ZOOM - Ecrit par admin le Samedi 7 juin 2008 16:25 - 45 Commentaires

Tout est bien, dans le meilleur des mondes…

Un monsieur, ou plutôt une brute épaisse, m’a fait parvenir un message, que je ne vous infligerai pas, dans lequel il me traite de tous les petits noms de bas quartier. la_madone_de_bentalha.jpgDepuis le temps que ça dure, Je ne m’en formalise pas vraiment. Je me contente habituellement d’actionner un petit clic et de les envoyer à la corbeille, sans même les lire jusqu’au bout. Je ne suis pas masochiste.
Mais ce message ci m’a paru plus intéressant que les autres, puisqu’en plus de me traiter d’agent à la solde d’Israël, il me défie de dire clairement, et sans « manipulations » dit-il, « ce qui ne va pas en Algérie. J’ai cru un moment que ce monsieur plaisantait, ou qu’il ne vivait pas dans le pays . Et à le relire, j’ai eu, en effet, le sentiment, qu’il devait faire partie de ces privilégiés du système qui sont totalement coupés de la réalité des Algériens d’en bas, comme on dit maintenant. Ce doit être un de ces parvenus qui ont profité sur la bête. Un gros beggar ou un petit galonné.
Aussi vais-je accepter de relever son défi. Juste pour lui faire plaisir. Mais je ne vais pas faire le bilan de tout ce qui ne va pas, parce qu’il faudrait des milliers de pages pour n’en recenser qu’une infime partie. Je vais donc lui livrer un petit pot pourri d’une petite partie de « ce qui ne va pas dans le pays ». « Sans manipulations ».

L’Algérie est un pays potentiellement riche. Surtout de sa jeunesse. S’il était dirigé par des politiciens un tant soit peu compétents, et un tout petit peu intègres, il devrait, en toute logique, être possible pour n’importe lequel de ses habitants de vivre dignement, de manger à sa faim, de disposer d’un logement décent, d’un emploi et de la liberté de choisir ses dirigeants, son projet de société.
Or, à ma connaissance :
Commençons par évoquer la situation des plus faibles :

*Les handicapés de toutes sortes sont livrés à eux-mêmes. Aucune politique de soutien adéquate à ces centaines de milliers de citoyens n’a été mise en œuvre. Nos villes sont pleines d’aliénés mentaux, infestés de vermine, en haillons, qui se nourrissent dans les poubelles, et quelles poubelles, qui dorment dans les rues, et que les municipalités évacuent de nuit dans des camions, pour aller les jeter dans les communes voisines. Ceux qui sont internés, le sont dans des asiles d’un autre âge, soumis à des traitements dégradants, frappés, avilis. Nombreux d’entre eux meurent faute de soins appropriés, à la suite de maladies bénignes, sans que personne ne s’en formalise.
Les handicapés moteurs, les malvoyants, les malentendants, les muets, et autres paralytiques sont totalement marginalisés. Le système ne leur a pas aménagé la moindre disposition. Ni dans les transports publics, ni dans les infrastructures, ni dans les emplois aménagés, ni dans les administrations, et encore moins en matière de prise en charge. Hormis quelques misérables indemnités, ils dépendent totalement de leurs familles pour vivre. Ceux qui n’ont pas cette chance vivent dans des conditions atroces. Et comme pour la plupart d’entre eux sont issus de familles pauvres, autant dire qu’ils sont presque tous livrés à l’indigence, à l’indignité et à la souffrance morale. Dans l’indifférence générale. Dans un pays qui se réclame de valeurs de l’Islam. Où l’on disserte sur la longueur de la barbe et du pantalon. Et où l’islam est la religion de l’Etat. J’invite mon charmant correspondant à aller voir du côté des pays d’en face avec quelle sollicitude est entourée cette catégorie de personnes. Mêmes les handicapés étrangers, dont mon propre enfant, y sont traités comme les vrais êtres humains qu’ils sont. Malheur à la société qui opprime les plus faibles d’entre elle.

*L’Ecole algérienne a été le champ d’expérimentation d’apprentis sorciers qui ont en fait, pour reprendre les termes de spécialistes, une « Ecole sinistrée ». Depuis l’école primaire jusqu’à l’université, la médiocrité et le bricolage ont conduit des générations entières à une impasse. La preuve la plus éclatante que le « système éducatif » du pays a été totalement dévoyé est que les dirigeants du pays envoient leurs enfants des écoles privées, et dans des universités occidentales. Au frais de l’Etat.

*La santé publique est dans un état déplorable. Des gens innombrables meurent des suites d’une mauvaise prise en charge. Même la privatisation de la médecine s’est faite dans un bricolage effarant. Ceux qui ne peuvent pas s’offrir l’accès à des cliniques privées, se retrouvent dans des hôpitaux mouroirs qui manquent cruellement des moindres moyens. Des hôpitaux surpeuplés, dans une promiscuité scandaleuse, où il n’y a pas de draps de lit, de fil chirurgical, d’équipements adéquats, où le personnel est sous qualifié, où les Urgences médicales sont inopérantes, où la gestion est catastrophique. Des milliers d’accidentés de la route meurent chaque année faute d’une prise en charge minimale. Dans les cliniques privées, un nouveau phénomène est apparu : Le profitage sur la détresse des malades. Un seul exemple : depuis quelques années, une proportion anormale d’accouchements se fait par césarienne. Parce que cette formule rapporte plus à la clinique. Et que ça fait gagner du temps. Les barons du régime, leurs familles et leurs clientèles se soignent dans les meilleurs établissements de santé du monde. Comme l’hôpital américain de Neuilly, par exemple. Aux frais de l’Etat.

* Plus de 40% des Algériens sont au chômage. Les femmes au foyer ne sont pas décomptées. Le Chef du gouvernement a déclaré publiquement qu’il a fallu importer des travailleurs chinois, parce que les jeunes algériens ne veulent pas travailler, selon lui, lors de son déplacement récent à Gdyel. De l’aveu même d’organismes étatiques, près de 50% des travailleurs sont employés « au noir ». Le SMIG permet à peine, à une famille algérienne moyenne, à couvrir les dépenses quotidiennes de deux litres de lait, deux kilos de pommes de terre, de l’huile, le gaz, l’électricité et le loyer.

* Plus de la moitié de la population vit dans des logements trop exigus. Plus de cinq millions d’algériens vivent dans des logements insalubres. Plus de quatre cent milles dans des bidonvilles. Le pays souffre d’un déficit de plus de cinq millions de logements. Dans une société où la population se marie habituellement entre 25 et 30 ans, un nombre incalculable de jeunes ne peuvent plus fonder des ménages, faute de logements. Les barons du régime, leurs familles et leurs clientèles logent dans des résidences somptueuses. Ils ont même créé le Club des pins où ils vivent entre eux, et où ils se marient entre eux. Ils sont devenus une famille.Ils ont leurs ports de Yachting, leurs plages, et bientôt leurs parcours de golf.

* La délinquance, l’usage de stupéfiants, d’alcool et de stupéfiants font des ravages au sein de la jeunesse. La prostitution, qui a toujours été marginale dans nos sociétés, s’est propagée à des niveaux effarants. C’est une prostitution de la faim. Les enlèvements en échange de rançon, ont fait leur apparition depuis quelques années et se multiplient dans tout le pays.

*Presque toute la jeunesse du pays n’a plus qu’un seul objectif : Quitter le pays. Le phénomène des harragas se multiplie, et c’est par milliers qu’ils tentent de traverser la méditerranée à bord de petits esquifs. Des centaines d’entre eux se sont noyés. Des milliers d’autres se trouvent dans des centres de rétention en Europe.

