Revue de presse - Ecrit par admin le Vendredi 20 juin 2008 23:47 - 15 Commentaires

Le général-major Brahim Fodhil Chérif décède

Mort d’un faucon républicain

Par :Mounir Boudjema
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Le général-major à la retraite Brahim Fodhil Chérif est décédé, jeudi, à l’âge 65 ans à l’hôpital militaire de Aïn-Naâdja. Celui qui incarnait “la main de fer” contre le terrorisme était un personnage singulier au sein de l’ANP.

À l’évocation de son nom, le général-major Fodhil Chérif ne laissait jamais indifférent. Soit on l’appréciait, soit on le détestait. Car Fodhil Chérif était l’antithèse de la “grande muette” où l’on apprend à ne pas trop s’exprimer et encore moins à donner son opinion publiquement. Le général-major, aux allures de James Coburn, baladait sa silhouette svelte en treillis, sa chevelure argentée et ses Ray Ban sur les terrains d’opérations militaires de la Mitidja en étant l’incarnation physique de la lutte antiterroriste des années 1990. Ancien chef de la 1re Région militaire sous le commandement du général de corps d’armée Mohamed Lamari, son ami et ancien chef d’état-major, avec lequel il partageait une vision tenace de la lutte antiterroriste, le général-major Fodhil Chérif ne faisait pas dans la dentelle. Devant le cadavre d’Antar Zouabri, le dernier chef du GIA en 1999, il se tenait là, avec un cigare, dans une posture de vainqueur, se laissant allègrement photographier après l’opération qui avait décapité définitivement le GIA à Boufarik. Deux ans auparavant, la presse algérienne avait découvert dans son QG des opérations à Sidi Moussa, lors de l’opération de Ouled Allel, ce personnage atypique, au verbe tranchant et aux idées simples quant à “l’éradication” du terrorisme islamiste. S’il mâchait nerveusement son chewing-gum, il ne mâchait pas ses mots pour autant. L’ANP, en pleine tourmente après les massacres de Bentalha, Raïs et Béni Messous, avait un besoin crucial de communiquer et d’expliquer au monde l’horreur qu’elle affronte sur le terrain face aux tueurs du GIA. C’est à Fodhil Chérif que ce rôle ingrat a été dévolu. C’était comme mettre un éléphant dans un magasin de porcelaine. Lui, le baroudeur, l’armée voulait en faire un communicant. L’idée ne lui plaisait guère, et il le faisait savoir aux journalistes en les rabrouant avec sévérité quand les questions étaient “stupides”. Le paradoxe, c’est que les journalistes ont fini par adopter ce personnage qui incarnait magnifiquement l’idée d’un militaire en action.
Car son franc-parler n’avait pas d’égal. Quand il menait des opérations, comme dans le maquis de Tala Acha, il ne pouvait supporter l’échec et avait acquis la réputation d’un dur. Ratissages de nuit, opérations commandos avec les forces d’élite, traque des “émirs” du GIA dans la Mitidja, il ne faisait pas les choses à moitié. Alors que la réconciliation nationale s’enclenchait en 1999, et que l’on devinait qu’il n’était pas franchement pour, il s’en est tenu à la discipline du corps, ne s’exprimant que rarement en politique. Les choses se normalisant dans la Mitidja, il passa ces dernières années au commandement (2000/2004), à traquer les nouveaux maquis du GSPC en Kabylie. Les journalistes le retrouvent lors des inondations d’Alger en 2001, toujours aussi prompt à réagir et à encourager la presse à “ne pas écrire n’importe quoi”. 1 000 soldats ont été mobilisés dans les secours à Bab El-Oued, et lui-même, avait installé sa tente dans le quartier Triolley et n’oubliait jamais de rappeler la nuisance de l’islamisme comme pour cette tragédie lorsqu’il accusa l’ex-FIS d’avoir fait construire le marché de Triolley à l’aboutissement du lit de l’oued qui a débordé.
À une consœur qui le faisait réagir sur la responsabilité de l’État depuis, il réagira sur le terrain politique : “Nous vivons l’intégrisme depuis 1982. Et quelles sont les causes de l’intégrisme si ce n’est la déliquescence de l’État ? On est passé de laxisme en laxisme…”. 24 heures avant la visite du président Bouteflika sur les lieux, c’en était trop pour le général-major qui ose braver ouvertement les politiques. Lucide, Fodhil Chérif savait ses jours comptés au sein de la hiérarchie militaire. Étiqueté “éradicateur” en pleine réconciliation nationale, certains voyaient en lui une anomalie dans le nouveau paysage militaire qui se dessinait, et c’est logiquement, après la démission du général Lamari, qu’il quitta son poste pour sombrer dans un anonymat indigne de son rang et des services qu’il rendit à la nation.

Mounir B.


