappeler les origines, la nature et les objectifs de vos semblables,c’est a dire du mouvement integriste international et l’ampleur des degats qu’il à causés jusqu’içi .
Ce qui montre l’importance et l’urgence de trouver les solutions les plus justes et les plus appropriées à ce genre de probleme en mettant la religion de coté, n’en vous deplaise.

Quant à ma mediocrité intelectuelle cher monsieur,je n’ai que ses quelques mots a vous dire.
L’indifference fait les sages et l’insensibilité les monstres.

Amir El HachemiReply to this comment
juil 10, 2008 18:02

A Ammi Saïd,
Merci pour votre long plaidoyer empreint de sagesse et en faveur d’une action pacifique et intelligente pour venir à bout de cet hydre qui a défiguré notre pays et notre société. Vous avez touché du doigt nos tares qui permettent à ceux qui nous gouvernent de rester au pouvoir. C’est notre faiblesse, comme le disait justement un intervenant, qui fait la puissance de ces voyous érigés en maîtres absolus du pays. Le mal est en nous et la solution est entre nos mains. Evitons de nous entre-déchirer et affrontons ensemble nos problèmes.
Merci pour votre intervention très franche et directe.
Cordialement.

Saïda B.Reply to this comment
juil 11, 2008 15:09

Croyez-vous qu’il existe une véritable élite militaire en Algérie, quand on sait le degré de gangrène et de corruption qui règne dans l’armée? Et comment sont promus nos officiers supérieurs et sur quels critères? Les compétences n’arrivent jamais au grade de général, sauf exceptions. Je reste pessimiste. Et dire que nos voisins mauritaniens ont remis leur pays sur le droit chemin sans effusion de sang et dans une parfaite symbiose avec la société civile. Quelle malédiction est tombée sur notre Algérie?

anouarReply to this comment
août 31, 2008 20:10

SUBLIME ! merci Docteur Salah Eddine Sidhoum.
TOTALEMENT RASSASIE , je voudrais dormir pour ne plus me réveiller !!

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