*La corruption s’est généralisée à tous les niveaux de la société. Les corrompus ne craignent plus d’afficher le fruit de leur forfaiture en se construisant des résidences somptueuses. Ils ne sont jamais inquiétés. aux niveaux supérieurs de l’Etat, la corruption et le pillage des richesses nationales a atteint un niveau effarant. Dans une impunité totale. Le Secrétaire général de l’UGTA qui a profité de son statut de Président du conseil d’administration de la Sécurité sociale pour verser plus de 1 milliard et demi de dollars dans la Banque Khalifa n’a pas été inquiété par la justice malgré les preuves formelles qui existent contre lui. Un liquidateur désigné par le régime pour l’affaire Khalifa a détruit les preuves qui existent contre des proches du Chef de l’Etat, contre des généraux et d’autres barons du régime. Les magistrats, y compris les juges d’instruction, obéissent à des injonctions et profitent, au passage, pour s’adonner impunément à une corruption flagrante et débridée.

*Le processus électoral qui a donné la victoire aux islamistes a été interrompu et les islamistes ont été délibérément poussés à la violence. Parce qu’ils menaçaient de poursuivre les barons du régime qui avaient pillé le pays. La violence terroriste a été créée par la junte. Des populations ont été froidement assassinées sur ordre des généraux janvièristes. La torture a été instituée en règle systématique d’interrogatoire et de terreur. Les enlèvements de civils et les exécutions sommaires par des forces de sécurité et des milices crées par les généraux se comptent par milliers. Une loi scélérate a été arrachée au peuple algérien, pour absoudre les généraux et leurs agents islamistes.

*Les élections législatives de mai 1997, ont été largement boycottées par le peuple algérien. L’abstention a été de 70%. Malgré cela le parlement, le moins représentatif du monde, a été investi.

*Un vaste plan d’accaparement des richesses du pays a été mis en branle pour permettre aux barons de l’oligarchie de faire main basse sur les ressources naturelles du pays, sur les services et sur tous les secteurs rentables du pays.

. Un clan du régime, allié aux américains, tente de réactiver la violence islamiste, après avoir fait du GSPC, Al Qaida du Maghreb islamique, pour permettre à l’Africom de s’implanter sur le Sahel, en prévision d’une nouvelle stratégie américaine. Une base américaine a commencé à être installée dans le sud algérien, à l’insu du peuple algérien, pendant les années de sang. Au moment où les Algériens tombaient par dizaines de milliers, la BRC, un joint venture entre une société de Dick Cheney et la Sonatrach, introduite en Algérie par le Ministre américain de notre énergie, a détourné des sommes colossales. Le Chef de l’Etat a dissous cette société pour que le scandale ne remonte pas aux vrais bénéficiaires de cette immense forfaiture, parce ses proches y sont impliqués.

* Une politique d’évangélisation forcenée, et usant de moyens faramineux, a été assistée par des milieux du DRS, pour couper la Kabylie du reste du pays, et répondre aux sollicitations de leurs alliés sionistes chrétiens, néocons et israéliens. Pendant des années, les missionnaires évangéliques, qui prônaient d’extirper l’islam de nos contrées, ont agi sous la direction d’un service de l’ambassade américaine, avec la coopération zélée du DRS. Au moment où les prêtres catholiques étaient décapités.

*Le Chef de l’Etat a décidé d’ériger la plus grande mosquée du monde après celle de la Mecque, au moment où des familles algériennes souffrent de malnutrition. Une politique touristique est à l’étude, pour le lancement de projets touristiques pharaonniques, destinés à une clientèle du Golfe, avec parcours de golfe, marinas, et tours d’affaires. Alger sera encerclée à son sud par d’immenses terrains destinés à une richissime clientèle et la baie d’Alger sera défigurée par des gratte-ciel d’affaires. Les Algériens serviront de boys et les petites algériennes de chair fraîche. Les autres, ceux qui n’ont pas les moyens d’aller en Tunisie, iront dans les plages où se déversent les égouts.

A part ça, tout va très bien madame la marquise. N’importe quel algérien pourrait continuer à énumérer sans discontinuer tout ce « qui ne va pas bien » dans notre pays. Pour ma part, c’est assez pour aujourd’hui. Que nos amis qui fréquentent ce site me pardonnent cette manière décousue de dire les choses. Je les ai livrées comme ça, sans y réfléchir et sans y mettre la forme. Mais rien que de les dire, j’ai des envies de meurtre. Que n’ont-ils fait à ce malheureux pays. J’ai envie de pleurer.
DB


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floukaReply to this comment
juin 7, 2008 17:48

Tebki m’houm ou ma tebkiche oumna !

omar sawarReply to this comment
juin 7, 2008 17:59

Et la drogue vendue à chaque coin de rue et même dans les écoles,et la prostitution qui n’a jamais été aussi florissante,et la délinquence.Quant à la corruption,élevée au rang de sport national,cela n’étonne plus personne.
Oui mais c’est la faute à qui tout ça?Peut-être que nous sommes tous responsables de cette déliquescence?Oui à une enquête internationale pour la vérité sur cette dérive,au moins pour demander réparation aux victimes de cette guerre civile et demander que l’argent volé,déposé dans des paradis fiscaux,soit restitué aux ayants droits c’est à dire aux algériens.
Omar

Es-salamReply to this comment
juin 7, 2008 19:04

@DJ
Vôtre cri du coeur, vôtre ” coup de gueule ” a certainement boulversé plus d’un ! Vous avez brillament exprimé ce que, effectivement, des millions d’Algériens savent et subissent , sidérés ! L’ on a peine à s’en remettre de votre intervention !!! Aux larmes ou aux armes citoyens ?!
Ainsi que bien de mes compatriotes, j’ai voulu comprendre, mais sans succès, cette descente aux enfers, cette capacité de nuisance inoui de certains (?) ( excusez-moi donc de ne savoir définir le terme approprié pour qualifier les responsables de nos malheurs ). C’est au-dessus des compétences des gens simplement humains et cela relèverait plutôt de la psychiaterie ou de la zoologie.
Des observateurs lucides de la politique internationale donne, eux, une explication que je livre à votre réflexion. La voici :

“Chaos constructeur:” qu’est-ce que c’est ?.

Ce dont il s’agit, c’est de la mise en pratique de la théorie longuement murie du « chaos constructeur ». Selon les adeptes du philosophe Leo Strauss, dont la branche médiatique est connue sous la dénomination de « néo-conservateurs », le vrai pouvoir ne s’exerce pas dans l’immobilisme, mais au contraire par la destruction de toute forme de résistance. C’est en plongeant les masses dans le chaos que les élites peuvent aspirer à la stabilité de leur position”. ( Thierry MEYSSAN ).

” Ce que nous voyons ici, d’une certaine manière, c’est le commencement, les contractions de la naissance d’un nouveau Moyen-Orient et quoique nous fassions, nous devons être certains que nous poussons vers le nouveau Moyen-Orient et que nous ne retournons pas à l’ancien » ( dixit Condi.).

Vaste programme ! Pauvre de nous ! Nous voilà donc les cobayes de cinglés fous furieux , de sorcières de Salem , de sortes de Dr Jekylle and Mister Hyde, de Dr Folamour, de mutants etc…

Allo? Allo? Ghosts busters?

l.leilaReply to this comment
juin 7, 2008 19:33

Ce que vous écrivez là, très cher frère, Patriote, nous le ressentons comme vous. J’ai une boule à la gorge. Vous ne pouvez pas imaginer la haine que j’éprouve pour ces wampirs qui ont assassiné le peuple, et continuent à nous tuer à petit feu, en suçant notre sang. Car nous sommes frères et soeurs dans ce qui nous arrive. Le fleuve des eaux usées 62, risquerait d’emporter toutes les bonnes consiences si celles-ci continuaient à se taire. Très bon courage pour ce grand combat et sachez mettre des “lentilles parasites” qui vous permettraient de ne pas déchiffrer leurs vulgarités. Cela a toujours été leur politique d’intimidation. ce n’est pas nouveau pour nous!