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15 Commentaires

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Omar sawarReply to this comment
juin 21, 2008 1:16

Encore un peu et on va se mettre à pleurer un assassin comme les autres.
Demandez leur de l’enterrer dans le carré des martyrs pendant que vous y êtes.

mahfoudReply to this comment
juin 21, 2008 2:34

apres smain lamari voila qu’un autre criminel responsable en grande partie des grand massacres de la mitidja nous quitte pour aller payer a son tour la justice divine n’attend pas khaled el djezzar et lui aussi tres malade la plupart de ces criminels qui n’ont pas peur de dieu ont + de 70 ans

HadjReply to this comment
juin 21, 2008 9:12

Bonjour tout le monde;
C’est important de faire ou de laisser faire le deuil, c’est par respects à la personne et à sa famille et aussi parce que c’est aussi obligatoire en Islam d’ accomplir ses devoirs envers les morts.
En dessus de tout ça, de part la nature humaine, j’ai le coeur en rage de cette représentation théatrale d’un personnage qui a fait des massacres au peuple algérien et le mot est faible.
Il a échappé à la justice des hommes mais pas à la justice de dieu et tout les hommes comme lui à l’image des LAMARI, TOUFIK, NEZZAR, et leurs sbirs et subordonnés vont devoir répondre de tout leurs actes du pourquoi de tout ces morts innocents : hommes, femmes, enfants et viellards. En plus c’est des traitres à la base, des militaires de la 25e heures comme les qualifie benjamin STORA un historien français de renommé internationale et spécialiste de l’Algérie pré et post coloniale.
Des mécréants qui complotent, combinent et s’allient avec n’importe qui pour leurs interets personnels.
Je leur souhaite bon courage et bonne chance en leurs destinées comme on dit chez Nous,
je ne suis pas le bon Dieu c’est vrai mais il n y a pas un seul pouvoir qui a autant méprisé son peuple et fait mourir des centaines de milliers de personnes en l’espace d’une décennie.!!

HADJ

hazemReply to this comment
juin 21, 2008 12:55

rahimahou alah.
j’ai eu la chance et l’honneur de connaitre cette homme.

buddyReply to this comment
juin 21, 2008 16:01

c’etait un vrai homme qui a tout sacrifie pour l’algerie il ne vivait pas dans les palaces comme les barbus il etait proche du peuple dans son village pres de tipaza il etait toujours disponible

MoslimReply to this comment
juin 21, 2008 22:01

Je ne comprends pas comment un journal opposant au régime reprend l’article d’un journaliste agent du DRS. Qu’on ne me dise surtout pas que c’est au nom de la liberté de la presse, parce que Liberté et Mounir Bendjemaa n’ont pas besoin de blog pour s’exprimer; Un agent qui veut nolus faire pleurer la mort d’un lieutenant de la mafia, voilà ce qu’on lit dans le blog d’un journaliste de l’opposition. Ce que je ne comprends pas c’est la disparition des articles écrits sur Ali Belhadj et la publication d’articles pro-régime. Eclairez notre lanterne SVP !

Omar sawarReply to this comment
juin 22, 2008 0:31

toujourd dispo à quoi?à assasiner?
Il est mieux là où il est.

adminReply to this comment
juin 22, 2008 4:49

@Moslim:

Un article aussi outrancier que celui-ci est bien plus significatif que tout ce qu’on peut imaginer comme critique. Lisez bien l’article et vous comprendrez pourquoi je l’ai sélectionné pour les lecteurs de Tahia bladi. Par ailleurs, ce site n’est la tribune de personne, si ce n’est celle de la vérité. Nous ne faisons de propagande pour personne. Tahia bladi a traité du cas de Ali Benhadj au moment où la presse du pays l’a totalement occulté. Parce que nous avons estimé que ce citoyen algérien est persécuté pour ses idées et son engagement.
D.B

mahfoudReply to this comment
juin 22, 2008 10:58

salam alikoum moslim je suis de ceux qui ne lisent pratiquement pas les quotidiens algeriens notament ceux a la solde du drs mais si ce n’etait le site tahia bladi je n’aurais appris la mort de ce criminel de guerre responsable de la region ou il y’a eu pratiquement le plus de massacres de pauvres villageois sans defense que cetains ici semblent apprecier !!! que plusieurs jours plus tard !!

KarimReply to this comment
juin 22, 2008 15:24

Je comprends la douleur de tout le monde mais il n y a aucun héroisme à insulter les morts. La chamata fil islam

mahfoudReply to this comment
juin 22, 2008 18:21

appeler un chat par son nom n’est pas de la chatama ya mr karim je suis musulman croyant en allah et au jugement dernier cet homme etait un criminel point barre renier cela serait comme renier le soleil en plein jour

Coran > Sourate An-Nisâ’> Verset 93
Quiconque tue intentionnellement un croyant, Sa rétribution alors sera l’ Enfer, pour y demeurer éternellement. Allah l’ a frappé de Sa colère, l’ a maudit et lui a préparé un énorme châtiment.

ASReply to this comment
juin 22, 2008 21:43

devant le Createur… COMME TOUT LE MONDE… ALLAH AWJ EST JUSTE EN PUNITION…

elbordjiReply to this comment
juin 23, 2008 10:14

Un de moins et tant mieux pour nous autres algériens qui souhaitons leur départ à tous ! Qu’ils aillent au diable ! Je n’ai aucun regret pour les éradicateurs qui ont fait tant de mal au peuple qui ne les a plus dans son coeur. Tous les tyrans de sa race doivent perdre le sommeil en voyant un des leurs partir les “pieds nus” ! Ils doivent se préparer à suivre le même chemin mais surtout à répondre de leurs crimes devant l’Eternel. Amen !

yazidReply to this comment
juin 23, 2008 11:05

un ….. en moins. sacré lèche botte ce mounir b

MohamedReply to this comment
juin 25, 2008 7:21

Smain Lamari,maintenant ce larbin de l’armee colonial,la fin de la premiere decennie de ce debut de siecle s’annonce bien”l’ahkouba lel bakiene (9+leur larbins).ils ont echappe a la soit disant justice de notre bled,mais ils n’echaperons pas a la justive DIVINE.

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