mahfoudReply to this comment
juin 7, 2008 21:45

avec votre permission je m’adresse a ce beggar qui vit a des annees lumieres de l’amere realite algerienne ce khobziste qui je parie ne sait meme pas ecrire son nom puisque le systeme a priviligié le regne de la mediocrité en ecartant et marginalisant la competence toi qui accuse mr benchenouf d’etre a la solde d’israel va prendre un verre de whisky avec khalida toumi elle te parlera de son amie sioniste elisabeth schemla normalement depuis le temps que rak tabrossi atawlak chalet fi club des chiens !!! sans parler des autres agents a la solde d’israel que tout le monde connait espece de minable d’arriviste qui feint ignogrer la souffrance du peuple algerien tant qu’il se remplit la pense et jouit des privileges des khobzistes ces nouveaux harkis c’est pas avec des lettres de menaces et d’insultes que tu arriveras a tes fins espece de bete immonde un jour et ce jour arrivera le peuple se revoltera car ni tewfik ni aucun chikour marahou dayam ce jour le je ne voudrais pas etre a ta place ne pleurez pas mr benchenouf ce n’est pas un minable de la sorte qui risque de ruiner votre reputation encore moins votre abnegation de combattre ce systeme d’el hogra leurs jours sont comptés vous pouvez me croire

elhouryaReply to this comment
juin 7, 2008 22:15

Non à une enquête internationale monsieur omar sawar ! Vs ne savez pas ce que cela veut dire !
Une ingerence pour ajouter de “l’huile sur le feu” c’est trop grave. Jamais l’etranger ne soignera les plaies de l(algerie ! REgardez ce qu’ils ont fait en irak !
Par contre agissons pour une revendication nationale generalisée contre la corruption du pouvoir algerien. Il faut que le monde entier sache que rien ne va plus ,en sortant crier dans les rues ,par periodes .le monde entier doit voir et savoir mais sans aucune intervention ou enquete internationale ,car c’est une grosse betise qu’on paiera chere .Ne comptons que sur nos revoltes et nos actes responsables.
Jamais la solution d’un pays quel qu’il soit vient de l’etranger ,jamais !

zinebReply to this comment
juin 7, 2008 22:51

Nous avons tous des envies de meurtre, nous qui sommes humiliés en permanence, meurtris dans chaires, nos cœurs et nos consciences (ou ce qu’il en reste), dépouillés du droit à l’expression, nous avons très vite appris à survivre en nous passant de tous les mininas, nous n’éprouvons même plus le besoin de réfléchir !
Comment ne pas avoir des envies de meurtre, lorsque on est, en plus, obligés de subir des larves involutives qui se demandent ce qui ne va pas dans ce merveilleux pays qu’est l’Algérie, un pays tenu par les généraux-vassaux de Bush et Holmert, les tortionnaires, les voyous, les corrompus, les trabendistes, les dealers et vendeurs d’organes; un pays où personne n’oppose plus la moindre résistance, un havre où s’entassent un quorum d’inoffensifs et d’impuissants.
Merci monsieur Benchenouf de nous avoir rappelé ces sombres trivialités sur notre banal pays.
Cordialement,
zineb.

ouahidReply to this comment
juin 8, 2008 1:24

Paix à mes frères et soeurs.
Le peu que j’ai compris de ce texte, simple en apparence, me suffit pour dire que ce texte est sorti de ton coeur cher djameleddine, mais j’ai l’impression que c’est moi qui l’ai écrit…. Je crois que tous les lecteurs ont peut-être cette impression. Le début concernant les malades mentaux… que dire… Celui qui ne pleure pas, cette fois-ci, n’est plus un homme. Je ne dis pas “n’est pas un homme”, mais “n’est plus un homme” car, l’on dit que les hommes ne pleurent jamais, mais cette réalité et cette prise de conscience par la manifestation de l’impuissance et le désarroi même ne peut que se manifester par cela. Au-delà, oui, ce sont les bêtes qui ne le montrent pas, pourtant celles-ci sont bien plus solidaires que les êtres humains. La personne qui t’insulte ne t’insulte pas, toi, qui stigmatise les incohérences et non-sens d’un peuple profondément croyant et qui espère dans l’au-delà. Mais, cette personne insulte ce peuple même qui est nié jusque dans son propre malheur. La raison voulait peut-être que l’ignorance soit la réponse à offrir devant tant de négation. Mais, non ! Dans le sens de la pédagogie de notre culture confessionnelle si tant est que l’on puisse parler de confession sinon de religion, tu as ainsi relevé le défi de répondre par l’argumentation et l’exposition des exemples choisis au hasard des lectures des différents quotidiens nationaux. Cela n’est pas rien, mais cela peut-il servir en dehors du fait que “tu ne fais pas croire en la vérité les gens ou ceux que tu aimes, mais seuls les doués d’intelligence, dont la caractéristique principale est l’humilité et la reconnaissance avant le rejet et l’insulte dont se distinguent la plupart des négateurs”. Oui, il faut dire ces vérités. Non ! Il faut crier ces vérités…. Cela passe par la justice avant tout. Mais il y a une chose que je ne comprends pas mon cher djamaleddine, ce site pourrais être plus que ce qu’il est. Je m’explique. La plupart des lecteurs font des critiques de tes textes, souvent positives d’ailleurs, ce qui démontre le savoir et le talent qui t’habitent. N’y aurais-t-il pas une autre façon plus concrète d’aborder le changement ? Il est vrai que parler soulage, mais oeuvrer fortifie. Nous pouvons faire plus, nous devons faire plus. Pour terminer, au sujet de tes trois dernières phrases. Ne dis plus cela, mon frère, car ainsi, tu montres tes limites. Je n’ai pas de leçons à te donner, mais ne mets pas tes limites à la même hauteur que ces diables que nous stigmatisons tous. Tu es bien plus que ce que sont ces gens. Ne pleure pas aussi, car si les larmes sont le reflet de la sincérité de ton âme, il ne faut jamais oublier que toute chose à une fin, et l’avidité quand bien même dans le sens du vrai et du bien est chose sur laquelle nous ne devons jamais nous reposer. Tel est à mon sens, la voie du destin, afin que les gens soient tentés et que les meilleurs l’emportent dans l’ici-bas et dans l’au-delà. Je sais que tu as déjà gagné, non ? Dans le sens de la religion, oui ! Celui qui reconnaît et stigmatise l’injustice, et dit la vérité devant la face du despote…. Tu connaît tout cela, je te demanderais à l’instar des autres lecteurs de continuer, la répétition anéantit l’envie, mais le succès est à ce prix.
De tout mon coeur. Bon courage !

DJReply to this comment
juin 8, 2008 9:25

Nous sommes là à tes cotés, hommes et femmes, nous existons et nous partageons tes pensées et tes souffrances,Que Dieu nous viens en aide, et nous donne la force et le courage de vivre dans de telles situations.
Fdéllement DJ

skalfoudjiReply to this comment
juin 8, 2008 11:56

Désolé, pas d’accord avec vous ! vous faites l’impasse sur :
- la paresse congénitale des algériens
- l’absentéisme structurel des “masses populaires”
- l’égoisme, le laisser-aller, le j’menfoutisme des algériens dans leur immense majorité
- l’inculture, l’incurie, l’incompétence de la population dite active
- la démission des parents
- le dénigrement systématique pathologique des institutions par le “peuple”
- la duplicité des gens, le profitage, la bouffe à tout moment
-l’hypocrisie de la société, le complexe vis-à-vis de l’étranger
- le khéchinisime en toutes circonstances …
Non, messieurs, mesdames, le peuple seul est reponsable de ce qu’il vit !!!
Skalfoudji

crocorhinoReply to this comment
juin 8, 2008 12:38

L`appendicite tue en Algerie!!!El-batata se fait draguer dans nos souks.elle n`est plus dans nos assiettes, elle est plutot dans nos reves……

boumbinouReply to this comment
juin 8, 2008 13:43

le pouvoir est a bout de souffle, ses jours son vraiment comptes

belaidReply to this comment
juin 8, 2008 18:55

J’ai comparé Tahia Bladi à Libre Algerie ( journal crée par notre feu ami Ali Mecili ) .
J’ai bien dit dans un de mes commentaires que le DRS est partout et n’arrêtera pas d’intimider et d ‘harceler toute personne qui les dérange et notre site ‘Tahia Bladi ” leur donne des insomnies .
Nous sommes avec toi mon cher Djamal et je me permet de te tutoyer pour montrer à ces bougres d’assassins , d’ignorants , de sans scrupule , de violeurs de femmes et d’enfant que le peuple algérien est uni et que leur méthode sont révolues .
Tu as oublié de dire qu’en Algerie un jeune homme s’est mutilé en se coupant son S…
Cela ne s’est jamais produit dans aucun pays du monde .Dites à cet énergumène qui roule ou qui travaille pour le DRS de voir le rang dans le monde de l’Algérie dans tous les domaines , elle est classée malheureusement derrière l’Ethiopie et la Somalie .
Plus de 200000 morts , des milliers de disparus .

mahfoudReply to this comment
juin 8, 2008 20:31

mr skalfoudji vos propos montrent a quel point le travail accompli par un service tres actif du drs qui je crois depend du general attafi a reussi !!! la manipulation dont vous etes victime ce travail de sape accompli depuis des annees pour culpabiliser l’algerien et le rendre responsable de tout ce qui arrive et faire de lui un citoyen de seconde zone desapointé et sans reperes ayant comme seul ennemi mr tout le monde et non pas les vrais responsables du pourissement de la societé algerienne sur ce chapitre la oui ils ont reussi ils ont instauré la haine le doute la mefiance et la suspiscion entre nous essayez d’etre au dessus de tout cela svp avez vous des preuves scientifiques en parlant de paresse congenitale ??qui a construit la transsaharienne les chinois peut etre ?? je vais vous donner un exemple concret un algerien touchant 12 000 da quand il voit son directeur pointer a 10 h30 du matin et recevoir une prime annuelle de 800 000 da non remboursable!!ce travailleur peut t’il donner le meilleur de lui meme? non mr skalfoudji bien sur que non quand un hittiste diplomé qui a frappé a toutes les portes pour trouver un boulot stable voit un enfant du systeme passer devant lui au volant d’une voiture d’un milliard [ argent volé au peuple ] que va t’il penser de son pays ??? je vous laisse repondre a ma place …. depuis des annees on nous parle de la fuite des cerveaux alors que ce regime a tout fait pour ne pas les retenir pour ne pas dire chasser ces gens la pour instaurer le regne de la mediocrité pour qu’un ancien dealer et truand puisse devenir president de l’apn !!! et un senateur chef supreme des trabendistes de l’est du pays !!! et j’ai la aussi un exemple concret mon oncle a fait toutes ses etudes au etas unis pour se retrouver chomeur par la suite !!! avant d’apporter des faits il faut d’abord chercher les causes aucune etude sosciologique n’a eté faite pour expliquer la regression et le marasme de la societe algerienne pour la simple et bonne raison que les coupables ceux qui travaillent dans l’ombre seraient vite demasqués detrompez vous l’algerie regorge de competence et ne tombez surtout pas dans le piege de l’amalgame en traitant tous les algeriens de ces maux l’algerien a atteint un tel degré de desespoir a cause de ces traitres et harkas qui nous gouvernent qu’il serait malsain de l’accabler encore plus ne dit on pas que la pauvreté et l’oisivete sont mere de tous les vices… alors que le petrole est a 135 dollar le baril !!l l’algerie du petrole et des boat people!!! bled el hogra el carta wal kabouss! chwakar et des passe droits et de l’injustice explorer ces pistes et vous trouverez peut etre des reponses et les causes qui ont rendu l’un des plus grand potentiel d’afrique l’algerie qui pouvait avoir le niveau de vie de l’espagne relegué a une grosse ecurie ou seuls les beggaras et les haggaras ont le droit de vivre ………..

GHIR HAKReply to this comment
juin 8, 2008 22:30

Tout est bien dans le meilleur des mondes…. Les pédophiles ont encore frappés a Batna ils ont violés un enfant agé de 5 ans, double attentat a béni-amrane 11 morts dont un ingénieur français, la FAF récompense les relegués, Bouteflika pose un lapin aux participants de la foire en annulant tout simplement son inauguration pour peut-être demain, tout ça ils y’a des S………… Qui nous disent tout va bien madame la marquise, rouhi ya bladi rouhi.

adminReply to this comment
juin 9, 2008 1:18

A Skalfoudji
J’ai un peu hésité avant de vous répondre. Parce qu’il est préférable de laisser libre cours aux interventions de nos amis sur cet espace tant que qu’elles restent dans les limites du tolérable, même si elles ne sont pas conformes à notre propre vision de la situation.
Mais réflexion faite, il m’a semblé opportun de vous dire mon avis.
Vous aviez déjà annoncé la couleur, celle de votre posture mentale, en nous jetant à la figure ce mot, chargé de mépris, d’engeance, dans un post précédent.
En vous campant d’emblée dans l’attitude, peu avenante, de ceux qui jugent, qui jaugent et qui soupèsent. De ceux, et j’en connais, qui, remplis, j’allais dire infatués, de leurs propres et sommaires conclusions, ont cru avoir trouvé l’explication de l’atroce situation que nous vivons tous. Les barons du régime tiennent exactement votre discours.
Ainsi donc, selon vous, si les algériens se trouvent plongés aujourd’hui dans une telle déchéance, c’est parce qu’ils sont foncièrement mauvais, qu’ils ne récoltent que ce qu’ils ont semé et qu’ils n’ont plus qu’à se prévaloir de leurs propres turpitudes ! Ils n’ont que ce qu’ils méritent, semblez vous suggérer
Quel raccourci !
Pourtant, ne vous en déplaise, cher monsieur, les Algériens n’ont pas toujours été comme vous les décrivez. Si tant est qu’ils le sont un tant soit peu. Je ne vous connais pas, et je ne sais pas votre âge, mais moi qui ai entamé depuis longtemps le cinquantenaire, j’ai la mémoire encore vivace d’un peuple fraternel, sobre, qui manquait de tout mais qui résistait sans se corrompre des affres d’un quotidien autrement plus difficile qu’aujourd’hui. Sur le plan matériel, j’entends.
Notre peuple manquait de tout mais ne geignait pas. L’immense majorité des algériens ne mangeait pas à sa faim, mais restait debout face à une terrible adversité. Nous étions construits sur un socle de granit. Je me rappelle que dans mon enfance, il était rare de rencontrer une personne qui ne fut pas décharnée, sèche, les joues hâves, pauvrement vêtue. Mais les yeux des gens brillaient tous d’un feu intérieur. Nous avions nos travers, nos faiblesses, nos lâchetés. Mais nous étions un peuple. Contrairement à ce qualificatif de khéchinisme que vous nous attribuez, les Algériens de mon enfance étaient des gens subtils, agréables, modestes, presque évanescents. Ils étaient humbles et bons, fiers et modestes.
A la différence de la foule, qui n’est guère habitée que d’instincts grégaires, un peu comme des poules qui se serrent les unes contre les autres, dès qu’elles sentent une menace, chacune d’elle cherchant à se se faufiler au milieu de ses congénères pour se prémunir du danger, nous étions comme une famille où chacun d’entre nous mettait les siens derrière lui, leur faisant rempart de son propre corps, et s’exposant en premier, pour protéger les siens. C’est toute la différence. Je vous concède que nous ne sommes plus comme cela, et que nous nous comportons en foule, plus qu’en nation.
Mais nous ne sommes pas ce que vous dites.
Vous connaissez, j’espère, l’histoire de nos révolutionnaires qui ont donné leur vie pour leur peuple.
Mostefa Benboulaid, entre de nombreux autres, était un richissime transporteur. Il était plus riche que la plupart des colons de Batna. Mais il a tout abandonné, laissant sa propre famille dans l’indigence, pour aller combattre ceux qui opprimaient son peuple. Il avait une jeune femme et de petits enfants. Je les connaissais, puisqu’ils étaient avec moi à l’école. Il a donné sa vie, sans chercher à faire des calculs, ni même à penser à sa propre famille, et encore moins à ses biens. Ils étaient très nombreux, comme lui, qui pensaient que leur devoir était de protéger leur peuple.
Ces vilains travers que vous nous prêtez si généreusement, ne sont pas innés en nous. N’importe quel peuple au monde, fut-il le plus brillant, le plus moral et le plus formé, aurait dégénéré, autant sinon plus que nous s’il avait subi ce que nous subissons.
Nous avons le mérite d’avoir résisté à la fermentation odieuse dans laquelle nous avons été plongés, de ne pas être retournés à des âges primitifs.
Il y a encore en nous l’étincelle qui allumera un jour le foyer de lumière qui éclairera notre route. Nous renouerons les liens rompus. Nous restons une famille et une nation. Parce que nous ne sommes ni pires ni meilleurs que les autres. Mais nous avons la chance que le long processus qui a formé notre être collectif a été forgé par des actions éclatantes de notre peuple. Nous en gardons la mémoire.
Ce que nous traversons aujourd’hui n’est qu’un épisode tragique, parce que notre destin a été pris en main par des individus ignobles, les plus vils d’entre nous. Mais le fleuve détourné retrouvera son cours.
Cordialement
D.B

floukaReply to this comment
juin 9, 2008 3:20

@Skalfoudji,
Tu n’en peux plus de ce peuple qui t’empoisonne la vie ? Comme il est impossible de débarraser «TON» pays de tout son peuple, il ne te reste alors que la…. Harrga ! Je pourrai te communiquer des numéros à contacter, mais je sais que tu as les moyens de t’organiser une Harrga par mois en classe affaire sur Air France.
Deberli El-Visa et je serai prêt à défendre tes «idées» et de dire ce que tu voudra sur ce site !

SkalfoudjiReply to this comment
juin 9, 2008 11:53

Bonjour,
Tout d’abord, merci de m’avoir lu.
Je suis heureux de constater que ce site n’est pas le refuge de la pensée unique, celle qui consiste à se complaire dans la critique systématique du régime en place et, plus globalement, de la classe politique algérienne.
J’aimerais, si vous le voulez bien, préciser mon point de vue.
Je suis pour l’ijtihad, le mea culpa, l’autocritique, la sincérité, bref pour toutes les valeurs qui incitent l’individu à l’effort (effort sur soi s’entend); je place ces valeurs au dessus de tout.
Je connais assez bien les déficiences de la gouvernance algérienne, mais je n’accepte de les stigmatise qu’après avoir tenté de déterminer ma part de responsabilité dans le chaos qui frappe notre société, en réalité depuis 1962.
La responsabilité a t-elle un sens citoyen, pragmatique pour l’algérien ?
La praxis signifie t-elle quelque chose dans le champ social, je veux dire a t-on la capacité de traduire dans les faits des idées citoyennes, au jour le jour ?
L’état des lieux catastrophique en matière environnementale incombe t-il aux seuls pouvoirs publics ?
L’éternelle descente aux enfers du secteur public, en dépit des 50 milliards de dollars de soutiens et autres subventions dont il a bénéficié, sur 30 ans est elle dûe à la seule incompétence des managers ?
Qui achète les 250 000 véhicules importés annuellement par l’Algérie et payés cash sur nos réserves de change (l’argent du pétrole) ?
Qui fait partie des 60% de sureffectifs payés à ne rien faire dans le secteur public administratif et économique ?
Qui peut avancer des solutions crédibles pour assainir Etusa, SNVI, Air Algérie…autrement que par des rémèdes à caractère social ?
Avons nous l’honnêteté de reconnaître que des millions d’algériens ont vécu et vivent grâce précisément au traitement social de l’économie en vigueur depuis 1962 ?
Je ne suis pas un défenseur du régime, mais je ne crois pas que l’on fera avancer le débat en se défaussant continuellement sur le système, et donc en occultant la responsabilité de l’individu.
Quand j’évoque cette notion de responsabilité, je pense d’abord à sa dimension morale et philosophique.
Je crois que le vrai challenge consiste à décortiquer ce concept et à le confronter à la réalité pour voir dans quelle mesure nous pourrions séparer le bon grain de l’ivraie.
Salutations.
Skalfoudji

Le libreReply to this comment
juin 9, 2008 15:27

Mr,Djamelddine,ce n’est pas parceque ces betes ne voient pas la réalité qu’ils sont aveugles,mais leurs coeurs ne voient rien-manque de bassira-,et ceux qui perdent la bassira,peuvent voler,corrompre voire même tuer les 2/3 de la population pour un poste de responsabilté ou de l’argent.Pour ce qui est du niveau d’instruction de nos décideurs,le chef du gouvernement est un ex-instructeur même pas un instituteur et que possède notre président comme bagage?
Pour mon cas,j’ai été chassé de mon travail,pour un article critiquant la politique précaire du pouvoir en matière de promotion de l’emploi et la régulation du marché du travail.Mon fils a eu son sixième et j’arrive même pas à lui offrir la moindre chose parceque je suis actuellement chomeur ,partout ou je m’adresse je suis le fameux à la bouche déchirée. Je peux faire un papier sur la trés bonne politique de l’emploi et croyez moi,demain je serai un responsable mais je préfère être libre. Le libre

zodiaqueReply to this comment
juin 9, 2008 16:11

@flouka:
Awah ! Ce monsieur skalfoudji veut faire de la falsafa seulement. Il faut le laisser tranquille. Chacun et son truc. Nous on veut juste vivre notre vie.

ouahidReply to this comment
juin 9, 2008 16:42

Je cite

“Qui fait partie des 60% de sureffectifs payés à ne rien faire dans le secteur public administratif et économique ?”

“Avons nous l’honnêteté de reconnaître que des millions d’algériens ont vécu et vivent grâce précisément au traitement social de l’économie en vigueur depuis 1962 ?”

Votre réponse est peut-être dans la suggestion. Donc, quoi faire ? Jeter tout le monde à la mer ?!? Mais c’est précisément ce que nous vivons depuis au moins 20 ans ! Monsieur, ce type de réponse n’est pas un amalgame, mais un mélange de tout et n’importe quoi. Sauf le respect pour les gens de droit chemin, quel rapport avec la nature de ce peuple ? Les Européens ont aussi leur système social, les américains, les russes etc… Vous parlez de “praxis”, je pense qu’il faut peut-être parler avec des mots simples. Quel est le rapport entre l’obsolescence d’un système de gestion économique et politique et la fainéantise d’un peuple entier ? Aussi, je me demande quel est ce fameux traitement social qui fait vivre ces millions d’algériens depuis 1962 ? J’ai le souvenir comme beaucoup, de pénuries, de difficultés, de problèmes de logements. Je pense que vous ne vivez peut-être la même réalité que l’immense majorité des Algériens.

Vous dites

L’éternelle descente aux enfers du secteur public, en dépit des 50 milliards de dollars de soutiens et autres subventions dont il a bénéficié, sur 30 ans est elle dûe à la seule incompétence des managers ?” .
Je crois rêver… En quoi le peuple est responsable dans un pays comme le notre où la domination se pratique par la terreur, le crime et le pillage au vu et au su de tous. Qui donc bénéficie des subventions et par conséquent qui donc octroie les subventions. Quels sont les mécanismes de contrôles passés, présents et futurs ? Vous faites comme l’autruche.

En fait, vous dites “Je suis pour l’ijtihad, le mea culpa, l’autocritique, la sincérité, bref pour toutes les valeurs qui incitent l’individu à l’effort (effort sur soi s’entend); je place ces valeurs au dessus de tout.”

En lisant vos réponse, je suis au regret de vous dire, peut-être ne l’avez-vous pas remarqué, que vous ne faites aucun effort d’ijtihad car ce mot est bien plus dense que l’usage que vous en faites. Faites l’effort d’analyser plus en profondeur avec l’aide de spécialistes de l’Algérie, tels Messieurs LAHOUARI ADDI ou Djilali Hadjadj, ALI YAHIA ABDENNOUR, ces hommes sont autant d’exemples, qu’ils ont le mérite d’avoir été droits et constants malgré le temps et l’âge.

Les propos que vous tenez tels que :” la duplicité des gens, le profitage, la bouffe à tout moment
-l’hypocrisie de la société, le complexe vis-à-vis de l’étranger”
Je crois que vous éprouvez tel un tortionnaire un malin plaisir à faire payer ce qu’ils subissent, il ne manque que les coups de fouet entre chaque virgule. Faites attention aux mots car l’anonymat n’autorise pas tout, Monsieur. Je concède cependant, que beaucoup de gens, malheureusement, parlent comme vous.

Paix à vous tout de même

mahmoudReply to this comment
juin 10, 2008 7:09

@Skalfoudji:

c’est bien de vouloir dire autre chose que la majorite des internautes, pour animer le debat, mais cela ne vous autorise pas a dire n’inporte quoi!
les Algeriens ne sont ni meilleurs ni pire que les autres peuples. ils sont seulement le reflet de ce que le regime en place depuis 1962 a bien voulu en faire. mais malgre cela ce meme regime n’a pas reussi a tuer en nous notre amour pour cette mere patrie qu’est l’Algerie. la preuve se sont ces commentaires d’Algeriens et d’Algeriennes sur ce blog et bien d’autres.
sous d’autres cieux, ces meme Algreiens deviennent des gens “normaux” qui vont a temps au boulot, travaillent 10 heures par jours et paient leurs impots au dernier centime.

SkalfoudjiReply to this comment
juin 10, 2008 11:32

Bonjour à vous tous !
Sur Addi Lahouari cité par un intervenant, je dis que, fort heureusement, nous avons été préservés de sa ” régression féconde”, grâce à Dieu.
Au surplus, je me permets de préciser que le concept de régression féconde n’est pas de Addi lequel s’était bien gardé, au lendemain de l’arrêt du processus éléctoral de janvier 1992, de dire qu’il l’a emprunté à un philosophe français. Par conséquent, en matière d’honnêteté intellectuelle, le minimum est de citer ses sources et de redonner à César ce qui lui appartient.

Sur le reste, je relève que l’on ne veut pas, en Algérie, dissocier la responsabilité individuelle du système social. C’est d’ailleurs encore la prédominance des traits saillants d’une approhe sociologique obsolète qui déresponsabilise l’individu dans pratiquement tout ce qui est censé devoir l’impliquer d’une manière ou d’une autre.

Je vis en Algérie, dans un quartier populaire et j’y suis à 100%; mais je ne veux pas personnaliser le propos car ce serait mal compris; peut-être même ne croirait-on pas mes dires. On me prendrait, comme l’a déjà dit un intervenant, pour un “philosophe”.Les guillemets ont un sens, comme chacun sait.

On peut évidemment maintenir l’échange dans la convergence: celle qui veut qu’on soit d’accord sur tout et d’abord pour fustiger le régime sans vraiment définir ce que c’est au juste.

On peut aussi vouloir tout expliquer par le politique tel qu’il se pratique en Algérie : un intervenant disait récemment son souhait de voir le régime déguerpir ou de laisser s’exprimer le jeu démocratique: moi je veux bien abonder dans ce sens, tout en sachant d’avance que le courant islamiste l’emporterait haut la main. Si, sur ce dernier point, on engage la réflexion, il faudra aller au bout de ce sur quoi elle prend appui, à savoir une société en cours d’islamisation totale, culturelle, vestimentaire, économique et psychosociale.

C’est cela la réalité, et il ne sert à rien de lui tourner le dos.

Je me demande, sur un plan global, s’il n’existe pas, en fait, une espèce d’accord tacite entre le peuple et le régime: les clintèles du système sont stratifiées et se recrutent un peu partout.
Alors, chacun essaie de tirer son épingle du jeu, qui en faisant dans les arrêts maladie de complaisance, qui en fabriquant des missions à l’étranger jamais évaluées, qui en adhérant dans un syndicat d’entreprise pour se la couler douce, qui en faisant recruter toute sa progéniture ici et là… qui en usant de toutes sortes d’astuces, de passe droits pour tout et n’importe quoi…

C’est pourquoi, tout ce que je vois, au quotidien, me renvoie à l’individu ce ” misérable tas de secrets ”
( André Malraux)

Skalfoudji

RezkiReply to this comment
juin 10, 2008 13:25

@Skalfoudji:
Ne serais-tu pas, toi aussi, atteint du syndrome de ceux qui se sont trompés de peuple ? Au quel cas, Allah Ychafik !

ouahidReply to this comment
juin 10, 2008 15:36

je cite
“Je me demande, sur un plan global, s’il n’existe pas, en fait, une espèce d’accord tacite entre le peuple et le régime: les clintèles du système sont stratifiées et se recrutent un peu partout.”

Monsieur, J’ai cité les noms de personnalités tels que Lahouari Addi par rapport à ses différentes contributions avant ou après le processus électoral, mais le foin que vous remuez me fait penser à quelque chose de plus grave, ou alors vous voulez montrer que vous avez lu des livres…. Je ne vous insulte pas, ni ne vous prête de propos éronnés, de grâce épargnez-nous votre petit exercice “d’intellectuel de quartier populaire à 100%”…. parce que les vrais intellectuels de quartier populaire sont bien plus lucides et concernés que vous ne l’êtes. ils utilisent peut-être moins de mots et n’essayent pas à risquer leur crédibilité avec une approche aussi superficielle que la vôtre, il n’y a rien de construit dans votre argumentation. Prenez des cours…
Vous insultez les algériens de fainéants, vous dites “l’inculture, l’incurie, l’incompétence de la population dite active”, mais est-ce que vous vous considérez aussi comme un algérien ? parce qu’il me semble que vous ne parlez pas de vous-mêmes. Je crois, et je vais arrêter de vous répondre sur ce, que vous êtes peut-être en train, sans le faire exprès, de dépeindre un peu l’image que vous êtes réellement. Inculte peut-être, le reste…..

Pour terminer, “l’accord tacite avec le régime” aussi pendant les massacres ?!? il me semble que la rhétorique est là-même que lorsque les gens du régime disaient après les massacres “c’est de votre faute !! Vous les nourrissez !!!”. C’était peut-être “l’accord tacite avec les groupes armés”?!?
Quant à votre approche politique, il me semble que vous ressemblez bien à cette race de gens qui se croient au-dessus des autres et qui jusqu’à ce jour cautionnent la torture, le meurtre de masse, la dictature, tout le malheur que nous subissons depuis des lustres….La “démocratie” pour vous, la “matraque” pour les bougnoules…. et dire que vous parlez d’Ijtihad…. c’est bizarre…. Il y a un petit problème quelque part .
M. REZKI a surement raison “vous vous êtes aussi trompés de peuple” , il me semble.

Paix à vous tout de même.

Emir_khaledReply to this comment
juin 10, 2008 17:43

Dans les annees 70/80 c’etais la revolution permanente. Ensuite c’etait le PAP. Apres 88, ce fut aaleyha nahya oua aaleyha namout.

Apres c’etait tebki mou ou teblish oumma!!!!

Je suis emu de voir et de lire des propos qui pouraient etre des theses de Doctorat. Mais il faut etre reel
l’action a toujours devenser la reflexion.

Je pense qu’il faut etre pragmatique et parler franc.

QUE PEUT-ON FAIRE POUR L’ALGERIE?

Emir_khaledReply to this comment
juin 10, 2008 20:39

Li kouli makan makam. Je serai le premier a proposer un theme dans la rebrique:

QUE PEUT-ON FAIRE POUR L’ALGERIE?

Je propose unw demarche documentee basee sur le principe de Uchronie.

Definition de l’Uchronie:

C’est une évocation imaginaire dans le temps. En littérature, c’est un genre qui repose sur le principe de la réécriture de l’Histoire à partir de la modification d’un événement du passé.

On utilise également l’expression « histoire alternative », directement traduite de l’expression anglo-saxonne alternate history.

Lorsqu’elle est associée à des moyens techniques qui permettent de remonter dans le temps et donc de modifier le passé, l’uchronie est directement associée au genre de la science-fiction.

L’auteur d’une uchronie prend comme point de départ une situation historique existante et en modifie l’issue pour ensuite imaginer les différentes conséquences possibles.

À partir d’un événement modifié, l’auteur crée un effet papillon qui influe sur le cours de l’Histoire.

Cette volonté de changer le cours de l’histoire pour imaginer ce qu’elle aurait pu être rappelle la phrase de Blaise Pascal : « Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé »,

Dans notre cas, toute proposition doit induire UNE ACTION qui pourait etre salutaire pour notre patre.

Les debats sont ouverts. Et gloire a celles et ceux qui PARTCIPENT.

Enfin MERCI DB pour cette espace.

Amicalement Votre

bouboulReply to this comment
juin 11, 2008 0:23

qui a dit que chaque peuple n a que le gouvernement qu il merite

bouboulReply to this comment
juin 11, 2008 0:30

la tyrannie d un price dans une oligarchie n est pas aussi dangereuse pour le bien public que l apathie des citoyens dans une democratie montesquieu inspire du despotisme eclaire

floukaReply to this comment
juin 11, 2008 0:57

@Emir_khaled:
OK, mais pour l’instant, moi je suis intéressé à remonter le temps juste avant l’intervention de Skalfoudji. Comment faire concrêtement ? Merci pour ton aide.

zodiaqueReply to this comment
juin 11, 2008 13:52

@bouboul:
«qui a dit que chaque peuple n a que le gouvernement qu il merite»
Réponse : Skalfoudji.

SkalfoudjiReply to this comment
juin 11, 2008 13:55

Je constate que nombre d’interventions abondent dans mon sens, d’une manière ou d’une autre.
Je relève aussi que, quand on cite spontanément un auteur pour étayer un propos ou simplement pour lui conférer quelque esthétique, on est immédiatement pris à partie.

Cela dit, je trouve intéressante la proposition de ” Emir Khaled ” sur les conditions du passage de l’idée à l’acte ou à l’action pour être utile à l’Algérie. La démarche est inventive bien que périlleuse.

Je dis périlleuse parce que je considère que l’histoire de notre pays n’a pas encore livré ses secrets et que si on tente d’émettre des hypothèses sur ce que cette histoire aurait été si les événements avaient pris telle tournure plutôt que telle autre, on prend le risque d’être taxé de révisionnisme (enfin peut-être).

Je me permets de suggérer la lecture de l’essai prospectif de Jacques Attali ” Une brève histoire de l’avenir ” sorti en 2006 et en vente à Alger depuis peu. C’est un travail considérable sur les trajectoires possibles du futur fondé sur une critique flexible et donc non dogmatique de certaines phases historiques déterminantes de l’humanité, et mettant en évidence les bouleversements (révolution internet, déclin de l’hyperpuissance américaine, place des religions, guerres de l’eau…) qui devraient marquer la planète terre les 50 prochaines années.

Je veux surtout dire que notre effort de réflexion gagne toujours à prendre appui sur les éclairages pertinents des intellectuels. Cela dérange peut-être certains, mais ce n’est pas un problème.

L’effort est d’autant plus requis que notre chère Algérie est menacée, comme les esprits lucides le sentent, de dislocation et de ruptures plus violentes que celles que nous vivons depuis quelques années.

Skalfoudji

Ryad BReply to this comment
juin 11, 2008 14:18

@Skalfoudji: Je suis assez d’accord avec les interventions de Skalfoudji qui mettent en exergue ce que devrait être la responsabilité de l’algérien.
On ne peut pas continuellement s’en remettre à l’Etat; sinon on resterait dans l’infantilisme.
Je ne vois pas pourquoi on se réclame de l’âge de la majorité pour revendiquer des droits mais pas pour assumer des obligations à l’égard de la collectivité.
Je suis aussi excédé par certains comportements (incivilités, double langage, hypocrisie, individualisme éhonté…) que j’observe. Le dire avec force comme le fait skalfoudi n’st pas un crime de lèse majesté.
Ryad B

SkalfoudjiReply to this comment
juin 11, 2008 14:43

Mon commentaire de ce matin a t-il été effacé ?
J’aimerais bien le savoir.
merci.
Skalfoudji

zodiaqueReply to this comment
juin 11, 2008 19:09

@Skalfoudji:
- «Je constate que nombre d’interventions abondent dans mon sens, d’une manière ou d’une autre.».
- OUI, OUI ! Tout le monde est d’accord à 100 % avec ce que tu racontes. Mais STP est-ce que tu peux maintenant passer à autre choses ?
- «Cela dit, je trouve intéressante la proposition de ” Emir Khaled ” sur les conditions du passage de l’idée à l’acte ou à l’action pour être utile à l’Algérie. La démarche est inventive bien que périlleuse.».
- C’est bien. Oui, il faut en effet passer maintenant à l’action. Et tout le monde est d’accord avec toi quand tu dis être de l’avis de Emir Khaled. Vas-y ! Courage, nous te soutenons, tous autant que nous sommes ! Regarde, même le p’tit nouveau « Ryad B » est avec toi, c’est la preuve que tu es sur la bonne voie… alors fonce et ne regarde pas dans le miroir (entre toi et moi, ce que raconte J.Attali c’est du pipo!)…Bref : Djiche, chaâb, Mâak ya Skalfoudji !

Emir_khaledReply to this comment
juin 11, 2008 21:25

@Skalfoudji

J’ai par le passe quelques commentaires qui ont disparu. Mais c’etait nullement fait expres.

Je veux contribuer a ce debat, non pas en citant les NAINS du DRS et leur BOYS mais un penseur eternel, Ibn Khaldoun:

“Chez les peuples animés d’un même esprit de corps, le commandement ne saurait appartenir à un étranger.”

Je ne suis pas d’accord avec tout ce que tu as ecrit. Mais tes commentaires sont pertinents.

Il faut continuer le debat sans stigmatiser les uns ou les autres.

Amicalement

SkalfoudjiReply to this comment
juin 12, 2008 12:00

Traduire dans les faits des idées est parfaitement possible.
Chacun peut le faire là où il travaille, là où il réside, bref un peu partout.

Je crois que le plus important, c’est d’être en harmonie par rapport à ce qu’on dit et à ce qu’on fait.
Je ne suis pas en train de spéculer dans le vide; je veux simplement dire que la sincérité est d’abord un rapport avec soi ( de soi à soi ). Si chacun estime faire convenablement ce qu’il doit faire au jour le jour par rapport à des exigences sociales, spirituelles, morales, familiales, professionnelles, voire politiques, etc, eh bien celui-là est un honnête homme.

Maintenant, sur les grandes questions de l’heure, chacun peut apporter sa contribution concrète.
Certes, beaucoup considèrent qu’on ne peut pas faire grand chose tant que le régime politique en place n’est pas remplacé.
Personnellement je ne suis pas dans cette optique car c’est une conditionnalité qui véhicule l’immobilisme et, je le redis, la démission individuelle.

Je crois plutôt important de proposer des pistes de réflexion sur chaque thématique digne d’intérêt. Et il n’en manque pas (gestion des réserves de change, commerce extérieur, politique de l’emploi, investissement, service public, collectivités locales…).

Si, pour chaque question, on émet un désaccord avec la politique de l’Etat, il faut non seulement argumenter la divergence mais aussi suggérer des alternatives recevables, techniquement d’abord.

J’insiste sur la technicité car c’est aussi à ce niveau que nos déficiences sont préjudiciables.
Exemple : les modalités de placement de nos réserves de change ont été stigmatisées par bien des gens sur un terrain politique et idéologique; la dimension technique de ce dossier a été totalement occultée.
Résultat : la communication de l’Etat laissant à désirer, beaucoup disent que nos réserves sont mal gérées, qu’elles financent le “programme” militaire US en Irak, qu’elles ne rapportent pas grand chose à l’Algérie, etc.

Idem pour nos importations (27 milliards de dollars en 2007 et 35 milliards comme prévisions 2008) : il est bon de rappeler que cela traduit l’immense besoin de rattrapage de notre société en matière de consommation; mais le constat suffit-il ? comment réduire notre dépendance extérieure ? notre coopération économique et financière est-elle bien managée ? les surcoûts (30 à 40 %) qui frappent nos achats extérieurs sont-ils éradicables, et, si oui, comment ?

Sur tous ces points, il est bon de savoir, de se mettre au courant pour pouvoir agir.
Skalfoudji

taharReply to this comment
juin 14, 2008 9:29

Que peut on faire, pour notre chère Patrie et notre cher Peuple?
Voila bien la question de toutes les questions !
L’algérien, le vrai, à mon avis, n’a jamais été hypocrite, égoïste, fainéant, lâche, etc.…
C’est l’environnement, néfaste, dans lequel il a vécu depuis des décennies qui l’a désarmé, de ses qualités et valeurs.
La nature humaine fait que devant une situation désastreuse, chacun essai de survivre selon les moyens qu’il peut s’offrir. Rien de plus normal pour l’ordinaire des mortels !
Mais, Allah, fort heureusement, a fait qu’il y aura toujours des hommes et femmes extraordinaires qui ne se laissent pas influencer par leur environnement , mais font tout pour le changer pour le meilleur. La réalité fait que ces femmes et hommes aient toujours été très peu, au départ.
Notre glorieuse révolution 54-62 n’est qu’un illustre exemple des plus frappants.
Ce n’est certainement pas le manque d’algériens intègres et compétents qui fait défaut pour que notre pays s’oriente sur le chemin des grandes nations. Le grand malheur, c’est que l’occasion de servir leur pays et leur peuple ne leur a jamais été donnée.
Il me semble, c’est bien le moment de la prendre cette occasion !!!
L’exemple, du chahid Mostepha Ben Boulaid, doit inspirer tout(e) algérien(ne) sincère.
La solidarité entre les algérien(ne)s est le socle qui fera jaillir d’innombrables Mostepha et Djamila.
Faisons dans la solidarité, mes chères sœurs, mes chers frères.

Tahia Eldjazair !!!

RezkiReply to this comment
juin 14, 2008 15:08

@tahar:
Mais si tu parle d’une solidarité à la Ould Abbès, actuel ministre de la solidarité bien ordonnée, je préfère te prévenir que c’est foutu d’avance !

moussaoui allias djoundiReply to this comment
juin 14, 2008 17:22

@ TAHAR,
je cite, que peut-on faire pour notre chere patrie et notre cher peuple ?
voilà bien la question de toutes les questions.

une seule et unique alternative s’impose, aux prochaines élections presidentielle de 2009, le boycott total pour de les sanctionner et les punir.

Emir_KhaledReply to this comment
juin 14, 2008 18:08

Pour la refexion:

Début 2008, Bouteflika décide de se séparer des officiers du DRS et de les liquider afin d’unifier politiquement la nation

C’est pourquoi, dans la nuit du 1 au 2 novembre 2008, appelée la nuit des longs couteaux, il lance les officiers de Boustila, avec le soutien de l’armée, dans une opération d’envergure ; d’Alger à Constantine, plusieurs centaines officiers du DRS et d’opposants seront arrêtés ou assassinés.

Pour ce faire, Boustila et son adjoint direct, chef du service de sécurité de la Gendarmerie Nationale, apportent la preuve dans un dossier que Mediene avait été payé plusieurs millions de dollars par la USA pour renverser Bouteflika, dossier que les principaux dirigeants du l’ANP découvrent le 29 octobe, ce qui fonde l’accusation contre Mediene suspecté de formenter un complot contre la presidence.

Le 1 novembre à 6 h 30, Bouteflika arrive au CRT de Blida où les officiers du DRS avaient l’habitude de travailler ensemble.

Pistolet au poing, il entre en trombe dans le bureau de Mediene, le traite de traître et le déclare en état d’arrestation.

Bouteflika, le pistolet toujours au poing, poursuit sa course et cogne contre la porte du bureau voisin : il y découvre Mhena Djebbar, qui a manifestement bu.

Mediene est brièvement emprisonné à la prison militaire de Blida, Bouteflika hésitant sur le sort à lui réserver, notamment compte tenu des services rendus par lui a son election en 1999.

Mediene ne peut pas être retenu en détention indéfiniment, ni exilé ; un procès public rendrait inévitable un examen minutieux de la purge et de la decenie noire, ce qui n’est évidemment pas souhaitable. Sous la pression des jeunes officiers de l’ANP, Bouteflika ajoute le nom de Mediene à la liste des personnes à exécuter.

Le 2 novembre, à la demande de Bouteflika, Athmane Tartate, le nouvellement promu general, et Ali Tounisi rendent visite à Mediene dans sa cellule. Ils lui remettent un pistolet chargé et la dernière édition du reconsiliation nationale et lui expliquent qu’il a dix minutes pour se suicider, pour éviter une exécution.

Mediene refuse et déclare que « si je dois être tué, laissez Bouteflika le faire lui-même ». Après le temps imparti, les tueurs reviennent dans la cellule de Mediene où ils le trouvent torse-nu dans un geste de bravade futile

Les derniers mots de Mediene sont « Barak, Barak », auxquels Ali Tounsi répond par « Il fallait songer à tout cela un peu avant, maintenant il est un peu tard ». Un cadet de la revolution le liquide à bout portant.

Officiellement, il fut exécuté pour subordination, mais Bouteflika cache a la nation que ces pratiques étaient desavoues chez les hauts dignitaires et chez les jeunes de l’ANP.

Pour les chefs de l’ANP et du DRS, cette exécution prouve que Bouteflika n’est pas un simple president, mais qu’il est le Maitre et que personne ne doit se mettre en travers de son chemin ; pour les Algeriens, cete purge renforce leur confiance dans le régime, la grande majorité estimant que Bouteflika a sauvé l’Algerie du chaos.

RezkiReply to this comment
juin 16, 2008 4:01

@Emir_Khaled:
… Et ton épouse vient te réveiller à 6H00 du matin et te prive de ce beau rêve en te criant : « Lève-toi ya radjel ! Il n’y a plus de pain ni de lait pour les enfants. Vite, réveille-toi, il faut aller en chercher !».

djoundiReply to this comment
juil 2, 2008 21:40

Y’a t-il quelqu’un pour sauver L’algerie ?
En esperant que ce quelqu’un ne tolérera plus ceux qui ne cherchent qu’à se faire tolérer .
Et une fois au pouvoir, il purgera l’armée et la police ,mettra au pas les services de renseignements (DRS ) admonestera les syndicats, les patrons dans le rang et montré la porte au president de la cour supreme.
Ce quelqu’un sera insoucieux aux obstacles, il brandira un principe neuf dans un pays revenu de tout.
L’idée que la loi est la meme pour tous et qu’un paiement en liquide ne suffira plus à leur épargner ses foudres.
il fondera son gouvernement sur une base éthique , un parti pris inédit en Algerie , mais avant toute chose , il devra déblayer le terrain sur lequel il construira du neuf.
On pourra penser a ce moment là que ce nouveau president sera,surtout ,jugé sur sa c

djoundiReply to this comment
juil 3, 2008 10:04

Y’a t-il quelqu’un pour sauver L’algerie ?
Désolé pour cet interruption de mon post du a un probleme technique involontaire de ma part.
Suite,
Ce nouveau president sera surtout jugé sur sa capacité à ravir leurs sinécures aux barons du pouvoir , accoutumés à se payer leurs tetes et ne pourront désormais plus jouer à cache-cache avec les magistrats.

Au fond, si tous les barons du pouvoir rennoncer à voler l’Etat pendant seulement deux ans , notre pays pourrait résoudre la plupart de tous ses problemes.

DJReply to this comment
juil 7, 2008 12:11

AL DJAZAIR YENKDOUHA OUALADHA COMME TOUJOURS.
L’Algerie sera sauvée par ses enfants comme toujours.

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3 déc 2008 23:39 - 0 Commentaire

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Par le Docteur Salah-Eddine Sidhoum

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